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"Un camping sans tentes, c’est comme une boulangerie sans pain !"

Mon, 21 Aug 2023 09:32:19 +0200 - (source)

Le collectif « Sauvons le vrai camping » monte au créneau

Depuis février 2023, le collectif « Sauvons le vrai camping » alerte l’opinion publique face à la diminution des emplacements nus destinés aux tentes, camping-cars et caravanes. Selon lui, il est primordial d’instaurer une part raisonnable de ces emplacements pour que les campings ne se transforment pas uniquement en parcs de mobilhomes.

Photographie du camping de l’Iscle De Prelles dans les Hautes Alpes - Olivier Lemercier/Collectif Sauvons le vrai camping

Depuis deux ans et demi, Olivier Lemercier et sa femme gèrent le camping de l’Iscle de Prelles dans les Hautes Alpes. En dialoguant avec des campeurs et en étudiant les chiffres de la FNHPA (fédération nationale de l’hôtellerie de plein air), Olivier a constaté une diminution des emplacements pour tentes, campings-car et caravanes. «En 2011, on était à 29% des emplacements de camping occupés par des mobilhomes. Dix ans plus tard, on est passé à 46%. Si on ne fait rien, il n’y aura bientôt plus d’emplacements nus» explique-t-il. En février 2023, lui et quatre autres gérants fondent le collectif «Sauvons le vrai camping». Aujourd’hui, il rassemble 50 représentants de 150 campings.

Le cœur de leur lutte, c’est l’appellation. Pour eux, un établissement qui ne propose que des séjours en mobilhomes n’est pas un camping mais un village de plein air. Si le collectif ne se positionne pas contre le locatif – ces réservations font vivre les propriétaires – il défend un taux raisonnable de 25 à 35% d’emplacements nus par établissement. Soutenu par la fédération française de randonnée, de camping-car et de cyclotourisme, Sauvons le vrai camping ne rencontre pas l’appui de la FNHPA.

Photographie du camping de l’Iscle De Prelles dans les Hautes Alpes. - Olivier Lemercier / collectif Sauvons le vrai camping
Photographie du camping de l’Iscle De Prelles dans les Hautes Alpes. - Olivier Lemercier / collectif Sauvons le vrai camping

En effet, Nicolas Dayot, le président de la fédération, considère l’établissement d’un quotas comme «une fausse bonne idée». «On s’est battu pendant 25 ans pour créer une...


Altice, le conte défait

Sun, 06 Aug 2023 16:31:01 +0200 - (source)

Quand Patrick Drahi décrivait avec ses mots la chute possible de son groupe

Lors d'une émission de dette en 2021, le groupe listait les risques auxquels les futurs investisseurs allaient faire face. Etrangement, c'est exactement ce qui se profile aujourd'hui.

Extrait d'un des documents du projet "Bogosian" - © Reflets

Le groupe Altice a listé lui-même les conditions qui pourraient déclencher le feu nucléaire de la finance. En août 2021 Altice International émettait de la dette remboursable en 2029. Quelque 2,625 milliards en euros et en dollars. Au sein du groupe, ce projet est baptisé « Bogosian ». Dans un « Offering Memorandum » - un document de 662 pages - Altice décrit son offre aux investisseurs.

C'est barbant comme un document légal financier, mais intéressant pour comprendre comment le groupe qualifie lui-même le risque d'un investissement dans ses titres.

Nous vous parlions il y a quelques jours du « Système » et le la possibilité que Patrick Drahi soit lâché par ses créanciers, en période de hausse des taux, ce qui augmente considérablement les remboursements attendus de la part d'Altice, mais aussi au regard de l'enquête portugaise qui menace de s'étendre à d'autres pays.

Les investisseurs pourraient en venir à préférer un capitaine d'industrie ayant un vrai plan entrepreneurial.

La politique de prédation totale mise en lumière par l'enquête portugaise n'est en effet pas très engageante.

Bien qu'il s'agisse d'une précaution légale, la façon dont Patrick Drahi et ses troupes décrivent les risques liés à l'investissement dans la dette émise, conforte cette idée d'un débarquement du timonier. Il y a là comme une sorte de prescience.

C'est à la page 30 que démarre le descriptif des « ...


Altice : Patrick Drahi est-il lâché par le système ?

Thu, 03 Aug 2023 09:31:18 +0200 - (source)

Il y a des précédents, même pour des hommes d'un tel pouvoir

Patrick Drahi, comme d'autres hommes d'affaires, est un rouage nécessaire du capitalisme. Ils font « circuler » les liquidités. Mais en période difficile, de remontée des taux, la tempête probable qui se profile peut pousser les créanciers à vouloir imposer d'autres timoniers.

Comment payer moins d'impôts en faisant son marché sur la planète ? Atoz a la réponse... - © Reflets

Le bel empire que voilà : Altice, un méga-groupe, présent partout dans le monde et dans des secteurs économiques très variés, de la téléphonie à la presse en passant par la télévision et même une compagnie d'aviation pour jets privés. Mais cet empire a des pieds d'argile. Il s'est construit sur de la dette. Près de 70 milliards. Une paille. Si Patrick Drahi a beau être propriétaire du groupe, cette propriété ne repose que sur la capacité de ses entreprises à rembourser la dette. Tant que les taux sont bas, c'est facile. Il suffit de se « refinancer ». En clair, de réemprunter. En période de remontée des taux, comme c'est nettement le cas actuellement, c'est beaucoup plus compliqué. La « charge » de la dette, c'est à dire ce qu'elle vous coûte chaque année explose. La nouvelle donne économique signe-t-elle la fin de l'empire Drahi ? Les réponses sont multiples. Mais la question qui se pose surtout, c'est de savoir si les pouvoirs, notamment financiers, qui se cachent derrière cette dette monumentale sont prêts à laisser les rênes du groupe à un homme dont tout le monde sait (depuis le début) qu'il a bien plus une politique de prédation vis-à-vis des entreprises entrant dans son groupe, plutôt qu'une attitude entrepreneuriale. Le début de dénouement de l'enquête au Portugal marque-t-il une forme de prélude à la chute du milliardaire ? Il y a des précédents.

Flash-back : en 1994, Mario Conde, un banquier...


Patrick Drahi ne pouvait tout ignorer des magouilles de son bras droit

Mon, 31 Jul 2023 15:00:00 +0200 - (source)

La justice portugaise met son nez dans les affaires du milliardaire

Portugal : la justice a arrêté le bras droit de Patrick Drahi, Armando Pereira. Elle le soupçonne de multiples délits financiers. Altice se dit victime des mauvais comportements de son numéro 2, mais Patrick Drahi ignorait-il vraiment tout ?

Armando Pereira, l'ami de toujours - © Caroline Varon

Après plusieurs années d’enquête sur le groupe Altice, la justice portugaise a déclenché le 13 juillet dernier l’opération « Picoas ». Dès le premier jour, le Portugal frappe un grand coup en plaçant en détention provisoire le bras droit de Patrick Drahi, Armando Pereira. L’homme est une star du monde des affaires qui a minutieusement construit sa légende : à peine adolescent, il aurait quitté le Portugal et la misère, avec en tout et pour tout deux pantalons, deux chemises et l’équivalent de 600 euros. C’est en France, aux côtés de Patrick Drahi, qu’il a bâti sa fortune. Il pèserait aujourd’hui près de deux milliards d’euros.

Mais le voilà mis en examen et assigné à résidence dans le cadre d’une affaire portant sur onze délits de corruption et de blanchiment d’argent. Panique au sein du groupe Altice, propriétaire notamment de SFR et BFM qui craint, évidemment, une propagation de l’affaire dans d’autres pays. Car la justice, française notamment, pourrait bien être tentée de passer au peigne fin les méthodes internes. Contacté par Reflets, StreetPress et Blast, le Parquet National Financier a indiqué qu’il ne souhaitait « pas communiquer à ce stade ». Une procédure pourrait-elle être bientôt déclenchée en France ? Patrick Drahi peut-il être touché par l’onde de choc ? Avait-il connaissance des méthodes que la justice portugaise reproche à son ami et bras droit ? Ou plutôt pouvait-il vraiment les ignorer ? Armando Pereira est l’homme avec qui Patrick Drahi a créé Altice en...


Raconter la police

Fri, 28 Jul 2023 12:16:36 +0200 - (source)

Dessous Choc #13

Mikael Corre évoque au micro d’Antoine Bellier son immersion au commissariat de Roubaix. Au plus près du quotidien des policiers, il évite, à travers la description de faits et de situations concrètes, le double écueil de l’idéalisation ou de la stigmatisation d’une profession actuellement en plein questionnement, tant de la part des citoyens que des policiers eux-mêmes.

Le Central, publié chez Bayard - D.R.
Le Central, publié chez Bayard - D.R.
Le sujet des violences policières qui s’invite à nouveau en ce moment dans le débat public intéresse depuis des années le journaliste Mikael Corre. Il y avait consacré un article paru en 2019 dans l’hebdomadaire pour lequel il travaille, La Croix L’Hebdo, sous le titre : « Violences, bavures, des policiers racontent ». Il avait alors longuement interviewé des policiers de Mulhouse sur les situations limites auxquelles ils étaient confrontés pour tenter de comprendre ­- non pas de minimiser encore moins d’excuser -, les raisons pour lesquelles un agent des forces de l’ordre peut un jour basculer dans la violence.

L’article n’avait pas été bien reçu par les policiers qui ont regretté que le journaliste n’évoque pas davantage leur quotidien. Au-delà des fantasmes et des clichés agités par les extrêmes sur le monde de la police, Mikael Corre a donc décidé de rendre compte, au plus près du terrain, ce qu’elle vit. Cela a donné lieu à un long reportage « Au commissariat : un an au cœur de la police », puis au récit Le Central, publié dernièrement aux éditions Bayard. Le journaliste décrit la vie du commissariat de Roubaix, où il a passé de longs mois en immersion : « Je veux comprendre ce que c’est qu’être flic. Entrer dans leur tête. Raconter ce qui se passe, surtout quand il ne se passe rien, ou pas grand-chose. »

Le récit de Mikael Corre n’a pas pour objectif de se positionner pour ou contre la police ou de livrer de grandes théories sur cette dernière, mais de nous faire entr’apercevoir la complexité et les limites d’une institution, qui, qu’on le veuille ou non, est constitutive de notre État de droit. Entre gardes à vues, paperasses et contrôles, dans un quotidien, peut-être plus banal qu’on aurait imaginé, le journaliste, sans biais idéologique, prend le pouls du rapport aujourd’hui fortement questionné entre la police et les citoyens.


Les bonnes affaires immobilières de Dior dans le 8e arrondissement, à Paris

Wed, 12 Jul 2023 09:45:21 +0200 - (source)

On ne dit pas merci au patron...

L'ancien propriétaire d’un appartement de l'avenue Montaigne, acheté par Dior, a déposé plainte pour «entrave à la liberté des enchères ». Il dénonce des conditions de vente truquées et de l’intimidation de la part de la marque de luxe.

Un clin d'oeil que doit apprécier le patron de LVMH... - D.R.

Il y a des remous derrière les belles façades de l’avenue Montaigne, dans la capitale. Cédric L., ancien propriétaire d’un appartement du coin acheté aux enchères par Dior, dénonce des conditions de vente truquées et de l’intimidation de la part de la marque de luxe. Il a déposé une plainte pour « entrave à la liberté des enchères » qui a été rejetée. Décision dont il a fait appel, en avril dernier.

L’histoire commence en 2013, lorsque Cédric L. achète un appartement de 64 mètres carrés, au 28 avenue Montaigne. Le logement, situé au premier étage, est en plein cœur du territoire Dior. A droite, une boutique « Dior enfant », à gauche le siège social de la marque et juste en-dessous, une boutique « Dior maison ». En 2014, Cédric L. décide de rendre son bien commercialisable. Pour cela, il achète une compensation au bailleur social Elogie Siemp. En échange de quoi, celui-ci transforme des locaux commerciaux d’une surface équivalente, quelque part dans Paris, en habitations. Le changement d’usage est validé par la mairie.

Cependant, Cédric L. peine à rembourser son prêt immobilier et à régler l’achat de la compensation. En 2017, il se tourne vers Dior pour lui proposer de louer ou acheter l’appartement. C’est là qu’il est contacté par Bernard Squarcini, ancien directeur central du renseignement intérieur, aujourd’hui consultant pour le groupe LVMH dont Dior fait partie. Après avoir annoncé que « la réflexion [était] toujours en cours pour l’achat [du] local » , Squarcini ne...


En l'an 2023, Éric Dupond-Moretti fabriqua des flyers

Thu, 06 Jul 2023 23:11:11 +0200 - (source)

L'exécutif français : créateur de numéros verts et de flyers

Toujours plus loin dans la dystopie : alors que la France a fait face à des émeutes ultra-violentes qui montrent le dysfonctionnement de notre société, le ministre de la Justice fabrique des flyers. Les voici.

le flyer pour la teuf - © Reflets - CC BY-SA 4.0

C'était annoncé... le garde des Sceaux a diffusé une nouvelle circulaire pour les procureurs et fini ses flyers à destination des parents. Devant les sénateurs, il avait promis de fournir des tracts rappelant « en termes simples » leurs responsabilités légales aux parents de mineurs présentés à la justice. C'était condescendant à souhait, limite un peu mépris de classe. Cela ressemblait à une mauvaise blague du cirque Zavaglione, ce cirque qu'organisent les politiques devant les caméras pour prouver qu'ils existent, pour faire croire qu'ils servent à quelque chose. Cela ressemblait à une sorte de société figée, d'il y a deux siècles, articulée autour du paternalisme et des patronnages. Il y avait quand même une certaine innovation, on sortait de la liste interminable des numéros verts. C'est la tendance actuelle qui fait fureur, comme le rappelait Cristina Córdula il y a quelques jours : « faites des flyers mes chéris ». En mai dernier, Gérald Darmanin aussi, avait distribué plus de 5 millions de flyers dans le cadre de sa campagne de prévention sur la sécurité des femmes dans l’espace public.

En créant un flyer, Éric Dupond-Moretti aura donc eu cette réponse politique profonde et novatrice, cette réflexion sociétale poussée pour sortir du cercle de la violence et du sentiment d'abandon et d'exaspération de toute une partie de la population...

Vous en rêviez ? Reflets vous le révèle :

Le flyer d'Éric Dupond-Moretti - © Reflets - CC BY-NC 4.0
Le flyer d'Éric...


Les incapables

Wed, 05 Jul 2023 12:54:41 +0200 - (source)

Ils ont allumé un feu et n’ont aucune solution pour l’éteindre

Qu’est -ce qui a changé depuis… toujours ? Rien. La société est incapable de proposer un cadre équitable, un vivre ensemble, une répartition des richesses acceptable. Les politiques qui se succèdent s’évertuent à ne rien changer. Et quand la marmite explose, ils accusent ceux qui mijotaient dedans.

Scène de violences urbaines consécutives à l’homicide de Nahel Merzouk, ici dans la nuit du 29 au 30 juin 2023 sur le quartier de Planoise à Besançon - Toufik-de-Planoise - Wikipedia - CC BY-SA 4.0

Les générations se succèdent et malheureusement se ressemblent. Il y a eu la génération Charonne, la génération 68 , la génération Malik Oussekine, la génération La Haine, il a eu la génération ZyedBenna etBounaTraoré. Il y aura indéniablement une génération Nahel. Pour chacune, des jeunes sont nés à la politique par le truchement d’un événement tragique, d’une confrontation violente entre la jeunesse, - ou une communauté - et le pouvoir, ce dernier s’accrochant comme une bernique au rocher de ses certitudes. Comment les politiques, si prompts à nous demander de nous adapter à un «changement» présenté comme incontournable, à réclamer une «souplesse», une «adaptabilité» forcément «nécessaires» peuvent-ils être aussi rétifs à l’évolution des sociétés qu’ils prétendent «diriger»? Au-delà de cette incongruité, comment peuvent-ils être aussi inaptes à proposer des solutions pérennes autres que la matraque, les grenades lacrymogènes ou de désencerclement et les tirs de LBD? Seraient-ils finalement des incapables?

Il y a une inquiétante continuité dans le discours politique. Les «jeunes» sont toujours des inconscients qui ne comprennent pas la nécessité d’un ordre social établi. Le général De Gaulle parlait de «chienlit» à propos de mai 68 sans s’interroger sur ce qui avait mené toute une génération à demander un changement profond de société. Quel était le rôle des «dirigeants» dans la perpétuation d’une société anachroniqueet oppressante, favorisant déjà une partie seulement de...


Aurore Bergé, la com', le Qatar et les Nations Unies

Fri, 23 Jun 2023 19:02:12 +0200 - (source)

Quand le passé numérique laisse des traces dans une carrière politique…

Nous avons interrogé la présidente du groupe Renaissance sur un vieux compte Twitter ouvert avec une de ses anciennes adresses mail. Pas de réponse. Ou presque.

Aurore Bergé - Lionel Barbe - Wikipedia - CC BY-SA 4.0

Les membres du secteur de la communication peuvent-ils faire de bons politiques et tirer un trait définitif sur leur passé pour se mettre complètement au service du bien commun ? La question s'est posée mille fois et encore plus depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron qui a tendance à penser que la politique, c'est surtout des effets de com'.

Aurore Bergé, présidente du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale a travaillé pour trois agences de communication et de lobbying : Spintank, Agence Publics et Hopscotch Groupe. Internet n'oubliant rien, nous avons retrouvé des traces, par hasard, de l'un des jobs d'Aurore Bergé. Nous faisions des recherches sur le concept d'extrême-droite de « décivilisation » poussé récemment par le président Emmanuel Macron, quand nous sommes tombés, de fil en aiguille et en cliquant de lien en lien, sur un compte Twitter créé en 2011.

À cette époque, le compte @qatar4unaoc fait la promo du quatrième colloque annuel de la « United Nations Alliance of Civilizations ».

Ce compte a été créé avec cette adresse mail : aurore.berge@agencepublics.com

Le client est-il le Qatar ou les Nations-Unies ? Mystère, Aurore Bergé n'ayant pas souhaité répondre à nos questions.

Quoi qu'il en soit, le compte faisait l'article (en 2011) pour ce forum et a tout de même réussi à réunir 744 abonnés à l'échelle de la planète. Ce n'est pas rien. Car les tweets sont de pâles copies de...


Baignade interdite à Aytré #4 : tous à la plage !

Wed, 21 Jun 2023 10:07:57 +0200 - (source)

Selon le dernier guide pratique de la ville, cette plage naturelle est idéale pour les familles…

Un rivage pollué en profondeur durant les précédentes décennies, une contamination fécale de l’eau de mer actée depuis 2013, une interdiction de baignade ferme et définitive déclarée en 2018, telle est l’envers de la carte postale de la plage d’Aytré. Mais quand le tourisme va, tout baigne.

Un extrait du guide pratique de la ville, distribué en ville - @ Reflets

La baignade est ici officiellement interdite pour raison sanitaire depuis des lustres. Le taux d’Escherichia coli et d’entérocoque s’est régulièrement avéré supérieur aux normes admises. Plusieurs articles relatant les faits ont déjà été publiés par la rédaction (toute notre enquête ici #1, #2 , #3 ). Aux premiers beaux jours de juin, nous nous sommes rendus sur place pour apprécier la situation à l’ouverture de la saison estivale.

Surprise : l’arrêté d’interdiction de baignade n’apparait pas aux différentes entrées de plage et le drapeau rouge/violet (baignade non autorisée/pollution) n’est même plus hissé en haut de son mât. Des usages légaux et un dispositif d’alerte pourtant obligatoires. Disparu également l’arrêté municipal du 3 mai 2022 qui interdisait la présence des chevaux et des animaux domestiques sur la plage. Cette mesure considérée comme essentielle fut initialement prise « de manière à poursuivre les investigations sur les sources de contamination ».

Tout va bien, la saison 2023 est ouverte à Aytré… - @ Reflets
Tout va bien, la saison 2023 est ouverte à Aytré… - @ Reflets

3 km de plage : un seul et unique mât sans drapeaux… - @ Reflets
3 km de plage : un seul et unique mât sans drapeaux… - @ Reflets

Certains accès à la plage sans aucun dispositif d’affichage - @ Reflets
Certains accès à la plage sans aucun dispositif d’affichage - @ Reflets

Pourtant les touristes sont déjà là, et en bordure de mer, là où le taux de bactéries est le plus élevé, un bébé s’égaille sous l’œil protecteur de ses parents en faisant des bulles dans une eau potentiellement contaminée par des bactéries fécales.

Pas d’interdiction ? Tous à l’eau, bébé compris ! - @ Reflets
Pas d’interdiction? Tous à l’eau, bébé compris! - @...


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