Autoblog de reflets.infohttp://reflets.info/http://reflets.info/ Ghosn, sa soirée d'anniversaire, le fichier Monsanto et Captain Obviousad695dfd-b3ec-4493-86ae-aac42ca75e3dhttp://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190513_114917_Ghosn__sa_soiree_d_anniversaire__le_fichier_Monsanto_et_Captain_ObviousMon, 13 May 2019 11:49:17 +0200

La lune, le doigt, toussa...

Deux "affaires" ont défrayé la chronique ces derniers jours. La presse fait mine de découvrir et de s'offenser.

Fête d'anniversaire de Carlos Ghosn à Versailles - Capture d'écran

L'ancien patron de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, avait organisé une petite fête le soir de ses soixante-quatre ans. En mars 2014, la filiale néerlandaise du constructeur "privatise" le Château de Versailles pour la modique somme de 634 000 euros. L'Obs a mis la main sur une vidéo de la soirée. Surprise, cette fête est démesurée. Du luxe partout, des dépenses et une organisation qui laissent pantois tous les journalistes et M. et Madame Tout-le-monde. Dans le même temps, on apprenait qu'un "cabinet de lobbying mandaté par l’agrochimiste américain Monsanto avait fiché illégalement 200 personnes en fonction de leurs positions sur le glyphosate, entre « alliés », « alliés potentiels à recruter », « parties prenantes à éduquer », « parties prenantes à surveiller »", principalement des journalistes, indique Le Monde. Qui l'eut crû ?

Captain Obvious n'aurait pas fait mieux. L'eau ça mouille, la neige c'est froid, les super-riches vivent dans une autre dimension, les grosses boîtes ont transformé le business en guerre et font du renseignement.

Depuis des années, Reflets explique (ici, ici et ) que le commun des mortels n'a pas les moyens de conceptualiser la façon dont les couches les plus élevées de la société vivent. Pour expliquer cela, nous faisions le parallèle avec une sole complètement plate qui aurait du mal à imaginer qu'il existe une troisième dimension. Il y a bien de temps en temps des reportages sur les...

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La lune, le doigt, toussa...

Deux "affaires" ont défrayé la chronique ces derniers jours. La presse fait mine de découvrir et de s'offenser.

Fête d'anniversaire de Carlos Ghosn à Versailles - Capture d'écran

L'ancien patron de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, avait organisé une petite fête le soir de ses soixante-quatre ans. En mars 2014, la filiale néerlandaise du constructeur "privatise" le Château de Versailles pour la modique somme de 634 000 euros. L'Obs a mis la main sur une vidéo de la soirée. Surprise, cette fête est démesurée. Du luxe partout, des dépenses et une organisation qui laissent pantois tous les journalistes et M. et Madame Tout-le-monde. Dans le même temps, on apprenait qu'un "cabinet de lobbying mandaté par l’agrochimiste américain Monsanto avait fiché illégalement 200 personnes en fonction de leurs positions sur le glyphosate, entre « alliés », « alliés potentiels à recruter », « parties prenantes à éduquer », « parties prenantes à surveiller »", principalement des journalistes, indique Le Monde. Qui l'eut crû ?

Captain Obvious n'aurait pas fait mieux. L'eau ça mouille, la neige c'est froid, les super-riches vivent dans une autre dimension, les grosses boîtes ont transformé le business en guerre et font du renseignement.

Depuis des années, Reflets explique (ici, ici et ) que le commun des mortels n'a pas les moyens de conceptualiser la façon dont les couches les plus élevées de la société vivent. Pour expliquer cela, nous faisions le parallèle avec une sole complètement plate qui aurait du mal à imaginer qu'il existe une troisième dimension. Il y a bien de temps en temps des reportages sur les...

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Macron, le rebellea99ea322-3e32-42d9-9710-e3f8b945b9f9http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190509_192513_Macron__le_rebelleThu, 09 May 2019 19:25:13 +0200

Doxxing d'Emanuel Macron, une exclusivité Reflets, à l'ancienne.

Notre président peut paraître à première vue quelque peu réfractaire au mouvement social que nous observons en France aujourd'hui. Il semble sourd aux demandes venant de son peuple, continue ses petites phrases hautaines mettant sans cesse de l'huile sur le feu. Il semble soutenir la repression sans pareille qui s'abat sur les manifestants qui osent encore sortir dans la rue.

Notre président aurait-il une double vie ? Et est-ce que cela commencerait à se voir ? - Secret News

Mais tout ceci ne pourrait être qu'illusion. Macron pourrait être le meilleur allié du mouvement de contestation que nous vivons aujourd'hui. L'infiltré au cœur de l'État profond français qui s'assure que le mouvement garde la rage requise pour renverser un système qu'il honnit. Il placerait ainsi, à l'image de Christophe Castaner, les pires personnes aux pires endroits pour s'assurer qu'ne réponse déplorable soit donnée à chaque aspiration populaire. Et il n'hésiterait pas à pousser ces personnes à la faute de manière très subtile. On imagine sans peine un SMS bien senti envoyé au Ministre de l’intérieur le jour du 1er mai : "Un peu mou ta répression ... Sinon t'a vu, ils ont attaqué un hôpital".

Pour ceux qui savent lire entre les lignes et qui suivent de près ces petits événements qui émaillent notre actualité, cette thèse pourrait bien être la bonne. Et nous allons vous le démontrer en quelques lignes.

Il faut d'abord savoir que notre président est un sacré fugueur. Il aurait ainsi déjoué la surveillance des ses gardiens à de multiples reprises, pas moins de 39 fois depuis le début de l'année. Et pour cela, il peut compter sur l'aide d'un groupe de résistants qu'il a rencontré en sous-marin lors de la dernière COP21. Certains disent qu'il serait le grand chef secret de cette organisation. Une organisation qui s'étendrait partout en France. Ainsi Macron s'est échappé de 39 mairies...

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Doxxing d'Emanuel Macron, une exclusivité Reflets, à l'ancienne.

Notre président peut paraître à première vue quelque peu réfractaire au mouvement social que nous observons en France aujourd'hui. Il semble sourd aux demandes venant de son peuple, continue ses petites phrases hautaines mettant sans cesse de l'huile sur le feu. Il semble soutenir la repression sans pareille qui s'abat sur les manifestants qui osent encore sortir dans la rue.

Notre président aurait-il une double vie ? Et est-ce que cela commencerait à se voir ? - Secret News

Mais tout ceci ne pourrait être qu'illusion. Macron pourrait être le meilleur allié du mouvement de contestation que nous vivons aujourd'hui. L'infiltré au cœur de l'État profond français qui s'assure que le mouvement garde la rage requise pour renverser un système qu'il honnit. Il placerait ainsi, à l'image de Christophe Castaner, les pires personnes aux pires endroits pour s'assurer qu'ne réponse déplorable soit donnée à chaque aspiration populaire. Et il n'hésiterait pas à pousser ces personnes à la faute de manière très subtile. On imagine sans peine un SMS bien senti envoyé au Ministre de l’intérieur le jour du 1er mai : "Un peu mou ta répression ... Sinon t'a vu, ils ont attaqué un hôpital".

Pour ceux qui savent lire entre les lignes et qui suivent de près ces petits événements qui émaillent notre actualité, cette thèse pourrait bien être la bonne. Et nous allons vous le démontrer en quelques lignes.

Il faut d'abord savoir que notre président est un sacré fugueur. Il aurait ainsi déjoué la surveillance des ses gardiens à de multiples reprises, pas moins de 39 fois depuis le début de l'année. Et pour cela, il peut compter sur l'aide d'un groupe de résistants qu'il a rencontré en sous-marin lors de la dernière COP21. Certains disent qu'il serait le grand chef secret de cette organisation. Une organisation qui s'étendrait partout en France. Ainsi Macron s'est échappé de 39 mairies...

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Manifestation des gilets jaunes à Paris le 1er mai 2019 d1f9035d-5b88-400c-835a-f30d3d421229http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190502_220310_Manifestation_des_gilets_jaunes_a_Paris_le_1er_mai__2019_Thu, 02 May 2019 22:03:10 +0200

Reportage photo

Denis Meyer, photographe pour Hans Lucas et membre du collectif de pigistes Extra Muros nous a fait parvenir une série de photos de la journée du 1er mai.

Un activiste du mouvement Black Bloc se tient près d’un feu devant une devanture de magasin. - © Denis Meyer

Notre journaliste Jacques Duplessy vous a live-twitté la manifestation du 1er mai. Plongée post-manif dans les incidents qui ont émaillés la manifestation à travers l'œil du photographe Denis Meyer. Quelque 40 000 personnes ont manifesté à Paris à l’occasion du traditionnel défilé du 1er mai, de Montparnasse à Place d'Italie. La mobilisation a été marquée par des affrontements entre les black blocs et les forces de l'ordre. Au total, on dénombre 24 blessés légers côté manifestants et 14 autres chez les forces de l’ordre, selon la place Beauvau.

Le cortège était composé de gilets jaunes et de syndiqués. - © Reflets
Le cortège était composé de gilets jaunes et de syndiqués. - Reflets

Un manifestant devant du mobilier urbain en feu lors du traditionnel défilé pour la Fête du Travail. - © Denis Meyer
Un manifestant devant du mobilier urbain en feu lors du traditionnel défilé pour la Fête du Travail. - Denis Meyer

Défilé du 1er mai, des manifestants pris dans les gaz lacrymogènes. - © Denis Meyer
Défilé du 1er mai, des manifestants pris dans les gaz lacrymogènes. - Denis Meyer

Une équipe de Street Medics, lors du défilé du 1er mai. - © Denis Meyer
Une équipe de Street Medics, lors du défilé du 1er mai. - Denis Meyer

Des manifestants surpris par les gaz lacrymogènes tentent de fuir la manifestation nassée. - © Denis Meyer
Des manifestants surpris par les gaz lacrymogènes tentent de fuir la manifestation nassée. - Denis Meyer

La manifestation du 1er mai a été largement couverte pas les médias, de nombreux photographes et vidéastes étaient présents tout le long du cortège. - © Denis Meyer
La manifestation du 1er mai a été largement couverte pas les médias, de nombreux photographes et vidéastes étaient présents tout le long du cortège. - Denis Meyer

Les Pompiers s’attèlent à éteindre un incendie de mobilier urbain. - © Denis Meyer
Les Pompiers s’attèlent à éteindre un incendie de mobilier urbain. - Denis Meyer

Un CRS est pris en charge par ses collègues et une équipe de Street Medics, après avoir reçu un projectile. - © Denis Meyer
Un CRS est pris en charge par ses collègues et une équipe de Street Medics, après avoir reçu un projectile. - Denis Meyer

Les pompiers transportent en lieu sûr un crs qui a reçu un projectile. - © Denis Meyer
Les pompiers transportent en lieu sûr un crs qui a reçu un projectile. - Denis Meyer

Un manifestant brandit une pancarte « Policiers, CRS, gendarmes, rejoignez-nous ». - © Denis Meyer
Un manifestant brandit...

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Reportage photo

Denis Meyer, photographe pour Hans Lucas et membre du collectif de pigistes Extra Muros nous a fait parvenir une série de photos de la journée du 1er mai.

Un activiste du mouvement Black Bloc se tient près d’un feu devant une devanture de magasin. - © Denis Meyer

Notre journaliste Jacques Duplessy vous a live-twitté la manifestation du 1er mai. Plongée post-manif dans les incidents qui ont émaillés la manifestation à travers l'œil du photographe Denis Meyer. Quelque 40 000 personnes ont manifesté à Paris à l’occasion du traditionnel défilé du 1er mai, de Montparnasse à Place d'Italie. La mobilisation a été marquée par des affrontements entre les black blocs et les forces de l'ordre. Au total, on dénombre 24 blessés légers côté manifestants et 14 autres chez les forces de l’ordre, selon la place Beauvau.

Le cortège était composé de gilets jaunes et de syndiqués. - © Reflets
Le cortège était composé de gilets jaunes et de syndiqués. - Reflets

Un manifestant devant du mobilier urbain en feu lors du traditionnel défilé pour la Fête du Travail. - © Denis Meyer
Un manifestant devant du mobilier urbain en feu lors du traditionnel défilé pour la Fête du Travail. - Denis Meyer

Défilé du 1er mai, des manifestants pris dans les gaz lacrymogènes. - © Denis Meyer
Défilé du 1er mai, des manifestants pris dans les gaz lacrymogènes. - Denis Meyer

Une équipe de Street Medics, lors du défilé du 1er mai. - © Denis Meyer
Une équipe de Street Medics, lors du défilé du 1er mai. - Denis Meyer

Des manifestants surpris par les gaz lacrymogènes tentent de fuir la manifestation nassée. - © Denis Meyer
Des manifestants surpris par les gaz lacrymogènes tentent de fuir la manifestation nassée. - Denis Meyer

La manifestation du 1er mai a été largement couverte pas les médias, de nombreux photographes et vidéastes étaient présents tout le long du cortège. - © Denis Meyer
La manifestation du 1er mai a été largement couverte pas les médias, de nombreux photographes et vidéastes étaient présents tout le long du cortège. - Denis Meyer

Les Pompiers s’attèlent à éteindre un incendie de mobilier urbain. - © Denis Meyer
Les Pompiers s’attèlent à éteindre un incendie de mobilier urbain. - Denis Meyer

Un CRS est pris en charge par ses collègues et une équipe de Street Medics, après avoir reçu un projectile. - © Denis Meyer
Un CRS est pris en charge par ses collègues et une équipe de Street Medics, après avoir reçu un projectile. - Denis Meyer

Les pompiers transportent en lieu sûr un crs qui a reçu un projectile. - © Denis Meyer
Les pompiers transportent en lieu sûr un crs qui a reçu un projectile. - Denis Meyer

Un manifestant brandit une pancarte « Policiers, CRS, gendarmes, rejoignez-nous ». - © Denis Meyer
Un manifestant brandit...

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Manifestation des gilets jaunes à Paris le 27 avril - Acte XXIV6f5e9c15-0b54-430d-8db4-eabbdb7a950dhttp://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190427_203100_Manifestation_des_gilets_jaunes_a_Paris_le_27_avril_-_Acte_XXIVSat, 27 Apr 2019 20:31:00 +0200

Paroles de flic

Deux cortèges se faisaient concurrence ce samedi. L'un annonçait la fusion des syndicats et des gilets jaunes et a terminé sa course place d'Italie, l'autre faisait le tour des médias. Entre deux averses, on a papoté avec un policier.

Comme une chanson de Michel Fugain - © Reflets

A force de suivre les cortèges de gilets jaunes, on finit par connaître pas mal de monde. On se salue entre journalistes, entre manifestants et journalistes, entre policiers et journalistes. C'est notamment le cas avec un groupe de policiers croisé il y a quelques mois en sortant d'une nasse à l'Étoile. Ils blaguaient en mangeant leur compote de pomme comprise dans leur ration et avaient l'air particulièrement détendus, en comparaison avec leurs collègues qui avaient la gâchette de LBD facile, quelques rues plus loin. Ils entamaient volontiers la conversation avec des manifestants et continuaient de rigoler. C'était une scène assez incongrue dans la mesure où tous leurs collègues étaient passablement énervés et n'avaient aucune envie de discuter avec des gilets jaunes, à part pour leur asséner des coups de matraque ou leur envoyer quelques kilos de gaz lacrymogènes. On a re-croisé ce groupe rigolard et détendu plusieurs fois au fil des actes. Aujourd'hui, entre deux averses, on a pu discuter. Paroles de flic...

"C'est dingue, commence-t-il, ce matin, pas de RER, problème de SNCF... Du coup j'ai dû venir en voiture. La préfecture ne nous rembourse pas nos trajets. Moi je pense qu'ils le font exprès pour empêcher les gens de venir sur les manifestations. C'est dégueulasse. Je me demande si le TGV de Marseille est arrivé".

La conversation se poursuit sur un ton décontracté : "Il a fait n'importe quoi Macron....

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Paroles de flic

Deux cortèges se faisaient concurrence ce samedi. L'un annonçait la fusion des syndicats et des gilets jaunes et a terminé sa course place d'Italie, l'autre faisait le tour des médias. Entre deux averses, on a papoté avec un policier.

Comme une chanson de Michel Fugain - © Reflets

A force de suivre les cortèges de gilets jaunes, on finit par connaître pas mal de monde. On se salue entre journalistes, entre manifestants et journalistes, entre policiers et journalistes. C'est notamment le cas avec un groupe de policiers croisé il y a quelques mois en sortant d'une nasse à l'Étoile. Ils blaguaient en mangeant leur compote de pomme comprise dans leur ration et avaient l'air particulièrement détendus, en comparaison avec leurs collègues qui avaient la gâchette de LBD facile, quelques rues plus loin. Ils entamaient volontiers la conversation avec des manifestants et continuaient de rigoler. C'était une scène assez incongrue dans la mesure où tous leurs collègues étaient passablement énervés et n'avaient aucune envie de discuter avec des gilets jaunes, à part pour leur asséner des coups de matraque ou leur envoyer quelques kilos de gaz lacrymogènes. On a re-croisé ce groupe rigolard et détendu plusieurs fois au fil des actes. Aujourd'hui, entre deux averses, on a pu discuter. Paroles de flic...

"C'est dingue, commence-t-il, ce matin, pas de RER, problème de SNCF... Du coup j'ai dû venir en voiture. La préfecture ne nous rembourse pas nos trajets. Moi je pense qu'ils le font exprès pour empêcher les gens de venir sur les manifestations. C'est dégueulasse. Je me demande si le TGV de Marseille est arrivé".

La conversation se poursuit sur un ton décontracté : "Il a fait n'importe quoi Macron....

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Quand l'utopie se charge de la misère2815a271-62cc-4ee3-ae75-9ea22f304972http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190427_184818_Quand_l_utopie_se_charge_de_la_misereSat, 27 Apr 2019 18:48:18 +0200

Troisième volet de notre enquête dans les lieux réquisitionnés à Montpellier

La mouvance squat est souvent présentée dans les médias comme une entité à part, inquiétante et autonome. Pourtant se pencher sur le sujet révèle un milieu d'une grande diversité, en lien avec les autres pans de la société. Et si celui-ci reste très inspiré par l'autonomie et l'anarchisme, il tire aujourd'hui beaucoup de son inspiration de la philosophie du "commun". De la reprise de lieux pour les mettre à la disposition de la société.

Le bureau dans lequel nous reçoit Gwen pour cet entretien

Le milieu squat est très vivace à Montpellier. Ces dernières années ont vu l'occupation de nombreux lieux et dans des buts bien différents. Notre premier volet avait mis en avant la ZAD de Las Rebes, initiée lors du mouvement Nuit Debout et première ZAD de France à destination des milieux populaires. Dans notre deuxième volet nous vous avions paré de l'"Hôpital éphémère", un lieu réquisitionné par une association de soutien au migrants et destiné à faire de l’accueil pour ces populations. Notre troisième volet se penche sur l'Utopia 003, un des plus gros lieu réquisitionné à Montpellier et un de ceux qui tient depuis le plus longtemps.

La coordination Lutopia est créé par 7 personnes en 2014 dans le but de mettre à l'abri les gens qui sont à la rue. Ils occupent un premier lieu appartenant à l'ordre des avocats. Utopia 001 tiendra cinq mois et sera violemment expulsé par les forces de l'ordre. Quelques mois plus tard, la coordination réquisitionne les locaux de l’ancienne direction départementale des affaires sanitaires et sociales. Utopia 002 tiendra onze mois avant d'être à nouveau expulsé. S'en suit une période de plusieurs mois sans lieu. Mais le besoin est toujours bien présent. L'Utopia 003 surnommé "le paquebot" est alors réquisitionné durant l'hiver 2016. Et il tient toujours aujourd'hui.

Partons pour un visite de ces anciennes archives transformées en lieu d’accueil et de mise à l'abri. Gwen,...

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Troisième volet de notre enquête dans les lieux réquisitionnés à Montpellier

La mouvance squat est souvent présentée dans les médias comme une entité à part, inquiétante et autonome. Pourtant se pencher sur le sujet révèle un milieu d'une grande diversité, en lien avec les autres pans de la société. Et si celui-ci reste très inspiré par l'autonomie et l'anarchisme, il tire aujourd'hui beaucoup de son inspiration de la philosophie du "commun". De la reprise de lieux pour les mettre à la disposition de la société.

Le bureau dans lequel nous reçoit Gwen pour cet entretien

Le milieu squat est très vivace à Montpellier. Ces dernières années ont vu l'occupation de nombreux lieux et dans des buts bien différents. Notre premier volet avait mis en avant la ZAD de Las Rebes, initiée lors du mouvement Nuit Debout et première ZAD de France à destination des milieux populaires. Dans notre deuxième volet nous vous avions paré de l'"Hôpital éphémère", un lieu réquisitionné par une association de soutien au migrants et destiné à faire de l’accueil pour ces populations. Notre troisième volet se penche sur l'Utopia 003, un des plus gros lieu réquisitionné à Montpellier et un de ceux qui tient depuis le plus longtemps.

La coordination Lutopia est créé par 7 personnes en 2014 dans le but de mettre à l'abri les gens qui sont à la rue. Ils occupent un premier lieu appartenant à l'ordre des avocats. Utopia 001 tiendra cinq mois et sera violemment expulsé par les forces de l'ordre. Quelques mois plus tard, la coordination réquisitionne les locaux de l’ancienne direction départementale des affaires sanitaires et sociales. Utopia 002 tiendra onze mois avant d'être à nouveau expulsé. S'en suit une période de plusieurs mois sans lieu. Mais le besoin est toujours bien présent. L'Utopia 003 surnommé "le paquebot" est alors réquisitionné durant l'hiver 2016. Et il tient toujours aujourd'hui.

Partons pour un visite de ces anciennes archives transformées en lieu d’accueil et de mise à l'abri. Gwen,...

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Gaspard Glanz libéré mais empêché d'exercer son métierde0c84b7-895f-4a5d-970a-0992cd6ee8ddhttp://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190422_231642_Gaspard_Glanz_libere_mais_empeche_d_exercer_son_metierMon, 22 Apr 2019 23:16:42 +0200

Il est interdit de manifestations

Un pas de plus vient d'être franchi. Le journaliste indépendant Gaspard Glanz a été libéré lundi soir mais il lui est interdit de paraître à Paris les samedis et le 1er mai, ce jusqu'à son procès en octobre.

Retrouvailles... - © Reflets

Longue journée lundi. Les soutiens de Gaspard Glanz s'étaient réunis dès 10 heures du matin devant le commissariat du 12ème arrondissement pour demander sa libération. Le journaliste avait été arrêté samedi place de la République. Touché par une grenade au genou (son pantalon résistant au feu et protégé porte les traces de l'explosion) il avait demandé à parler au commissaire avec lequel il avait discuté quelques minutes avant. Un policier l'avait alors violemment repoussé. Gaspard Glanz lui avait adressé un doigt d'honneur. Il a alors été arrêté sans ménagement (il portait encore lundi soir les traces au cou et sur les bras). Il est donc poursuivi pour outrage. Ce qui lui a valu 48 heures de garde à vue et une interdiction d'exercer son métier de journaliste pendant les manifestations et le 1er mai. C'est un nouveau pas qui est franchi par l'exécutif. La liberté de la presse sort très abîmée de ces 48 heures de garde-à-vue du journaliste.

Une centaine de personnes étaient présente dès 10h du matin devant le commissariat. - © Reflets
Une centaine de personnes étaient présente dès 10h du matin devant le commissariat. - Reflets

Les soutiens du journalistes ont tenu à lui souhaiter un bon anniversaire avec une banderole et des chants. A l'intérieur, Gaspard Glanz a entendu la chanson "bon anniversaire" mais les policiers ont rapidement fermé toutes les fenêtres et mis la radio.

Une banderole est déployée : Gaspard Glanz fête son anniversaire en garde à vue. - © Reflets
Une banderole est déployée : Gaspard Glanz fête son anniversaire en garde à vue. - Reflets

Banderole - © Reflets
Banderole - Reflets

En début d'après-midi Gaspard...

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Il est interdit de manifestations

Un pas de plus vient d'être franchi. Le journaliste indépendant Gaspard Glanz a été libéré lundi soir mais il lui est interdit de paraître à Paris les samedis et le 1er mai, ce jusqu'à son procès en octobre.

Retrouvailles... - © Reflets

Longue journée lundi. Les soutiens de Gaspard Glanz s'étaient réunis dès 10 heures du matin devant le commissariat du 12ème arrondissement pour demander sa libération. Le journaliste avait été arrêté samedi place de la République. Touché par une grenade au genou (son pantalon résistant au feu et protégé porte les traces de l'explosion) il avait demandé à parler au commissaire avec lequel il avait discuté quelques minutes avant. Un policier l'avait alors violemment repoussé. Gaspard Glanz lui avait adressé un doigt d'honneur. Il a alors été arrêté sans ménagement (il portait encore lundi soir les traces au cou et sur les bras). Il est donc poursuivi pour outrage. Ce qui lui a valu 48 heures de garde à vue et une interdiction d'exercer son métier de journaliste pendant les manifestations et le 1er mai. C'est un nouveau pas qui est franchi par l'exécutif. La liberté de la presse sort très abîmée de ces 48 heures de garde-à-vue du journaliste.

Une centaine de personnes étaient présente dès 10h du matin devant le commissariat. - © Reflets
Une centaine de personnes étaient présente dès 10h du matin devant le commissariat. - Reflets

Les soutiens du journalistes ont tenu à lui souhaiter un bon anniversaire avec une banderole et des chants. A l'intérieur, Gaspard Glanz a entendu la chanson "bon anniversaire" mais les policiers ont rapidement fermé toutes les fenêtres et mis la radio.

Une banderole est déployée : Gaspard Glanz fête son anniversaire en garde à vue. - © Reflets
Une banderole est déployée : Gaspard Glanz fête son anniversaire en garde à vue. - Reflets

Banderole - © Reflets
Banderole - Reflets

En début d'après-midi Gaspard...

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Ce que vous ne voyez pasc9996bd5-d4dc-4295-b073-b105f364b558http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190422_121922_Ce_que_vous_ne_voyez_pasMon, 22 Apr 2019 12:19:22 +0200

La France devient-elle un état policier ?

Répression policière démesurée, lois liberticides, condamnation des instances internationales, la France glisse vers une sorte d'état policier. A qui la faute ?

Reflets

Il faudrait être aveugle ou militant politique pour ne pas accepter la réalité. La France se transforme peu à peu en état policier. Pris séparément, les signes sont quasiment imperceptibles. Tout au moins, ils ne justifient pas une réaction forte de la population. Et c'est sans doute voulu. Mais mis bout à bout... Premier point, et non des moindres, la répression policière des manifestations. Déjà bien entamée pendant les manifestations contre la Loi travail, contre les soutiens sur la ZAD de Notre-Dame des Landes, elle explose littéralement lors des manifestations des gilets jaunes. Deuxième point, les lois liberticides. Elles s'enchaînent depuis des années. Troisième point, l'acceptation. Acceptation par la population. Un Etat ne peut glisser ainsi sans une acceptation de la population. Et si elle accepte, c'est sans doute qu'elle ne voit pas ce qui se passe ou qu'elle ne se sent pas concernée. Tant qu'on est du bon côté de la matraque...

Dire que la France se transforme dangereusement, ce n'est pas prendre parti ou faire preuve de militantisme. Car ceux qui sonnent l'alarme sont loin d'être une bande d'« anarcho-gauchistes », comme aiment à désigner leurs opposants les différents exécutifs qui se succèdent. Ce sont L'Europe et l'ONU qui condamnent la répression policière des mouvements sociaux en cours...

En février dernier, les députés européens ont voté une résolution par 438 voix pour, 78 contre et 87 abstentions,...

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La France devient-elle un état policier ?

Répression policière démesurée, lois liberticides, condamnation des instances internationales, la France glisse vers une sorte d'état policier. A qui la faute ?

Reflets

Il faudrait être aveugle ou militant politique pour ne pas accepter la réalité. La France se transforme peu à peu en état policier. Pris séparément, les signes sont quasiment imperceptibles. Tout au moins, ils ne justifient pas une réaction forte de la population. Et c'est sans doute voulu. Mais mis bout à bout... Premier point, et non des moindres, la répression policière des manifestations. Déjà bien entamée pendant les manifestations contre la Loi travail, contre les soutiens sur la ZAD de Notre-Dame des Landes, elle explose littéralement lors des manifestations des gilets jaunes. Deuxième point, les lois liberticides. Elles s'enchaînent depuis des années. Troisième point, l'acceptation. Acceptation par la population. Un Etat ne peut glisser ainsi sans une acceptation de la population. Et si elle accepte, c'est sans doute qu'elle ne voit pas ce qui se passe ou qu'elle ne se sent pas concernée. Tant qu'on est du bon côté de la matraque...

Dire que la France se transforme dangereusement, ce n'est pas prendre parti ou faire preuve de militantisme. Car ceux qui sonnent l'alarme sont loin d'être une bande d'« anarcho-gauchistes », comme aiment à désigner leurs opposants les différents exécutifs qui se succèdent. Ce sont L'Europe et l'ONU qui condamnent la répression policière des mouvements sociaux en cours...

En février dernier, les députés européens ont voté une résolution par 438 voix pour, 78 contre et 87 abstentions,...

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#GiletsJaunes : état des lieuxeaa766dc-fea9-4fbb-85ff-c435afc8575chttp://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190419_151350__GiletsJaunes___etat_des_lieuxFri, 19 Apr 2019 15:13:50 +0200

Reflets était présent à l'assemblée des assemblée de Saint Nazaire

Le mouvement des gilets jaunes est un objet sociologique unique. Quoi qu'on en pense, il mérite qu'on y accorde de l'attention. Cinq mois de mobilisations, une forme de contestation sociale jusqu'à là inédite et une convergence de gens qui jusqu'alors ne se côtoyaient même pas. Comment rester de marbre ? Reflets a donc fait le déplacement à Saint Nazaire pour la deuxième Assemblée des Assemblées des Gilets Jaunes.

Les mandatés des quatre coins de France en assemblée plénière

Les gilets ne sont qu'une tête d’épingle dans les 50% de la population française qui les soutiennent. Un soutien qui leur semble bel et bien acquis. Après plus de cinq mois de mobilisations et un pouvoir politique qui a tout tenté pour discréditer le mouvement, après les images violentes du 16 mars et cette ultime insulte, "terroristes", exprimée haut et fort avec l'appel aux soldats de la force sentinelle, une part très importante de la population continue de soutenir le mouvement. On se rappelle ce sondage Ifop pour Atlantico révélant que 39% des français pensent que pour changer la situation du pays, il faudrait une révolution. Le contexte de crise sociale et écologique aiguë, un pouvoir qui méprise et réprime durement, son intransigeance sur les mesures les plus impopulaires et le discrédit dans lequel baignent nos institutions, expliquent sans doute la grande radicalité qui traverse aujourd'hui le pays. Et on peut comprendre que pour beaucoup de gilets jaunes, ces 50% d'indéfectibles soutiens leur donne un mandat, une délégation pour faire bouger les lignes dans le pays.

Les gilets ne sont qu'une tête d'épingle mais ils sont une minorité agissante, les 1% qui s'opposent frontalement à l'autre 1%, aux commandes de ce qui fait notre société. Et cette minorité agissante a déjà prouvé son efficacité. En décembre elle a fait mettre un genou à terre au gouvernement. Elle a, d'après le témoignage de François Ruffin, réussi à...

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Reflets était présent à l'assemblée des assemblée de Saint Nazaire

Le mouvement des gilets jaunes est un objet sociologique unique. Quoi qu'on en pense, il mérite qu'on y accorde de l'attention. Cinq mois de mobilisations, une forme de contestation sociale jusqu'à là inédite et une convergence de gens qui jusqu'alors ne se côtoyaient même pas. Comment rester de marbre ? Reflets a donc fait le déplacement à Saint Nazaire pour la deuxième Assemblée des Assemblées des Gilets Jaunes.

Les mandatés des quatre coins de France en assemblée plénière

Les gilets ne sont qu'une tête d’épingle dans les 50% de la population française qui les soutiennent. Un soutien qui leur semble bel et bien acquis. Après plus de cinq mois de mobilisations et un pouvoir politique qui a tout tenté pour discréditer le mouvement, après les images violentes du 16 mars et cette ultime insulte, "terroristes", exprimée haut et fort avec l'appel aux soldats de la force sentinelle, une part très importante de la population continue de soutenir le mouvement. On se rappelle ce sondage Ifop pour Atlantico révélant que 39% des français pensent que pour changer la situation du pays, il faudrait une révolution. Le contexte de crise sociale et écologique aiguë, un pouvoir qui méprise et réprime durement, son intransigeance sur les mesures les plus impopulaires et le discrédit dans lequel baignent nos institutions, expliquent sans doute la grande radicalité qui traverse aujourd'hui le pays. Et on peut comprendre que pour beaucoup de gilets jaunes, ces 50% d'indéfectibles soutiens leur donne un mandat, une délégation pour faire bouger les lignes dans le pays.

Les gilets ne sont qu'une tête d'épingle mais ils sont une minorité agissante, les 1% qui s'opposent frontalement à l'autre 1%, aux commandes de ce qui fait notre société. Et cette minorité agissante a déjà prouvé son efficacité. En décembre elle a fait mettre un genou à terre au gouvernement. Elle a, d'après le témoignage de François Ruffin, réussi à...

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Libye : le retour de Saïf al-Islam Kadhafi5105b0c9-9f96-4f7b-abaf-4fd7fd74f8f7http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190415_154416_Libye___le_retour_de_Saif_al-Islam_KadhafiMon, 15 Apr 2019 15:44:16 +0200

Le fils de l'ancien dictateur se pose en recours

La Libye est a nouveau secouée par un conflit armé entre les deux hommes forts du pays, al-Sarraj et le maréchal Haftar. Un homme fait entendre sa voix à cette occasion, Saïf al-Islam Kadhafi, le fils du dictateur Guide. Il dit ne soutenir aucune des parties et appelle à la réconciliation.

Sur les ruines du régime de Kadhafi, la Libye n'arrive pas à se reconstruire (Palais de Kadhafi de Bab al Ziziya, 2011) - © Cyril Marcilhacy

Alors qu’une conférence nationale sous l’égide des Nations Unies devait se tenir du 14 au 16 avril à Ghadamès, dans le sud-ouest du pays pour tenter de mettre fin à la crise politique qui paralyse le pays, le maréchal Haftar a lancé ses troupes à l’assaut de la capitale Tripoli. Les Nations-Unies ont annoncé le report sine die de la conférence, en attendant une hypothétique trêve.

Depuis 2014, la Libye est scindée en deux. A l’ouest, le pouvoir de Tripoli avec Fayez al-Sarraj, à la tête du gouvernement d’union nationale (GNA), et à l’est celui de Tobrouk, avec à sa tête le maréchal Khalifa Haftar, chef de la force paramilitaire Armée nationale libyenne (ANL). Le GNA a nommé un officier de Zentan, Oussama Juili, chef militaire de la région ouest. Il est à la tête de plusieurs milices armées dont celles de la ville de Misrata, bien entraînée, celle de la ville de Zintan, mais aussi de groupes salafistes locaux.

Les milices de Misrata joueront un rôle décisif dans le conflit (ici en 2011) - © Cyril Marcilhacy
Les milices de Misrata joueront un rôle décisif dans le conflit (ici en 2011) - Cyril Marcilhacy

De son côté, l’ANL est structurée par des anciens officier de l’armée Kadhafi, de combattants des tribus et également de groupes salafistes. D’un point de vue géopolitique, Sarraj peut plutôt s’appuyer sur le Soudan, le Qatar et la Turquie. Les soutiens d’Haftar sont l’Égypte, les Émirats Arabes Unis, le Tchad et, dans une moindre mesure, l’Arabie Saoudite. La Russie se situe aussi plutôt du côté des soutiens de Haftar. Les photos des combats en cours montrent que de l’...

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Le fils de l'ancien dictateur se pose en recours

La Libye est a nouveau secouée par un conflit armé entre les deux hommes forts du pays, al-Sarraj et le maréchal Haftar. Un homme fait entendre sa voix à cette occasion, Saïf al-Islam Kadhafi, le fils du dictateur Guide. Il dit ne soutenir aucune des parties et appelle à la réconciliation.

Sur les ruines du régime de Kadhafi, la Libye n'arrive pas à se reconstruire (Palais de Kadhafi de Bab al Ziziya, 2011) - © Cyril Marcilhacy

Alors qu’une conférence nationale sous l’égide des Nations Unies devait se tenir du 14 au 16 avril à Ghadamès, dans le sud-ouest du pays pour tenter de mettre fin à la crise politique qui paralyse le pays, le maréchal Haftar a lancé ses troupes à l’assaut de la capitale Tripoli. Les Nations-Unies ont annoncé le report sine die de la conférence, en attendant une hypothétique trêve.

Depuis 2014, la Libye est scindée en deux. A l’ouest, le pouvoir de Tripoli avec Fayez al-Sarraj, à la tête du gouvernement d’union nationale (GNA), et à l’est celui de Tobrouk, avec à sa tête le maréchal Khalifa Haftar, chef de la force paramilitaire Armée nationale libyenne (ANL). Le GNA a nommé un officier de Zentan, Oussama Juili, chef militaire de la région ouest. Il est à la tête de plusieurs milices armées dont celles de la ville de Misrata, bien entraînée, celle de la ville de Zintan, mais aussi de groupes salafistes locaux.

Les milices de Misrata joueront un rôle décisif dans le conflit (ici en 2011) - © Cyril Marcilhacy
Les milices de Misrata joueront un rôle décisif dans le conflit (ici en 2011) - Cyril Marcilhacy

De son côté, l’ANL est structurée par des anciens officier de l’armée Kadhafi, de combattants des tribus et également de groupes salafistes. D’un point de vue géopolitique, Sarraj peut plutôt s’appuyer sur le Soudan, le Qatar et la Turquie. Les soutiens d’Haftar sont l’Égypte, les Émirats Arabes Unis, le Tchad et, dans une moindre mesure, l’Arabie Saoudite. La Russie se situe aussi plutôt du côté des soutiens de Haftar. Les photos des combats en cours montrent que de l’...

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Julian Assange : ce que dit de nous son arrestationbfd3efde-88bc-48be-96f3-be10589fb928http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190413_233708_Julian_Assange___ce_que_dit_de_nous_son_arrestationSat, 13 Apr 2019 23:37:08 +0200

Nuances de gris

Depuis son arrestation avant-hier, le réseau s'agite. Les pro et anti arrestation s'écharpent, laissant souvent de côté l'essentiel.

Depuis qu'il a été arraché à l'ambassade d'Equateur hier par la police britannique, le réseau s'agite. Il y a ceux qui trouvent son arrestation logique, ceux qui pensent que c'est un chantre de liberté d'expression qui est injustement poursuivi. Le dialogue impossible reflète la polarisation des débats où tout doit être soit blanc, soit noir et nie toute possibilité d'un état des lieux gris. Au delà des polémiques, l'arrestation de Julian Assange, visiblement très diminué physiquement par ses sept ans d'enfermement, montre que Washington a la rancune tenace et que la capitale de la première démocratie de la planète est surtout très affairée pour faire taire tous ceux qui démontrent qu'elle s'est perdue dans des guerres injustifiables.

Les ennuis judiciaires de Julian Assange débutent en août 2010 quand deux femmes l'accusent d'agression sexuelle et de viol. Fin septembre de la même année, le fondateur de Wikileaks quitte la Suède avant que la justice n'ait pu finir son enquête. Il se réfugie à Londres, craignant dit-il d'être extradé vers les Etats-Unis depuis la Suède. Entendu à Londres sur l'affaire, il est placé en détention avant d'être libéré sous caution. La Cour suprême britannique finit par lever les derniers freins à une extradition vers la Suède et Assange se réfugie dans l'ambassade d'Equateur. Dès lors, Londres va déployer des moyens absolument colossaux (et disproportionnés) pour le...

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Nuances de gris

Depuis son arrestation avant-hier, le réseau s'agite. Les pro et anti arrestation s'écharpent, laissant souvent de côté l'essentiel.

Depuis qu'il a été arraché à l'ambassade d'Equateur hier par la police britannique, le réseau s'agite. Il y a ceux qui trouvent son arrestation logique, ceux qui pensent que c'est un chantre de liberté d'expression qui est injustement poursuivi. Le dialogue impossible reflète la polarisation des débats où tout doit être soit blanc, soit noir et nie toute possibilité d'un état des lieux gris. Au delà des polémiques, l'arrestation de Julian Assange, visiblement très diminué physiquement par ses sept ans d'enfermement, montre que Washington a la rancune tenace et que la capitale de la première démocratie de la planète est surtout très affairée pour faire taire tous ceux qui démontrent qu'elle s'est perdue dans des guerres injustifiables.

Les ennuis judiciaires de Julian Assange débutent en août 2010 quand deux femmes l'accusent d'agression sexuelle et de viol. Fin septembre de la même année, le fondateur de Wikileaks quitte la Suède avant que la justice n'ait pu finir son enquête. Il se réfugie à Londres, craignant dit-il d'être extradé vers les Etats-Unis depuis la Suède. Entendu à Londres sur l'affaire, il est placé en détention avant d'être libéré sous caution. La Cour suprême britannique finit par lever les derniers freins à une extradition vers la Suède et Assange se réfugie dans l'ambassade d'Equateur. Dès lors, Londres va déployer des moyens absolument colossaux (et disproportionnés) pour le...

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Le lobbyisme en marche avec Gérald Darmaninfa2ce376-7086-4fb4-bbb0-20e44ea4177ahttp://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190404_111442_Le_lobbyisme_en_marche_avec_Gerald_DarmaninThu, 04 Apr 2019 11:14:42 +0200

Une bourde, deux bourdes, trois bourdes...

Mais où vont-ils chercher tout ça ? Les ministres, dans la foulée d'Emmanuel Macron, accumulent les erreurs de communication.

Bozo le Clown et ses amis circa 1970

Les derniers jours ont été riches en bourdes. Alors que la situation sociale et politique restent très tendues, que les gilets jaunes s'apprêtent à faire passer un printemps coloré au gouvernement, les membres de ce dernier multiplient les sorties hors-sol.

C'est d'abord Marlène Schiappa qui s'y est collée. Première salve, la Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, tacle dans Télé-Loisirs les émissions Cash Investigation et Envoyé Spécial d'Élise Lucet sur France 2 :

« Je suis en effet interpellée par ce que le format est devenu. Je trouve que quand on montre sans cesse, sur le service public de surcroît, aux gens des exemples de politiciens corrompus, d'hommes et de femmes politiques véreux, de gens qui détournent de l'argent, de gens haineux et magouilleurs, etc. Quand on ne leur montre que ça, je crois qu'on installe dans l'esprit des gens 'Waouh, ils sont tous comme ça'. Et je trouve que c'est un peu une forme de populisme de dire qu'ils sont tous pourris »

Le journalisme d'investigation serait donc une forme de populisme selon la pasionaria de la République en Marche. Au lieu de s'intéresser à ce qui dysfonctionne, les journalistes feraient mieux de raconter des belles histoires.

« J'aimerais que de temps en temps, il y a ait de belles histoires (...) Des personnes qui - souvent pour pas grand-chose - s'engagent au...

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Une bourde, deux bourdes, trois bourdes...

Mais où vont-ils chercher tout ça ? Les ministres, dans la foulée d'Emmanuel Macron, accumulent les erreurs de communication.

Bozo le Clown et ses amis circa 1970

Les derniers jours ont été riches en bourdes. Alors que la situation sociale et politique restent très tendues, que les gilets jaunes s'apprêtent à faire passer un printemps coloré au gouvernement, les membres de ce dernier multiplient les sorties hors-sol.

C'est d'abord Marlène Schiappa qui s'y est collée. Première salve, la Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, tacle dans Télé-Loisirs les émissions Cash Investigation et Envoyé Spécial d'Élise Lucet sur France 2 :

« Je suis en effet interpellée par ce que le format est devenu. Je trouve que quand on montre sans cesse, sur le service public de surcroît, aux gens des exemples de politiciens corrompus, d'hommes et de femmes politiques véreux, de gens qui détournent de l'argent, de gens haineux et magouilleurs, etc. Quand on ne leur montre que ça, je crois qu'on installe dans l'esprit des gens 'Waouh, ils sont tous comme ça'. Et je trouve que c'est un peu une forme de populisme de dire qu'ils sont tous pourris »

Le journalisme d'investigation serait donc une forme de populisme selon la pasionaria de la République en Marche. Au lieu de s'intéresser à ce qui dysfonctionne, les journalistes feraient mieux de raconter des belles histoires.

« J'aimerais que de temps en temps, il y a ait de belles histoires (...) Des personnes qui - souvent pour pas grand-chose - s'engagent au...

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Aux yeux de tous27181d75-4a37-4584-b7cf-b9cd5ee9542fhttp://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190401_121407_Aux_yeux_de_tousMon, 01 Apr 2019 12:14:07 +0200

Vos caméras vous espionnent

Alarmes connectées, détection d'intrusion, et caméras de vidéosurveillance ont envahi notre quotidien. Problème : c'est vous, qui les avez installées, qui êtes surveillés.

Une sorte de bureau des légendes syrien à Damas...

Les systèmes de sécurité pullulent : alarmes connectées, détection d'intrusion, et caméras de vidéosurveillance ont envahi notre quotidien. Partout dans le monde, des caméras surveillent bébé, mémé, le salon, l'entrée, le parking, le garage, le commerce, les stocks... et sont accessibles au plus grand nombre pour un prix toujours plus bas.

Les solutions proposées permettent une mise en place rapide, l'accès direct depuis un smartphone et des fonctionnalités avancées : pilotage de l'appareil, détection de mouvement, alarmes diverses, etc. Pour l'utilisateur, elle représentent un élément de sécurité simple et rassurant.

Sauf que pas du tout.

La plupart de ces matériels sont livrés avec des identifiants et mots de passe par défaut, et ceux-ci sont rarement changés. Une analyse basée sur quelques milliers de caméras montre que plus de 80% sont installées sans que ces mots de passe soient changés. Le résultat : des flux vidéos accessibles directement depuis Internet, et des solutions qui vont à l'inverse du but recherché : n'importe qui peut surveiller bébé, mémé, le salon, l'entrée, le parking, le garage, le commerce ou les stocks.

Plongée dans le monde du PTZ (Pan, Tilt, Zoom), et des flux RTSP, RTMP ou MJPEG librement accessibles.

Un problème ancien... et ignoré

Le site « Insecam » a été parmi les premiers à donner l'alerte. Créé en 2014, il répertorie des caméras directement visibles en ligne. Plus de 1000 sont référencées pour la France,...

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Vos caméras vous espionnent

Alarmes connectées, détection d'intrusion, et caméras de vidéosurveillance ont envahi notre quotidien. Problème : c'est vous, qui les avez installées, qui êtes surveillés.

Une sorte de bureau des légendes syrien à Damas...

Les systèmes de sécurité pullulent : alarmes connectées, détection d'intrusion, et caméras de vidéosurveillance ont envahi notre quotidien. Partout dans le monde, des caméras surveillent bébé, mémé, le salon, l'entrée, le parking, le garage, le commerce, les stocks... et sont accessibles au plus grand nombre pour un prix toujours plus bas.

Les solutions proposées permettent une mise en place rapide, l'accès direct depuis un smartphone et des fonctionnalités avancées : pilotage de l'appareil, détection de mouvement, alarmes diverses, etc. Pour l'utilisateur, elle représentent un élément de sécurité simple et rassurant.

Sauf que pas du tout.

La plupart de ces matériels sont livrés avec des identifiants et mots de passe par défaut, et ceux-ci sont rarement changés. Une analyse basée sur quelques milliers de caméras montre que plus de 80% sont installées sans que ces mots de passe soient changés. Le résultat : des flux vidéos accessibles directement depuis Internet, et des solutions qui vont à l'inverse du but recherché : n'importe qui peut surveiller bébé, mémé, le salon, l'entrée, le parking, le garage, le commerce ou les stocks.

Plongée dans le monde du PTZ (Pan, Tilt, Zoom), et des flux RTSP, RTMP ou MJPEG librement accessibles.

Un problème ancien... et ignoré

Le site « Insecam » a été parmi les premiers à donner l'alerte. Créé en 2014, il répertorie des caméras directement visibles en ligne. Plus de 1000 sont référencées pour la France,...

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Directive droit d'auteur : la France en pointe1845217b-7810-4d06-ab9f-daf58b9926e8http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190327_161018_Directive_droit_d_auteur___la_France_en_pointeWed, 27 Mar 2019 16:10:18 +0100

Quand il s'agit du pire

Les députés français se sont distingués au Parlement européen, en votant comme un seul homme — ou presque — la directive droit d'auteur.

Monster truck: BigFoot - Jot Powers - CC BY SA 2.0

Lors de la séance plénière du 26 mars, ce sont en fait deux votes qui ont eu lieu. Le premier, crucial, était un « vote d'amendements » qui aurait pu, en cas de majorité « pour » donner l'occasion aux députés de supprimer ou d'amender les deux articles faisant l'objet d'une large opposition citoyenne : l'article 13 concernant la mise en place de filtres automatiques sur les plateformes, et l'article 11 créant un droit voisin pour les éditeurs de presse (et non pour les journalistes, comme on a pu le lire ici ou là).

Nous rappelons à toutes fins utiles notre tarif à la direction financière de Google : un million de dollars et un Monster Truck.

Lors de ce premier vote, la France s'est particulièrement distinguée, contrairement à d'autres pays, comme l'Allemagne, le Royaume-Uni, ou même l'Italie adoptant quant à eux une position plus modérée. Les eurodéputés du pays des fromages qui puent ont en effet propulsé la France en tête, tant en pourcentage qu'en valeur absolue de votes « contre ». Ceux qui prendront la peine de consulter le détail du vote noteront que la plupart des élus Verts avait visiblement piscine, alors qu'il s'agissait de défendre la liberté d'expression et que ce vote a échoué de 5 voix à peine (317 contre, 312 pour).

Lors du second vote, celui autorisant l'adoption de la directive, les représentants des SPRD députés...

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Quand il s'agit du pire

Les députés français se sont distingués au Parlement européen, en votant comme un seul homme — ou presque — la directive droit d'auteur.

Monster truck: BigFoot - Jot Powers - CC BY SA 2.0

Lors de la séance plénière du 26 mars, ce sont en fait deux votes qui ont eu lieu. Le premier, crucial, était un « vote d'amendements » qui aurait pu, en cas de majorité « pour » donner l'occasion aux députés de supprimer ou d'amender les deux articles faisant l'objet d'une large opposition citoyenne : l'article 13 concernant la mise en place de filtres automatiques sur les plateformes, et l'article 11 créant un droit voisin pour les éditeurs de presse (et non pour les journalistes, comme on a pu le lire ici ou là).

Nous rappelons à toutes fins utiles notre tarif à la direction financière de Google : un million de dollars et un Monster Truck.

Lors de ce premier vote, la France s'est particulièrement distinguée, contrairement à d'autres pays, comme l'Allemagne, le Royaume-Uni, ou même l'Italie adoptant quant à eux une position plus modérée. Les eurodéputés du pays des fromages qui puent ont en effet propulsé la France en tête, tant en pourcentage qu'en valeur absolue de votes « contre ». Ceux qui prendront la peine de consulter le détail du vote noteront que la plupart des élus Verts avait visiblement piscine, alors qu'il s'agissait de défendre la liberté d'expression et que ce vote a échoué de 5 voix à peine (317 contre, 312 pour).

Lors du second vote, celui autorisant l'adoption de la directive, les représentants des SPRD députés...

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Manifestation des gilets jaunes, le 23 mars à Paris52f79f22-73e2-4063-9a90-7a5bda83ae91http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190324_220835_Manifestation_des_gilets_jaunes__le_23_mars_a_ParisSun, 24 Mar 2019 22:08:35 +0100

Reportage photo

L'exécutif avait prévenu : il ne laisserait rien passer. Après la casse dans le quartier des Champs-Élysées le samedi précédent, il lui fallait regagner une certaine image : celle du rétablissement de l'ordre.

Les gilets jaunes au Sacré-Coeur le 23 mars - © Reflets

Les Champs-Élysées et les rues alentours étaient une zone interdite. Un énorme déploiement de forces protégeait ce périmètre. La trouille des images de pillage et de casse qui avaient été exploitées ad nauseam par les chaînes d'information en continu était telle que l'exécutif était prêt à tout pour éviter qu'elles se renouvellent. Le Fouquet's avait même pris la peine de s'enfermer dans un sarcophage en acier. Plusieurs rendez-vous avaient été préparés par les gilets jaunes. l'Un au Trocadéro, mais qui semble avoir rassemblé peu de monde. L'autre était une manifestation déclarée et donc autorisée entre Denfer Rochereau et le Sacré-Coeur.

Arrivés en début d'après-midi dans le 18ème, les gilets jaunes ont passé quelques temps au pied du Sacré-Coeur. Puis le groupe de quelques milliers de personnes s'est remis en route pour une marche non déclarée. Elle a traversé le quartie de Barbès puis est redescendue vers Gare du Nord. Arrivée en bas du boulevard de Strasbourg, la manifestation s'est heurtée à un barrage de forces de l'ordre. Sans que personne n'entende de sommations, les policiers ont arrosé copieusement la manifestation de gaz lacrymogènes. Une nasse s'est formée très rapidement et le cortège a été explosé en plusieurs groupes, pourchassés par les forces de l'ordre jusqu'à République.

C'est une nouveauté. Jusqu'ici, les forces de l'Ordre se contentaient de repousser les assauts des manifestants...

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Reportage photo

L'exécutif avait prévenu : il ne laisserait rien passer. Après la casse dans le quartier des Champs-Élysées le samedi précédent, il lui fallait regagner une certaine image : celle du rétablissement de l'ordre.

Les gilets jaunes au Sacré-Coeur le 23 mars - © Reflets

Les Champs-Élysées et les rues alentours étaient une zone interdite. Un énorme déploiement de forces protégeait ce périmètre. La trouille des images de pillage et de casse qui avaient été exploitées ad nauseam par les chaînes d'information en continu était telle que l'exécutif était prêt à tout pour éviter qu'elles se renouvellent. Le Fouquet's avait même pris la peine de s'enfermer dans un sarcophage en acier. Plusieurs rendez-vous avaient été préparés par les gilets jaunes. l'Un au Trocadéro, mais qui semble avoir rassemblé peu de monde. L'autre était une manifestation déclarée et donc autorisée entre Denfer Rochereau et le Sacré-Coeur.

Arrivés en début d'après-midi dans le 18ème, les gilets jaunes ont passé quelques temps au pied du Sacré-Coeur. Puis le groupe de quelques milliers de personnes s'est remis en route pour une marche non déclarée. Elle a traversé le quartie de Barbès puis est redescendue vers Gare du Nord. Arrivée en bas du boulevard de Strasbourg, la manifestation s'est heurtée à un barrage de forces de l'ordre. Sans que personne n'entende de sommations, les policiers ont arrosé copieusement la manifestation de gaz lacrymogènes. Une nasse s'est formée très rapidement et le cortège a été explosé en plusieurs groupes, pourchassés par les forces de l'ordre jusqu'à République.

C'est une nouveauté. Jusqu'ici, les forces de l'Ordre se contentaient de repousser les assauts des manifestants...

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Militaires et maintien de l'ordre : la France, frappée d'apathie1e489da0-08d5-408e-9193-2afa1e06ca6dhttp://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190322_230431_Militaires_et_maintien_de_l_ordre___la_France__frappee_d_apathieFri, 22 Mar 2019 23:04:31 +0100

Un nouveau palier franchi par l'Elysée, dans l'indifférence

Le président de la république, Emmanuel Macron, a passé un cap. Il va utiliser l'armée dans le cadre du maintien de l'ordre, pour lutter contre un "ennemi intérieur" supposé : les gilets jaunes et les casseurs. On peut jouer sur les mots comme le fait l'exécutif, mais le fait est là : l'armée est appelée en renfort.

On ne vise pas la tête. Juste les appareils photo. - © Reflets

"L’apathie, synonyme d’impassible, est un état d'indifférence à l'émotion, la motivation ou la passion. Un individu apathique manque d'intérêt émotionnel, social, spirituel, philosophique, parfois accompagné de phénomènes physiques. L’individu apathique peut également se montrer insensible vis-à-vis d'autrui", nous dit Wikipedia. C'est bien ce qui caractérise nos sociétés depuis la fin des grandes oppositions politiques et philosophiques du siècle dernier. Depuis quelques décennies, les lois sécuritaires s'empilent sans discontinuer, quelque soit le bord politique aux commandes. Gauche, droite, peu importe, la tendance uniforme et quasi mondiale est au libéralisme, souvent même à l'ultra-libéralisme, accompagné de lois le plus souvent liberticides visant à encadrer, surveiller, prévenir (sur le papier) toute forme de contestation populaire que les politiques libérales pourraient susciter. Plus on avance, plus les textes passent des caps, le tout dans une indifférence de la majorité de la population qui dépasse l'entendement.

Il a fallu quelques jours pour que l'annonce du gouvernement soit analysée et que tout le monde comprenne ce qui se passait. Pris de court par les critiques sur sa gestion de la journée du 16 mars et la casse sur les Champs-Élysées, l'exécutif s'est lancé dans une surenchère sécuritaire, jusqu'à annoncer que l'armée, via l'opération Sentinelle, serait appelée en renfort samedi 23 mars....

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Un nouveau palier franchi par l'Elysée, dans l'indifférence

Le président de la république, Emmanuel Macron, a passé un cap. Il va utiliser l'armée dans le cadre du maintien de l'ordre, pour lutter contre un "ennemi intérieur" supposé : les gilets jaunes et les casseurs. On peut jouer sur les mots comme le fait l'exécutif, mais le fait est là : l'armée est appelée en renfort.

On ne vise pas la tête. Juste les appareils photo. - © Reflets

"L’apathie, synonyme d’impassible, est un état d'indifférence à l'émotion, la motivation ou la passion. Un individu apathique manque d'intérêt émotionnel, social, spirituel, philosophique, parfois accompagné de phénomènes physiques. L’individu apathique peut également se montrer insensible vis-à-vis d'autrui", nous dit Wikipedia. C'est bien ce qui caractérise nos sociétés depuis la fin des grandes oppositions politiques et philosophiques du siècle dernier. Depuis quelques décennies, les lois sécuritaires s'empilent sans discontinuer, quelque soit le bord politique aux commandes. Gauche, droite, peu importe, la tendance uniforme et quasi mondiale est au libéralisme, souvent même à l'ultra-libéralisme, accompagné de lois le plus souvent liberticides visant à encadrer, surveiller, prévenir (sur le papier) toute forme de contestation populaire que les politiques libérales pourraient susciter. Plus on avance, plus les textes passent des caps, le tout dans une indifférence de la majorité de la population qui dépasse l'entendement.

Il a fallu quelques jours pour que l'annonce du gouvernement soit analysée et que tout le monde comprenne ce qui se passait. Pris de court par les critiques sur sa gestion de la journée du 16 mars et la casse sur les Champs-Élysées, l'exécutif s'est lancé dans une surenchère sécuritaire, jusqu'à annoncer que l'armée, via l'opération Sentinelle, serait appelée en renfort samedi 23 mars....

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Manifestation des gilets jaunes, le 16 mars à Parisdd47251e-bc76-4e10-8501-b9002b0456b6http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190317_230253_Manifestation_des_gilets_jaunes__le_16_mars_a_ParisSun, 17 Mar 2019 23:02:53 +0100

Reportage photo

Deux visages pour cette mobilisation du 16 mars : des dégradations très importantes ainsi que des affrontements violents autour des Champs-Elysées et des marches pacifiques vers Opéra et République

Sur la place de l'Étoile, entre deux affrontements - © Reflets

Le secteur des Champs-Élysées a été le théâtre de très vifs affrontements entre manifestants et forces de l'ordre. Comme une sorte de trophée à décrocher, des dizaines de personnes ont envoyés des pavés trouvés sur place sur les forces de l'ordre qui tenaient le monument. La journée s'est déroulée comme un jeu de chat et de la souris sans fin où les manifestants cassaient du mobilier urbain, brûlaient ce qui leur tombait sous la main, lançaient des pavés sur les forces de l'ordre. En retour, les pompiers tentaient d'éteindre les incendies et les forces de l'ordre envoyaient une pluie de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes sur ceux qui tentaient d'approcher de trop près l'Arc de Triomphe.

La place de l'Étoile, les Champs-Élysées et quelques rues connexes ont été transformés en véritable champ de bataille où s'amoncelaient pavés descellés, restes de grenades, et flaques d'eau des canons à eau. Dans leur lutte contre le capitalisme, les manifestants se sont attaqués à des boutiques, des restaurants, dont le Fouquet's et... à des kiosques à journaux de l'avenue des Champs. Les kiosquiers voient leur métier disparaître. Leurs revenus sont misérables et leurs conditions de travail exécrables. Brûler leur kiosques va sans doute faire avancer la cause...

Mais si les chaînes de télévision en continu ont immédiatement braqué leurs projecteurs sur ces violences, le plus souvent injustifiables, le gros des manifestants de...

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Reportage photo

Deux visages pour cette mobilisation du 16 mars : des dégradations très importantes ainsi que des affrontements violents autour des Champs-Elysées et des marches pacifiques vers Opéra et République

Sur la place de l'Étoile, entre deux affrontements - © Reflets

Le secteur des Champs-Élysées a été le théâtre de très vifs affrontements entre manifestants et forces de l'ordre. Comme une sorte de trophée à décrocher, des dizaines de personnes ont envoyés des pavés trouvés sur place sur les forces de l'ordre qui tenaient le monument. La journée s'est déroulée comme un jeu de chat et de la souris sans fin où les manifestants cassaient du mobilier urbain, brûlaient ce qui leur tombait sous la main, lançaient des pavés sur les forces de l'ordre. En retour, les pompiers tentaient d'éteindre les incendies et les forces de l'ordre envoyaient une pluie de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes sur ceux qui tentaient d'approcher de trop près l'Arc de Triomphe.

La place de l'Étoile, les Champs-Élysées et quelques rues connexes ont été transformés en véritable champ de bataille où s'amoncelaient pavés descellés, restes de grenades, et flaques d'eau des canons à eau. Dans leur lutte contre le capitalisme, les manifestants se sont attaqués à des boutiques, des restaurants, dont le Fouquet's et... à des kiosques à journaux de l'avenue des Champs. Les kiosquiers voient leur métier disparaître. Leurs revenus sont misérables et leurs conditions de travail exécrables. Brûler leur kiosques va sans doute faire avancer la cause...

Mais si les chaînes de télévision en continu ont immédiatement braqué leurs projecteurs sur ces violences, le plus souvent injustifiables, le gros des manifestants de...

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Sale ambiance dans les préfecturesb779a269-5bdf-45ab-9e83-6570499935f7http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190315_231151_Sale_ambiance_dans_les_prefecturesFri, 15 Mar 2019 23:11:51 +0100

Le préfet Michel Cadot tente en vain de faire régner l’ordre

Les critiques d'Emmanuel Macron relayées par le Monde ont visiblement énervé le préfet Michel Cadot. Il y voit un manque de loyauté de ses collègues vis-à-vis du gouvernement.

Michel Cadot - D.R.

«Face à la crise du mouvement des «gilets jaunes», les préfets sonnent l’alerte politique» A la lecture de cet article du Monde du 3 décembre 2018, le sang de Michel Cadot, le préfet de la Région Ile-de-France et président de l’association du Corps Préfectoral (APC) ne fait qu’un tour.

Car plusieurs préfets témoignent anonymement et, visiblement désabusés, ils se lâchent: «Ce qui se passe est le fruit d’années de fragmentation de la société française, juge l’un d’eux. Pour l’heure, la réponse de l’exécutif est à côté de la plaque.» «Je suis très inquiet car le pouvoir est dans une bulle technocratique, renchérit un autre. Ils sont coupés de la France des braves gens qui n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois. Ils n’ont aucun code et aucun capteur. Nous, les préfets, pourrions leur donner des éléments mais ils ne nous demandent rien. Quand ils viennent sur le terrain, c’est parés de leur arrogance parisienne

Plusieurs représentants de ce corps de hauts fonctionnaires parlent de situation «explosive et quasi insurrectionnelle», voire «pré-révolutionnaire». Comme en1789, lorsqu’une partie de la population s’est soulevée contre les impôts, confie un préfet: «Ce qui s’exprime le plus, c’est la haine du président de la République

Des propos inadmissibles pour le président de l’association du Corps Préfectoral. Selon nos informations, il écrit une lettre adressée personnellement à chacun des préfets territoriaux. Dans ce courrier, il leur rappelle leur devoir d’...

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Le préfet Michel Cadot tente en vain de faire régner l’ordre

Les critiques d'Emmanuel Macron relayées par le Monde ont visiblement énervé le préfet Michel Cadot. Il y voit un manque de loyauté de ses collègues vis-à-vis du gouvernement.

Michel Cadot - D.R.

«Face à la crise du mouvement des «gilets jaunes», les préfets sonnent l’alerte politique» A la lecture de cet article du Monde du 3 décembre 2018, le sang de Michel Cadot, le préfet de la Région Ile-de-France et président de l’association du Corps Préfectoral (APC) ne fait qu’un tour.

Car plusieurs préfets témoignent anonymement et, visiblement désabusés, ils se lâchent: «Ce qui se passe est le fruit d’années de fragmentation de la société française, juge l’un d’eux. Pour l’heure, la réponse de l’exécutif est à côté de la plaque.» «Je suis très inquiet car le pouvoir est dans une bulle technocratique, renchérit un autre. Ils sont coupés de la France des braves gens qui n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois. Ils n’ont aucun code et aucun capteur. Nous, les préfets, pourrions leur donner des éléments mais ils ne nous demandent rien. Quand ils viennent sur le terrain, c’est parés de leur arrogance parisienne

Plusieurs représentants de ce corps de hauts fonctionnaires parlent de situation «explosive et quasi insurrectionnelle», voire «pré-révolutionnaire». Comme en1789, lorsqu’une partie de la population s’est soulevée contre les impôts, confie un préfet: «Ce qui s’exprime le plus, c’est la haine du président de la République

Des propos inadmissibles pour le président de l’association du Corps Préfectoral. Selon nos informations, il écrit une lettre adressée personnellement à chacun des préfets territoriaux. Dans ce courrier, il leur rappelle leur devoir d’...

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Migrants : réquisitions solidaires6f37e11e-e911-46e8-9a1d-1ff0118e7016http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190315_143553_Migrants___requisitions_solidairesFri, 15 Mar 2019 14:35:53 +0100

Dans la lignée de notre reportage dans la vallée de la Roya, photo-reportage dans un lieu réquisitionné pour l’accueil des migrants.

Immigration illégale, coût de l’accueil des migrants ... ces mots sont aujourd'hui au cœur de l'agenda politique français. Cheval de bataille d'une droite extrême à la conquête du pouvoir, ces pauvres venus d'ailleurs seraient venus "voler l'argent destiné à nos enfants".

La première réquisition / squat de l'association "Solidarité partagée" : le château

Ces éléments de langage sont repris ostensiblement par la droite espérant ainsi siphonner un peu d’électorat à sa frontière droite avant l'extrême... Et ils transparaissent en filigrane des discours macroniens, car tout ce qui pourra renforcer l’extrême droite favorisera une réélection, la fameuse carte "barrage à l’extrême droite". Mais cette ultra présence du baratin médiatique occulte la réalité du terrain. Reflets était déjà allé à la rencontre des passeurs d'humanité de la vallée de la Roya pour vous montrer la réalité du contrôle aux frontières. Nous repartons aujourd'hui sur le terrain pour explorer un nouveau volet de la réalité vécue par les migrants : la problématique du logement. Cap sur Montpellier.

Il existe aujourd'hui plusieurs réquisitions à but social à Montpellier. Le plus ancien répond au nom du "Paquebot" ou "Utopia 003". Ce lieu a été ouvert à l'initiative du collectif Utopia qui n'en est pas à son coup d'essai. Dès 2014, le collectif réquisitionne un bâtiment appartenant à l'ordre des avocats pour organiser un lieu d’accueil inconditionnel des personnes à la rue. Utopia 001 va tenir cinq mois avant d'être expulsé par les forces de l'ordre. Un mois plus tard, le collectif remet le couvert et réquisitionne les locaux de l’ancienne direction départementale des affaires sanitaires et sociales : Utopia 002 est né. Cette fois-ci, le lieu tiendra onze mois. Il sera de nouveau expulsé....

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Dans la lignée de notre reportage dans la vallée de la Roya, photo-reportage dans un lieu réquisitionné pour l’accueil des migrants.

Immigration illégale, coût de l’accueil des migrants ... ces mots sont aujourd'hui au cœur de l'agenda politique français. Cheval de bataille d'une droite extrême à la conquête du pouvoir, ces pauvres venus d'ailleurs seraient venus "voler l'argent destiné à nos enfants".

La première réquisition / squat de l'association "Solidarité partagée" : le château

Ces éléments de langage sont repris ostensiblement par la droite espérant ainsi siphonner un peu d’électorat à sa frontière droite avant l'extrême... Et ils transparaissent en filigrane des discours macroniens, car tout ce qui pourra renforcer l’extrême droite favorisera une réélection, la fameuse carte "barrage à l’extrême droite". Mais cette ultra présence du baratin médiatique occulte la réalité du terrain. Reflets était déjà allé à la rencontre des passeurs d'humanité de la vallée de la Roya pour vous montrer la réalité du contrôle aux frontières. Nous repartons aujourd'hui sur le terrain pour explorer un nouveau volet de la réalité vécue par les migrants : la problématique du logement. Cap sur Montpellier.

Il existe aujourd'hui plusieurs réquisitions à but social à Montpellier. Le plus ancien répond au nom du "Paquebot" ou "Utopia 003". Ce lieu a été ouvert à l'initiative du collectif Utopia qui n'en est pas à son coup d'essai. Dès 2014, le collectif réquisitionne un bâtiment appartenant à l'ordre des avocats pour organiser un lieu d’accueil inconditionnel des personnes à la rue. Utopia 001 va tenir cinq mois avant d'être expulsé par les forces de l'ordre. Un mois plus tard, le collectif remet le couvert et réquisitionne les locaux de l’ancienne direction départementale des affaires sanitaires et sociales : Utopia 002 est né. Cette fois-ci, le lieu tiendra onze mois. Il sera de nouveau expulsé....

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L’avenir incertain de la démocratie98cf988a-84a5-41dc-8890-3404293db1a5http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190312_231523_L___avenir_incertain_de_la_democratieTue, 12 Mar 2019 23:15:23 +0100

Grand débat national (douteux) vs atteintes aux libertés (en marche)

Le grand débat national est il une sorte de Canada Dry de la démocratie, un outil d'enfumage ? Ce qui est certain, c'est que pendant que les citoyens débattent, les libertés reculent...

Alexis de Tocqueville

Le Grand Débat National se présente comme un exercice démocratique à même de trouver des solutions à la crise démocratique que nous traversons. Et il en a une certaine apparence: à mi-parcours, plus de 3900réunions publiques ont déjà organisées, environ 900000contributions en ligne ont été envoyées sur le site Internet dédié et plus de 9000cahiers de doléances ont été ouverts.

Et quand les Français se rassemblent, ils jouent le jeu, débattent, réfléchissent, comme le montrent les débats auquel Reflets a assisté ici et . Ces réunions montrent que les citoyens sont capables de réfléchir sur des questions complexes, que la politique n’est pas une affaire de spécialistes. Oui, les experts ont un rôle de conseil. Mais les citoyens ne sont pas des enfants qu’il faudrait éduquer, comme la condescendance du président ou de certains ministres le laisse trop souvent entendre.

Mais il y a aussi les faces sombres du grand débat. Deux questions majeures restent aujourd’hui encore sans réponsecomplète : le président a-t-il la volonté de jouer le jeu? Que vont devenir toutes les contributions?

L’affaire Chantal Jouanno jette un doute sur l’objectif réel du grand débat. N’est-il pas juste une opération de déminage pour affaiblir le mouvement des Gilets Jaunes? Le gouvernement a voulu, un temps, faire appel à Chantal Jouanno pour piloter le grand débat, mais seulement «à titre personnel». Celle-ci a répondu qu'il était inenvisageable d'intervenir indépendamment de la Commission...

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Grand débat national (douteux) vs atteintes aux libertés (en marche)

Le grand débat national est il une sorte de Canada Dry de la démocratie, un outil d'enfumage ? Ce qui est certain, c'est que pendant que les citoyens débattent, les libertés reculent...

Alexis de Tocqueville

Le Grand Débat National se présente comme un exercice démocratique à même de trouver des solutions à la crise démocratique que nous traversons. Et il en a une certaine apparence: à mi-parcours, plus de 3900réunions publiques ont déjà organisées, environ 900000contributions en ligne ont été envoyées sur le site Internet dédié et plus de 9000cahiers de doléances ont été ouverts.

Et quand les Français se rassemblent, ils jouent le jeu, débattent, réfléchissent, comme le montrent les débats auquel Reflets a assisté ici et . Ces réunions montrent que les citoyens sont capables de réfléchir sur des questions complexes, que la politique n’est pas une affaire de spécialistes. Oui, les experts ont un rôle de conseil. Mais les citoyens ne sont pas des enfants qu’il faudrait éduquer, comme la condescendance du président ou de certains ministres le laisse trop souvent entendre.

Mais il y a aussi les faces sombres du grand débat. Deux questions majeures restent aujourd’hui encore sans réponsecomplète : le président a-t-il la volonté de jouer le jeu? Que vont devenir toutes les contributions?

L’affaire Chantal Jouanno jette un doute sur l’objectif réel du grand débat. N’est-il pas juste une opération de déminage pour affaiblir le mouvement des Gilets Jaunes? Le gouvernement a voulu, un temps, faire appel à Chantal Jouanno pour piloter le grand débat, mais seulement «à titre personnel». Celle-ci a répondu qu'il était inenvisageable d'intervenir indépendamment de la Commission...

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Reflets va produire des documentaires d'investigation3625b59f-cb98-4848-9f71-67f72a4e5ec8http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190311_115729_Reflets_va_produire_des_documentaires_d_investigationMon, 11 Mar 2019 11:57:29 +0100

Nous comptons sur votre soutien

Les cases pour l'investigation à la télévision disparaissent. Dans ce cas, pourquoi ne pas faire nous-mêmes et porter à l'écran des sujets qui nous tiennent à coeur ?

Campagne de crowdfunding Reflets - Extra Muros

Lorsque nous avons créé ce journal avec Bluetouff, nous avons fait de Reflets un terrain d'expérimentation. Partir de rien avec un budget de zéro euro et faire de Reflets un journal en ligne qui compte dans le paysage, c'était un pari un peu fou et nous savions que nous allions tâtonner, essayer des choses qui marcheraient, ou pas. Nous avons publié près de 3000 articles depuis 2011, diffusé plusieurs heures d'émissions de radio creusant des thématiques en profondeur. Nous avons mis des lolcats dans des papiers sérieux.

De la même manière que nous avions créé Reflets parce que nous n'étions pas satisfaits à titre personnel du paysage de la presse, nous avons constaté avec le collectif de pigistes Extra Muros [Full disclosure : Antoine Champagne est membre de ce collectif] qu'il y a de moins en moins de cases pour l'investigation en télévision. Tout comme nous avions conclu avec Bluetouff qu'il suffisait de faire un journal pour combler les manques, nous avons décidé avec Extra Muros de produire des documentaires d'investigation.

Ils seront diffusés en libre accès via Reflets.info et Thinkerview (et peut être d'autres sites, on en discute actuellement). Nous pensons qu’il y a une vraie demande, à laquelle la télé traditionnelle ne répond plus. Reste à voir si l'enthousiasme naîtra avec notre premier documentaire… Pour le financer, nous lançons une campagne de crowdfunding. Nous espérons que vous souhaiterez devenir des acteurs de...

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Nous comptons sur votre soutien

Les cases pour l'investigation à la télévision disparaissent. Dans ce cas, pourquoi ne pas faire nous-mêmes et porter à l'écran des sujets qui nous tiennent à coeur ?

Campagne de crowdfunding Reflets - Extra Muros

Lorsque nous avons créé ce journal avec Bluetouff, nous avons fait de Reflets un terrain d'expérimentation. Partir de rien avec un budget de zéro euro et faire de Reflets un journal en ligne qui compte dans le paysage, c'était un pari un peu fou et nous savions que nous allions tâtonner, essayer des choses qui marcheraient, ou pas. Nous avons publié près de 3000 articles depuis 2011, diffusé plusieurs heures d'émissions de radio creusant des thématiques en profondeur. Nous avons mis des lolcats dans des papiers sérieux.

De la même manière que nous avions créé Reflets parce que nous n'étions pas satisfaits à titre personnel du paysage de la presse, nous avons constaté avec le collectif de pigistes Extra Muros [Full disclosure : Antoine Champagne est membre de ce collectif] qu'il y a de moins en moins de cases pour l'investigation en télévision. Tout comme nous avions conclu avec Bluetouff qu'il suffisait de faire un journal pour combler les manques, nous avons décidé avec Extra Muros de produire des documentaires d'investigation.

Ils seront diffusés en libre accès via Reflets.info et Thinkerview (et peut être d'autres sites, on en discute actuellement). Nous pensons qu’il y a une vraie demande, à laquelle la télé traditionnelle ne répond plus. Reste à voir si l'enthousiasme naîtra avec notre premier documentaire… Pour le financer, nous lançons une campagne de crowdfunding. Nous espérons que vous souhaiterez devenir des acteurs de...

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Paroles de femmes françaises évacuées de Baghouz51e08d48-a1c5-4702-9295-31b95fc82dbchttp://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190304_191933_Paroles_de_femmes_fran__aises_evacuees_de_BaghouzMon, 04 Mar 2019 19:19:33 +0100

Elles veulent rentrer en France

A Baghouz, sur un demi kilomètre carré, les combattants de Daesh sont encerclés. Ces deux derniers mois, environ 6000 personnes en sont sorties. Il y a dix jours, les FDS ont capté quelques mots de femmes de djihadistes français.

Femme française à Baghouz - Copie d'écran - D.R.

Il y a une petite dizaine de jours, les camions qui évacuent les civils et les combattants de Daesh de Baghouz, retranchés sur un demi-kilomètre carré, ont déposé quelques femmes françaises et leurs enfants.

Les Forces démocratiques syriennes, en l'occurence des Kurdes, ont capté quelques images de ces convois. Liseron Boudoul, reporter de guerre, nous a fait parvenir cette parole brute. Les femmes arrivent en camion, sont séparées des hommes et restent avec leurs enfants. Elles sont ensuite réparties dans des camps. Les conditions de vie sont très dures. Pas assez de tentes, le froid, la pluie.

Dans les deux dernières vidéos, vous découvrirez deux femmes. L'une dit avoir suivi son mari, l'autre dit être venue seule. Selon elles, les conditions sanitaires à Baghouz sont déplorables et elles n'aspirent qu'à rentrer en France pour vivre une vie normale avec leurs enfants.

Ceci étant, Baghouz étant considéré en ce moment comme le dernier bastion de Daesh, il s'agit probablement des femmes de combattants endurcis qui sont soit restés jusqu'à la fin (qui approche à grand pas), soit sont morts dans les combats. C'est à dire les jusqu'au-boutistes. "Nous on veut rien faire de mal, on ne veut pas faire d'attentats ou quoi, on veut juste retrouver une vie paisible". Comme si elles découvraient en 2019 que Daesh n'est pas un environnement paisible pour élever des enfants.

Le retour en France des "revenants" n'est...

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Elles veulent rentrer en France

A Baghouz, sur un demi kilomètre carré, les combattants de Daesh sont encerclés. Ces deux derniers mois, environ 6000 personnes en sont sorties. Il y a dix jours, les FDS ont capté quelques mots de femmes de djihadistes français.

Femme française à Baghouz - Copie d'écran - D.R.

Il y a une petite dizaine de jours, les camions qui évacuent les civils et les combattants de Daesh de Baghouz, retranchés sur un demi-kilomètre carré, ont déposé quelques femmes françaises et leurs enfants.

Les Forces démocratiques syriennes, en l'occurence des Kurdes, ont capté quelques images de ces convois. Liseron Boudoul, reporter de guerre, nous a fait parvenir cette parole brute. Les femmes arrivent en camion, sont séparées des hommes et restent avec leurs enfants. Elles sont ensuite réparties dans des camps. Les conditions de vie sont très dures. Pas assez de tentes, le froid, la pluie.

Dans les deux dernières vidéos, vous découvrirez deux femmes. L'une dit avoir suivi son mari, l'autre dit être venue seule. Selon elles, les conditions sanitaires à Baghouz sont déplorables et elles n'aspirent qu'à rentrer en France pour vivre une vie normale avec leurs enfants.

Ceci étant, Baghouz étant considéré en ce moment comme le dernier bastion de Daesh, il s'agit probablement des femmes de combattants endurcis qui sont soit restés jusqu'à la fin (qui approche à grand pas), soit sont morts dans les combats. C'est à dire les jusqu'au-boutistes. "Nous on veut rien faire de mal, on ne veut pas faire d'attentats ou quoi, on veut juste retrouver une vie paisible". Comme si elles découvraient en 2019 que Daesh n'est pas un environnement paisible pour élever des enfants.

Le retour en France des "revenants" n'est...

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La démocratie comme outil de consentement931a8712-69d3-4286-ad42-28d9e60918cfhttp://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190301_155652_La_democratie_comme_outil_de_consentementFri, 01 Mar 2019 15:56:52 +0100

Oyez, imbéciles, les experts vont vous expliquer…

Il n'y a pas d'alternative à la mondialisation effrénée et au néo-libéralisme. Estimez-vous heureux, vous avez la "démocratie" en échange...

Margaret Thatcher - D.R.

Le nouveau monde voulu par Emmanuel Macron a comme un air de déjà-vu. Celui défini au siècle dernier par Margaret Thatcher : « there is no alternative » (TINA). Il n’y a pas d’alternative à une économie de marché, au capitalisme, et par extension à la doxa néo-libérale. Il faudrait « réformer » pour « s’adapter » parce que « le monde change » avec « la mondialisation ». Faut-il réformer juste pour réformer ? Cette injonction à réformer, tous les politiques la font leur. Mais finalement, est-ce vraiment nécessaire ? Ne peut-on conserver ce qui fonctionne ? Est-il vrai que tout doive-t-être réformé ? Ne reste-t-il rien qui fonctionne ? Peut-on réformer « autrement » ? Vers plus de solidarité, d’économie locale ?

La démocratie semble finalement être devenue un outil de consentement des masses : vous avez la démocratie, maintenant, laissez-nous gouverner et réformer comme il nous plaît, semblent dire les hommes et les femmes politiques. C’est pour votre bien. Nous savons ce qui est bon pour vous.

L’exemple le plus frappant et le plus récent de ce sentiment d’omniscience a été donné par Gilles Le Gendre, le patron des députés La république en Marche le 17 décembre 2018 sur le plateau de Public Sénat. En pleine crise des gilets jaunes, Gilles Le Gendre a tranquillement expliqué que le gouvernement n'avait pas « suffisamment expliqué » et qu’il payait le fait « d'avoir probablement été trop intelligent, trop subtil, trop technique dans les mesures de pouvoir d'achat »...

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Oyez, imbéciles, les experts vont vous expliquer…

Il n'y a pas d'alternative à la mondialisation effrénée et au néo-libéralisme. Estimez-vous heureux, vous avez la "démocratie" en échange...

Margaret Thatcher - D.R.

Le nouveau monde voulu par Emmanuel Macron a comme un air de déjà-vu. Celui défini au siècle dernier par Margaret Thatcher : « there is no alternative » (TINA). Il n’y a pas d’alternative à une économie de marché, au capitalisme, et par extension à la doxa néo-libérale. Il faudrait « réformer » pour « s’adapter » parce que « le monde change » avec « la mondialisation ». Faut-il réformer juste pour réformer ? Cette injonction à réformer, tous les politiques la font leur. Mais finalement, est-ce vraiment nécessaire ? Ne peut-on conserver ce qui fonctionne ? Est-il vrai que tout doive-t-être réformé ? Ne reste-t-il rien qui fonctionne ? Peut-on réformer « autrement » ? Vers plus de solidarité, d’économie locale ?

La démocratie semble finalement être devenue un outil de consentement des masses : vous avez la démocratie, maintenant, laissez-nous gouverner et réformer comme il nous plaît, semblent dire les hommes et les femmes politiques. C’est pour votre bien. Nous savons ce qui est bon pour vous.

L’exemple le plus frappant et le plus récent de ce sentiment d’omniscience a été donné par Gilles Le Gendre, le patron des députés La république en Marche le 17 décembre 2018 sur le plateau de Public Sénat. En pleine crise des gilets jaunes, Gilles Le Gendre a tranquillement expliqué que le gouvernement n'avait pas « suffisamment expliqué » et qu’il payait le fait « d'avoir probablement été trop intelligent, trop subtil, trop technique dans les mesures de pouvoir d'achat »...

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Grand débat : le Secours Catholique donne la parole aux plus démunisb4931f7f-a9e7-4766-9a52-1f0bb0148509http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190220_114905_Grand_debat___le_Secours_Catholique_donne_la_parole_aux_plus_demunisWed, 20 Feb 2019 11:49:05 +0100

Quand les "oubliés" s'expriment

Le Secours Catholique avait prévu de faire remonter la parole des plus démunis à l'occasion du mouvement des gilets jaunes. C'est finalement dans le cadre du grand débat national que cela a été organisé. Reportage.

Grand débat national à Selles-sur-Cher - Denis Meyer - Reproduction interdite

Le 22 janvier dernier, la neige n’a pas pas découragé les bénéficiaires et les bénévoles du Secours Catholique de Selles-sur-Cher, une petite commune de 4600 habitants du Loir-et-Cher. Il sont environ vingt-cinq à participer à l'une des multiplies propositions de l’association proposées dans toute la France.

Au siège de l’ONG, le mouvement des Gilets Jaunes n’est pas passé inaperçu, bien avant l’idée de grand débat national. « Nos délégations nous ont fait remonter que des bénéficiaires et des bénévoles de notre association étaient engagés ou soutenaient les Gilets Jaunes, raconte Claude Bobey, son directeur animation et engagement. Nous avons décidé de faire une proposition d’animation à toutes nos délégations pour que la parole des plus pauvres soient prise en compte. Et puis est venue cette idée de débat national. Donc on s’est greffé dessus. Car nous craignions que les plus démunis ne se rendent pas dans les rencontres en mairie. »

Eve Casanova, la déléguée départementale, a fait le déplacement pour animer le débat. Sur le paperboard, elle écrit au feutre bleu : « En quoi ce qui s’exprime dans le mouvement social actuel me concerne et me touche dans mon quotidien ? »

« On est des oubliés ici, lance Agnès. Pour le transport notamment. C’est un frein pour tout le reste de notre vie. » La question de l’égalité dans ce département rural est au centre des préoccupations.

Pour ce public plutôt âgé ou souffrant de handicap, l’accès aux soins est un vrai problème « Depuis...

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Quand les "oubliés" s'expriment

Le Secours Catholique avait prévu de faire remonter la parole des plus démunis à l'occasion du mouvement des gilets jaunes. C'est finalement dans le cadre du grand débat national que cela a été organisé. Reportage.

Grand débat national à Selles-sur-Cher - Denis Meyer - Reproduction interdite

Le 22 janvier dernier, la neige n’a pas pas découragé les bénéficiaires et les bénévoles du Secours Catholique de Selles-sur-Cher, une petite commune de 4600 habitants du Loir-et-Cher. Il sont environ vingt-cinq à participer à l'une des multiplies propositions de l’association proposées dans toute la France.

Au siège de l’ONG, le mouvement des Gilets Jaunes n’est pas passé inaperçu, bien avant l’idée de grand débat national. « Nos délégations nous ont fait remonter que des bénéficiaires et des bénévoles de notre association étaient engagés ou soutenaient les Gilets Jaunes, raconte Claude Bobey, son directeur animation et engagement. Nous avons décidé de faire une proposition d’animation à toutes nos délégations pour que la parole des plus pauvres soient prise en compte. Et puis est venue cette idée de débat national. Donc on s’est greffé dessus. Car nous craignions que les plus démunis ne se rendent pas dans les rencontres en mairie. »

Eve Casanova, la déléguée départementale, a fait le déplacement pour animer le débat. Sur le paperboard, elle écrit au feutre bleu : « En quoi ce qui s’exprime dans le mouvement social actuel me concerne et me touche dans mon quotidien ? »

« On est des oubliés ici, lance Agnès. Pour le transport notamment. C’est un frein pour tout le reste de notre vie. » La question de l’égalité dans ce département rural est au centre des préoccupations.

Pour ce public plutôt âgé ou souffrant de handicap, l’accès aux soins est un vrai problème « Depuis...

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Emmanuel Macron a déjà enterré le mouvenent des gilets jaunesbb78966c-a4e1-46e2-9654-1224543cd823http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190219_235525_Emmanuel_Macron_a_deja_enterre_le_mouvenent_des_gilets_jaunesTue, 19 Feb 2019 23:55:25 +0100

Ce qui est une erreur politique majeure

Le président est persuadé que le mouvement va mourir et qu'il suffit de tenir. En refusant de trouver une solution politique, en jouant le pourrissement, Emmanuel Macron prépare simplement la prochaine crise qui sera pire que celle-ci.

Le guitariste de l'extrême - © Reflets

C'est plié. Si l'on en croit les indiscrétions publiées dans le Canard Enchaîné de ce mercredi 20 février, Emmanuel Macron et derrière lui tous ses soutiens, sont persuadés que le mouvement des gilets jaunes est sur sa fin. Le fin stratège de l'Elysée estime que les dérapages des figures visibles du mouvement, l'infiltration des manifestations par les extrêmes, de gauche, de droite et par les black blocs, les violences et les dérives antisémites prononcées de certains gilets jaunes, vont signer le mort du mouvement. Le tout étant de tenir le temps nécessaire.

Ce gros con, lui, a tort... - © Reflets
Ce gros con, lui, a tort... - Reflets

Macron ne veut plus faire la distinction entre les bons et les mauvais gilets jaunes. « Les gens qui continuent a manifester sont les plus radicalises, a-t-il dit a ses troupes. Ce sont des gens politises, conduits par des extremistes de droite et de gauche. Il ne faut pas mollir face a eux. » Meme reaction du president de lʼAssemblee, Richard Ferrand : « Il faut qu'on sorte de lʼidee qu'il y a les gentils gilets jaunes et les casseurs. Dans les manifestations du samedi, il ya des casseurs et leurs complices. »

Ces analyses subtiles vont se transformer en éléments de langage pour toute la macronie, selon le Canard Enchaîné.

C'est déjà un peu le cas. Cela fait plusieurs semaines que Christophe Castaner, Laurent Nuñez ou Benjamin Griveaux, instrumentalisent les violences ou les actes antisémites en tenant de réduire le mouvement des gilets jaunes à...

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Ce qui est une erreur politique majeure

Le président est persuadé que le mouvement va mourir et qu'il suffit de tenir. En refusant de trouver une solution politique, en jouant le pourrissement, Emmanuel Macron prépare simplement la prochaine crise qui sera pire que celle-ci.

Le guitariste de l'extrême - © Reflets

C'est plié. Si l'on en croit les indiscrétions publiées dans le Canard Enchaîné de ce mercredi 20 février, Emmanuel Macron et derrière lui tous ses soutiens, sont persuadés que le mouvement des gilets jaunes est sur sa fin. Le fin stratège de l'Elysée estime que les dérapages des figures visibles du mouvement, l'infiltration des manifestations par les extrêmes, de gauche, de droite et par les black blocs, les violences et les dérives antisémites prononcées de certains gilets jaunes, vont signer le mort du mouvement. Le tout étant de tenir le temps nécessaire.

Ce gros con, lui, a tort... - © Reflets
Ce gros con, lui, a tort... - Reflets

Macron ne veut plus faire la distinction entre les bons et les mauvais gilets jaunes. « Les gens qui continuent a manifester sont les plus radicalises, a-t-il dit a ses troupes. Ce sont des gens politises, conduits par des extremistes de droite et de gauche. Il ne faut pas mollir face a eux. » Meme reaction du president de lʼAssemblee, Richard Ferrand : « Il faut qu'on sorte de lʼidee qu'il y a les gentils gilets jaunes et les casseurs. Dans les manifestations du samedi, il ya des casseurs et leurs complices. »

Ces analyses subtiles vont se transformer en éléments de langage pour toute la macronie, selon le Canard Enchaîné.

C'est déjà un peu le cas. Cela fait plusieurs semaines que Christophe Castaner, Laurent Nuñez ou Benjamin Griveaux, instrumentalisent les violences ou les actes antisémites en tenant de réduire le mouvement des gilets jaunes à...

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Manifestation des gilets jaunes à Paris le 16 février - Acte XIV65d16aff-65e7-4c67-a13a-57725a5976e3http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190217_180402_Manifestation_des_gilets_jaunes_a_Paris_le_16_fevrier_-_Acte_XIVSun, 17 Feb 2019 18:04:02 +0100

Reportage photo

Pour la première fois depuis le 8 décembre, nous n'avons pu arriver sur les lieux de la manifestation que lorsqu'elle est arrivée à son terme, aux Invalides.

Pac-Man style... - © Reflets

N'ayant assisté qu'à la fin de la manifestation, nous ne parlerons que de cette période de temps. Comme la semaine précédente, il y avait à la périphérie du cortège des personnes qui avaient envie d'en découdre avec les forces de l'ordre. Si une majorité des personnes arrivées aux Invalides restaient paisiblement sur les pelouses, quelques individus sont allés au contact, jetant des cailloux et des bouteilles de verre sur les forces de l'ordre.

Celles-ci ont répondu avec des pluies de lacrymogènes, des canons à eau (un peu vieux et piteux) et des tirs de LBD.

Une nasse a été organisée autour des pelouses des Invalides et peu à peu, s'est resserrée sur les manifestants qui cherchaient sans grand succès une sortie.

Peu à peu, l'esplanade s'est vidée. Certains manifestants ont tenté de rejoindre les Champs-Elysées, mais sans grand succès, de nombreux cars de police faisant des allées et venues sur l'avenue pour bloquer tout attroupement trop important.

Des touristes Chinois et Sud-Coréens nous ont demandé quand et à quelle heure ils pouvaient assister aux manifestations. Les gilets jaunes, nouvelle attraction touristique ?

Sans doute vrai, mais par quels moyens ? - © Reflets
Sans doute vrai, mais par quels moyens ? - Reflets

Même en fin de manifestation et alors que les tensions avaient débuté, il y avait pas mal de monde sur l'esplanade des Invalides. - © Reflets
Même en fin de manifestation et alors que les tensions avaient débuté, il y avait pas mal de monde sur l'esplanade des Invalides. - Reflets

Assez rapidement, de" courageux" jeunes hommes se lancent à l'assaut des forces de l'ordre, en se cachant, comme ici, derrière un manifestant inoffensif portant un drapeau. Qui prendra le tir de LBD ? Le manifestant pacifiste avec le drapeau ou le débile qui a lancé le pavé ? - © Reflets
Assez rapidement, de" courageux" jeunes hommes se lancent à l'assaut des forces de l'ordre, en se...

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Reportage photo

Pour la première fois depuis le 8 décembre, nous n'avons pu arriver sur les lieux de la manifestation que lorsqu'elle est arrivée à son terme, aux Invalides.

Pac-Man style... - © Reflets

N'ayant assisté qu'à la fin de la manifestation, nous ne parlerons que de cette période de temps. Comme la semaine précédente, il y avait à la périphérie du cortège des personnes qui avaient envie d'en découdre avec les forces de l'ordre. Si une majorité des personnes arrivées aux Invalides restaient paisiblement sur les pelouses, quelques individus sont allés au contact, jetant des cailloux et des bouteilles de verre sur les forces de l'ordre.

Celles-ci ont répondu avec des pluies de lacrymogènes, des canons à eau (un peu vieux et piteux) et des tirs de LBD.

Une nasse a été organisée autour des pelouses des Invalides et peu à peu, s'est resserrée sur les manifestants qui cherchaient sans grand succès une sortie.

Peu à peu, l'esplanade s'est vidée. Certains manifestants ont tenté de rejoindre les Champs-Elysées, mais sans grand succès, de nombreux cars de police faisant des allées et venues sur l'avenue pour bloquer tout attroupement trop important.

Des touristes Chinois et Sud-Coréens nous ont demandé quand et à quelle heure ils pouvaient assister aux manifestations. Les gilets jaunes, nouvelle attraction touristique ?

Sans doute vrai, mais par quels moyens ? - © Reflets
Sans doute vrai, mais par quels moyens ? - Reflets

Même en fin de manifestation et alors que les tensions avaient débuté, il y avait pas mal de monde sur l'esplanade des Invalides. - © Reflets
Même en fin de manifestation et alors que les tensions avaient débuté, il y avait pas mal de monde sur l'esplanade des Invalides. - Reflets

Assez rapidement, de" courageux" jeunes hommes se lancent à l'assaut des forces de l'ordre, en se cachant, comme ici, derrière un manifestant inoffensif portant un drapeau. Qui prendra le tir de LBD ? Le manifestant pacifiste avec le drapeau ou le débile qui a lancé le pavé ? - © Reflets
Assez rapidement, de" courageux" jeunes hommes se lancent à l'assaut des forces de l'ordre, en se...

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CORRECTIF à notre article sur la ligue du LOL2688e023-998e-48f7-a4ae-c5923c248552http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190215_015228_CORRECTIF_a_notre_article_sur_la_ligue_du_LOLFri, 15 Feb 2019 01:52:28 +0100

Oups...

Se tromper, c'est mal. Ne pas le reconnaitre, serait pire

Désolés... - D.R.

Dans notre article "Clique du LOL : une éthique en toc" nous avons laissés entendre que plusieurs membres de la Ligue du LOL avaient débuté dans le métier de journaliste à OWNI.

Il y a tout de même un énorme point commun entre les membres de la « ligue du LOL », comme un éléphant au milieu de la pièce, qui peut se résumer, du point de vue journalistique, en ces quatre lettres : O. W. N .I.

Ce passage de l'article est une erreur. Seuls deux membres de la ligue du LOL, si l'on retient la liste citée des salariés d'OWNI.

Pourquoi nous sommes-nous fourvoyés de la sorte ?

Parce qu'OWNI avait une politique de re-publication des articles qui lui semblaient intéressants et trouvés ailleurs sur Internet. On trouve donc sur OWNI des articles de Vincent Glad, Guilhem Malissen, Sylvain Paley, Henry Michel ou David Doucet. D'autres membres de la ligue sont simplement cités au détour d'articles. Nous n'avons pas regardé d'assez près les articles "cross-postés", sans quoi nous aurions vu qu'il s'agissait de re-publications et nous n'aurions pas tourné ce paragraphe de la sorte. OWNI n'est donc pas un point commun des membres de la ligue du LOL à part les deux salariés, dont un, Olivier Tesquet qui a par ailleurs indiqué n'avoir jamais harcelé quiconque. Toutes nos excuses pour cette erreur.

Les auteurs sont unanimement condamnés par les membres de la rédaction à payer un coup à tous les anciens d'OWNI qui ont...

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Oups...

Se tromper, c'est mal. Ne pas le reconnaitre, serait pire

Désolés... - D.R.

Dans notre article "Clique du LOL : une éthique en toc" nous avons laissés entendre que plusieurs membres de la Ligue du LOL avaient débuté dans le métier de journaliste à OWNI.

Il y a tout de même un énorme point commun entre les membres de la « ligue du LOL », comme un éléphant au milieu de la pièce, qui peut se résumer, du point de vue journalistique, en ces quatre lettres : O. W. N .I.

Ce passage de l'article est une erreur. Seuls deux membres de la ligue du LOL, si l'on retient la liste citée des salariés d'OWNI.

Pourquoi nous sommes-nous fourvoyés de la sorte ?

Parce qu'OWNI avait une politique de re-publication des articles qui lui semblaient intéressants et trouvés ailleurs sur Internet. On trouve donc sur OWNI des articles de Vincent Glad, Guilhem Malissen, Sylvain Paley, Henry Michel ou David Doucet. D'autres membres de la ligue sont simplement cités au détour d'articles. Nous n'avons pas regardé d'assez près les articles "cross-postés", sans quoi nous aurions vu qu'il s'agissait de re-publications et nous n'aurions pas tourné ce paragraphe de la sorte. OWNI n'est donc pas un point commun des membres de la ligue du LOL à part les deux salariés, dont un, Olivier Tesquet qui a par ailleurs indiqué n'avoir jamais harcelé quiconque. Toutes nos excuses pour cette erreur.

Les auteurs sont unanimement condamnés par les membres de la rédaction à payer un coup à tous les anciens d'OWNI qui ont...

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Cher Mounir, cher secrétaire d'État...916a4e03-f174-4410-b450-5fc4e727d77ehttp://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190214_195856_Cher_Mounir__cher_secretaire_d_Etat...Thu, 14 Feb 2019 19:58:56 +0100

Quand tu n'as pas les mêmes références que Mounir Mahjoubi

Discuter avec un ministre sur Twitter peut amener son lot de surprises et d'incompréhensions. Alors autant développer sur plus de 280 caractères.

Mounir Mahjoubi (2018) - © Reflets

Cher secrétaire d'État, vous m'avez interpelé sur Twitter après une réponse que je faisais à mon confrère Marc Rees. Je suis très flatté que vous ayez pris le temps de me parler sur ce réseau social. Je ne peux résister à l'envie de vous apporter quelques éléments de contexte afin que vous puissiez vous faire une idée définitive sur moi.

Marc Rees, qui est sans doute l'un des meilleurs journalistes pour tout ce qui a trait aux multiples lois qui régissent nos interactions (de près ou de très loin) avec Internet commentait dans un thread vos déclarations sur le futur énième texte de ce genre. J'ai provoqué une réaction de votre part en répondant à Marc avec le hashtag #AuPaysDeMounir.

Cher Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances et du ministre de l'Action et des Comptes publics, chargé du Numérique, vous deviez avoir 9 ou 10 ans lorsque j'ai vécu mes premières interactions avec Internet. Ceci pour vous dire que c'est un sujet que je maîtrise à peu près. Corollairement, je dois être une sorte de "vieux con".

Mon grand âge en années Internet m'a amené à voir défiler des kyrielles de gouvernements, tous persuadés d'avoir raison, tous certains de rendre les Intertubes plus sûrs, plus civilisés, plus... Et ils en ont empilé des textes. Souvent liberticides, la plupart du temps inutiles. Parfois, mais c'est plus rare, pas idiots.

Alors oui, lorsque je vois notre premier ministre annoncer une...

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Quand tu n'as pas les mêmes références que Mounir Mahjoubi

Discuter avec un ministre sur Twitter peut amener son lot de surprises et d'incompréhensions. Alors autant développer sur plus de 280 caractères.

Mounir Mahjoubi (2018) - © Reflets

Cher secrétaire d'État, vous m'avez interpelé sur Twitter après une réponse que je faisais à mon confrère Marc Rees. Je suis très flatté que vous ayez pris le temps de me parler sur ce réseau social. Je ne peux résister à l'envie de vous apporter quelques éléments de contexte afin que vous puissiez vous faire une idée définitive sur moi.

Marc Rees, qui est sans doute l'un des meilleurs journalistes pour tout ce qui a trait aux multiples lois qui régissent nos interactions (de près ou de très loin) avec Internet commentait dans un thread vos déclarations sur le futur énième texte de ce genre. J'ai provoqué une réaction de votre part en répondant à Marc avec le hashtag #AuPaysDeMounir.

Cher Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances et du ministre de l'Action et des Comptes publics, chargé du Numérique, vous deviez avoir 9 ou 10 ans lorsque j'ai vécu mes premières interactions avec Internet. Ceci pour vous dire que c'est un sujet que je maîtrise à peu près. Corollairement, je dois être une sorte de "vieux con".

Mon grand âge en années Internet m'a amené à voir défiler des kyrielles de gouvernements, tous persuadés d'avoir raison, tous certains de rendre les Intertubes plus sûrs, plus civilisés, plus... Et ils en ont empilé des textes. Souvent liberticides, la plupart du temps inutiles. Parfois, mais c'est plus rare, pas idiots.

Alors oui, lorsque je vois notre premier ministre annoncer une...

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Détournement de fonds, prise illégale d'intérêt : le sénateur Grosdidier mis en examen be51b8ae-e862-449b-8762-3d98fffdcb19http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190214_195423_Detournement_de_fonds__prise_illegale_d_interet___le_senateur_Grosdidier_mis_en_examen_Thu, 14 Feb 2019 19:54:23 +0100

Une vieille affaire

Chez Reflets, on aime bien suivre nos dossiers. Et il se trouve que la Justice a elle aussi de la suite dans les idées, car elle vient de réveiller une vieille affaire dormant sous une pile "en instance" à la Cour d'Appel.

François Grosdidier - D.R.

Elle concerne le sénateur Les Républicains de Moselle, François Grosdidier. Vous savez, Grosdidier est membre de la commission parlementaire sur l'affaire Benalla, c'est l'homme qui s'indigne sur les plateaux télé en dénonçant les mensonges de l'ex-garde du corps de Macron.

Pour l'affaire Grosdidier, il s'agit d'une vilaine histoire de gros sous tirés de sa réserve parlementaire, qu'on vous racontait ici même en septembre 2017. L'actualité, c'est qu'après avoir échappé par quatre fois aux poursuites, le sénateur mosellan va être mis en examen et devra répondre des faits de prise illégale d'intérêt et détournement de fonds publics. Interrogé par nos confrères de l'Est Républicain, François Grosdidier s'est déclaré "d'une totale bonne foi".

Mais examinons de plus près ce qui lui est reproché. François Grosdidier, lorsqu'il était député, s'est servi de sa réserve parlementaire, en 2009 et 2011, pour financer l'association Valeur Écologie, présidée par un certain Grosdidier François. Montant total : 160.000 euros, mais la Justice ne retient que 60.000 euros, le reste étant prescrit. L'importance de la somme a beaucoup étonné les électeurs de Moselle et a poussé l'association Anticor à porter plainte.

L'association anticorruption n'en démord pas, un député ne peut pas faire verser l'argent de sa réserve parlementaire à une association qu'il préside. Elle suspectait...

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Une vieille affaire

Chez Reflets, on aime bien suivre nos dossiers. Et il se trouve que la Justice a elle aussi de la suite dans les idées, car elle vient de réveiller une vieille affaire dormant sous une pile "en instance" à la Cour d'Appel.

François Grosdidier - D.R.

Elle concerne le sénateur Les Républicains de Moselle, François Grosdidier. Vous savez, Grosdidier est membre de la commission parlementaire sur l'affaire Benalla, c'est l'homme qui s'indigne sur les plateaux télé en dénonçant les mensonges de l'ex-garde du corps de Macron.

Pour l'affaire Grosdidier, il s'agit d'une vilaine histoire de gros sous tirés de sa réserve parlementaire, qu'on vous racontait ici même en septembre 2017. L'actualité, c'est qu'après avoir échappé par quatre fois aux poursuites, le sénateur mosellan va être mis en examen et devra répondre des faits de prise illégale d'intérêt et détournement de fonds publics. Interrogé par nos confrères de l'Est Républicain, François Grosdidier s'est déclaré "d'une totale bonne foi".

Mais examinons de plus près ce qui lui est reproché. François Grosdidier, lorsqu'il était député, s'est servi de sa réserve parlementaire, en 2009 et 2011, pour financer l'association Valeur Écologie, présidée par un certain Grosdidier François. Montant total : 160.000 euros, mais la Justice ne retient que 60.000 euros, le reste étant prescrit. L'importance de la somme a beaucoup étonné les électeurs de Moselle et a poussé l'association Anticor à porter plainte.

L'association anticorruption n'en démord pas, un député ne peut pas faire verser l'argent de sa réserve parlementaire à une association qu'il préside. Elle suspectait...

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Clique du LOL : une éthique en toc27f10a6d-29bb-4abc-a278-94dd40e5e0f8http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190212_001916_Clique_du_LOL___une_ethique_en_tocTue, 12 Feb 2019 00:19:16 +0100

Une vision crasseuse d'Internet et des relations humaines

Quel que soit le bout par lequel on prend cette histoire de « Ligue du LOL », il ne ressort que des comportements déplorables traduisant à la fois une vision terrible des relations humaines et une incompréhension totale de ce qu'est Internet, ou de ce qu'il aurait dû devenir.

Happy Old Man - Marg - CC-2.0

Depuis ce week-end, les explications alambiquées des membres de la "Ligue du LOL" se multiplient. Il ne faudrait y voir, selon l'un des membres, des éléments de langage partagés. Soit. Et pourtant, Il faut en convenir, ces explications plus ou moins sincères se ressemblent cruellement. Avant tout, des excuses présentées à ceux et celles qui se seraient « sentis » insultés ou harcelés. Ça ne mange pas de pain. Mais ça n'effacera pas les souffrances des personnes qui ont dû subir ce harcèlement. Puis viennent des tentatives bien maladroites de justification : l'idée que le « petit milieu » de Twitter, il y a dix ans, était propice au freeride, que sur les groupes Facebook c'était normal de « bitcher », que le « clash » était le mode d'expression privilégiée ou, pour reprendre l'euphémisme d'Alexandre Hervaud, que « l'esprit de moquerie et de cynisme » était plus ou moins la norme sur Internet. Vraiment ?

Les membres de la « ligue du LOL » sont devenus, à cette époque, des experts, franchement auto-proclamés, d'Internet en France dans la presse et dans la communication. Leur avis sur ce qu'est Internet, ce à quoi il sert ou doit servir, est donc « averti ». Sans ce soucier de ce qu'il avait été ou aurait pu devenir.

Internet, c'est avant tout, pour ceux qui l'ont découvert dès les années 90, bien avant la montée en puissance des abrutis sur Twitter ou ailleurs, un espace de partage, de mise en commun, « les communs...

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Une vision crasseuse d'Internet et des relations humaines

Quel que soit le bout par lequel on prend cette histoire de « Ligue du LOL », il ne ressort que des comportements déplorables traduisant à la fois une vision terrible des relations humaines et une incompréhension totale de ce qu'est Internet, ou de ce qu'il aurait dû devenir.

Happy Old Man - Marg - CC-2.0

Depuis ce week-end, les explications alambiquées des membres de la "Ligue du LOL" se multiplient. Il ne faudrait y voir, selon l'un des membres, des éléments de langage partagés. Soit. Et pourtant, Il faut en convenir, ces explications plus ou moins sincères se ressemblent cruellement. Avant tout, des excuses présentées à ceux et celles qui se seraient « sentis » insultés ou harcelés. Ça ne mange pas de pain. Mais ça n'effacera pas les souffrances des personnes qui ont dû subir ce harcèlement. Puis viennent des tentatives bien maladroites de justification : l'idée que le « petit milieu » de Twitter, il y a dix ans, était propice au freeride, que sur les groupes Facebook c'était normal de « bitcher », que le « clash » était le mode d'expression privilégiée ou, pour reprendre l'euphémisme d'Alexandre Hervaud, que « l'esprit de moquerie et de cynisme » était plus ou moins la norme sur Internet. Vraiment ?

Les membres de la « ligue du LOL » sont devenus, à cette époque, des experts, franchement auto-proclamés, d'Internet en France dans la presse et dans la communication. Leur avis sur ce qu'est Internet, ce à quoi il sert ou doit servir, est donc « averti ». Sans ce soucier de ce qu'il avait été ou aurait pu devenir.

Internet, c'est avant tout, pour ceux qui l'ont découvert dès les années 90, bien avant la montée en puissance des abrutis sur Twitter ou ailleurs, un espace de partage, de mise en commun, « les communs...

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Manifestation des gilets jaunes, le 9 février à Paris - Acte XIIIf24abcf0-bac4-413a-8b4e-29d108f27e34http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190210_001811_Manifestation_des_gilets_jaunes__le_9_fevrier_a_Paris_-_Acte_XIIISun, 10 Feb 2019 00:18:11 +0100

Reportage photo

L'Acte XIII a été marqué par de nombreuses dégradations, de la casse et un blessé grave en début de manifestation, devant l'Assemblée Nationale

Pour votre protection - LBD - © Reflets

Changement de tactique pour les forces de l'ordre ce samedi 9 février, pour l'Acte XIII. Alors que les précédentes manifestations se déroulaient sans présence policière visible, un cordon de forces de l'ordre s'est installé devant le début de manifestation quelques centaines de mètres après le départ, juste après le passage avenue Montaigne. Les forces de l'ordre marchaient à reculons pendant que la manifestation avançait. Cela n'a pas manqué, des affrontements ont démarré aussitôt et des lacrymos ont été envoyés. C'est dans ce contexte déjà tendu que la manifestation est arrivée devant l'Assemblée Nationale.

Les échanges de projectiles et de grenades lacrymogènes se sont poursuivis devant l'Assemblée. Un manifestant a semble-t-il ramassé une grenade et à été gravement blessé à la main et à l'oeil. Les pompiers de l'Assemblée l'ont pris en charge.

C'est en filmant les secours sur cette blessure que Florent Marcie, un journaliste qui a couvert tous les terrains de guerre possible et qui a lui-même été blessé pour la première fois de sa vie par un tir de LBD devant le musée d'Orsay, a perdu son robot. Ce robot intervient sur son film en cours. Il échange avec les humains. Il a par exemple discuté avec les habitants de Raqqa en Syrie. Plus récemment, avec des gilets jaunes ou des forces de l'ordre. Bref, si quelqu'un a ramassé un robot à l'Assemblée, merci de nous écrire, on vous mettra en contact avec son...

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Reportage photo

L'Acte XIII a été marqué par de nombreuses dégradations, de la casse et un blessé grave en début de manifestation, devant l'Assemblée Nationale

Pour votre protection - LBD - © Reflets

Changement de tactique pour les forces de l'ordre ce samedi 9 février, pour l'Acte XIII. Alors que les précédentes manifestations se déroulaient sans présence policière visible, un cordon de forces de l'ordre s'est installé devant le début de manifestation quelques centaines de mètres après le départ, juste après le passage avenue Montaigne. Les forces de l'ordre marchaient à reculons pendant que la manifestation avançait. Cela n'a pas manqué, des affrontements ont démarré aussitôt et des lacrymos ont été envoyés. C'est dans ce contexte déjà tendu que la manifestation est arrivée devant l'Assemblée Nationale.

Les échanges de projectiles et de grenades lacrymogènes se sont poursuivis devant l'Assemblée. Un manifestant a semble-t-il ramassé une grenade et à été gravement blessé à la main et à l'oeil. Les pompiers de l'Assemblée l'ont pris en charge.

C'est en filmant les secours sur cette blessure que Florent Marcie, un journaliste qui a couvert tous les terrains de guerre possible et qui a lui-même été blessé pour la première fois de sa vie par un tir de LBD devant le musée d'Orsay, a perdu son robot. Ce robot intervient sur son film en cours. Il échange avec les humains. Il a par exemple discuté avec les habitants de Raqqa en Syrie. Plus récemment, avec des gilets jaunes ou des forces de l'ordre. Bref, si quelqu'un a ramassé un robot à l'Assemblée, merci de nous écrire, on vous mettra en contact avec son...

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Gilets Jaunes : l’extrême centre343831ad-c699-4c29-b0e2-c3122345c96ehttp://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190208_205318_Gilets_Jaunes___l___extreme_centreFri, 08 Feb 2019 20:53:18 +0100

Analyse politique des gilets jaunes, au cœur du mouvement.

Le mouvement des gilets jaunes a pris tout le monde de cours. Analystes, partis politiques et réseaux militants, personne ne pariait sur sa réussite et sur l'ampleur qu'il prendrait. Les gilets jaunes ont d'abord été pris de haut. Puis ils sont sortis et ont investis les ronds-points. Et une grande partie de la société française s'est mise à les appuyer.

La nouvelle arène politique française - Floppy - D.R.

Prendre de court l'histoire est la marque de mouvements destinés à la marquer. Rappelons-nous le printemps arabe. Et si nous commençons à prendre la mesure des événements qui se déroulent sous notre nez, bien malin celui qui pourra dire sur quels rivages ils pourraient nous emmener.

Le mouvement a imposé de nouvelles règles du jeu. Une détermination sans faille, un soutien opiniâtre de l'opinion, un panel de revendications visant à refonder la société, une certaine acceptation de la violence matérialisée par les barricades, ... Mais c'est son coté non partisan qui le rend très dur à appréhender. Partons pour un tour d'horizon des courants qui l'agitent et d'un extrême à l'autre, essayons de décrypter ce qui est en train de se passer.

Les ultra : guerre souterraine pour le contrôle de la rue

Quitte à parler des extrêmes, autant commencer à parler de leurs extrémités, les ultra.

A droite ce sont les "patriotes", ceux qui appellent au putsch par les armes. Et sur ce coup, c'est Léon qui s'y colle. Crée en février 2018 par un ancien de "SOS racailles", "leonfrance.net" et son auteur peuvent prétendre à une certaine légitimité. Et les titres menaçant des articles confirment le caractère insurrectionnel et violent de sa ligne : "T’inquiète pas Griveaux, ça ne va plus être bien long !". Entre le 10 et le 13 Janvier, durant l'acte IX des gilets jaunes, Léon publie un sondage à destination de ses...

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Analyse politique des gilets jaunes, au cœur du mouvement.

Le mouvement des gilets jaunes a pris tout le monde de cours. Analystes, partis politiques et réseaux militants, personne ne pariait sur sa réussite et sur l'ampleur qu'il prendrait. Les gilets jaunes ont d'abord été pris de haut. Puis ils sont sortis et ont investis les ronds-points. Et une grande partie de la société française s'est mise à les appuyer.

La nouvelle arène politique française - Floppy - D.R.

Prendre de court l'histoire est la marque de mouvements destinés à la marquer. Rappelons-nous le printemps arabe. Et si nous commençons à prendre la mesure des événements qui se déroulent sous notre nez, bien malin celui qui pourra dire sur quels rivages ils pourraient nous emmener.

Le mouvement a imposé de nouvelles règles du jeu. Une détermination sans faille, un soutien opiniâtre de l'opinion, un panel de revendications visant à refonder la société, une certaine acceptation de la violence matérialisée par les barricades, ... Mais c'est son coté non partisan qui le rend très dur à appréhender. Partons pour un tour d'horizon des courants qui l'agitent et d'un extrême à l'autre, essayons de décrypter ce qui est en train de se passer.

Les ultra : guerre souterraine pour le contrôle de la rue

Quitte à parler des extrêmes, autant commencer à parler de leurs extrémités, les ultra.

A droite ce sont les "patriotes", ceux qui appellent au putsch par les armes. Et sur ce coup, c'est Léon qui s'y colle. Crée en février 2018 par un ancien de "SOS racailles", "leonfrance.net" et son auteur peuvent prétendre à une certaine légitimité. Et les titres menaçant des articles confirment le caractère insurrectionnel et violent de sa ligne : "T’inquiète pas Griveaux, ça ne va plus être bien long !". Entre le 10 et le 13 Janvier, durant l'acte IX des gilets jaunes, Léon publie un sondage à destination de ses...

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Agnès Buzyn : on ne peut pas donner de chiffres sur les blessés des manifestationsb90905ea-1dbe-4ea5-811e-02d3105d0304http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190206_234637_Agnes_Buzyn___on_ne_peut_pas_donner_de_chiffres_sur_les_blesses_des_manifestationsWed, 06 Feb 2019 23:46:37 +0100

Ils ne sont pas comptabilisés

En marge de l'intrigante remise des prix du Trombinoscope aux politiques, Reflets à demandé à la ministre de la santé ce qu'elle pensait de la tribune publiée sur Mediapart et qui demande à ce que soit dévoilée la liste des blessés

Agnès Buzyn - © Reflets

Ce mercredi, à l'Hôtel de Lassay, où se trouve la présidence de l'Assemblée Nationale, se tenait la 27ème cérémonie des prix du Trombinoscope. En quelques mots, c'est une cérémonie durant laquelle les éditorialistes les plus en vue font remettre des prix de meilleur ministre ou de personnalité politique de l'année (par exemple) à des politiques, par des "partenaires" qui sont des entreprises publiques ou privées. Les politiques remercient chaleureusement leurs amis éditorialistes qui ont auparavant dressé un portrait élogieux de ces mêmes politiques qu'ils interrogent le reste de l'année ou dont ils commentent les déclarations. Une sorte d'entre-soi un peu hors sol. Seul François Ruffin a eu droit à un portrait au vitriol par Yves Thréard du Figaro. Mais il n'est pas venu chercher son prix. Un oubli confira-t-il après la cérémonie.

Croisée à la sortie de l'événement, nous avons demandé à Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, récompensée par le prix de la ministre de l'année, ce qu'elle pensait d'une tribune parue sur le blog des invités de Mediapart.

Les signataires demandent à "l’Etat, et en particulier au ministère de la santé, [...] de lever le voile, maintenant, sur le nombre de manifestants et de membres de forces de l’ordre:

- qui ont été hospitalisés depuis le 17 novembre 2018 et le type de blessures dont ils souffraient.

- qui ont subi des dommages irréversibles (éborgnement, diminution de l’acuité...

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Ils ne sont pas comptabilisés

En marge de l'intrigante remise des prix du Trombinoscope aux politiques, Reflets à demandé à la ministre de la santé ce qu'elle pensait de la tribune publiée sur Mediapart et qui demande à ce que soit dévoilée la liste des blessés

Agnès Buzyn - © Reflets

Ce mercredi, à l'Hôtel de Lassay, où se trouve la présidence de l'Assemblée Nationale, se tenait la 27ème cérémonie des prix du Trombinoscope. En quelques mots, c'est une cérémonie durant laquelle les éditorialistes les plus en vue font remettre des prix de meilleur ministre ou de personnalité politique de l'année (par exemple) à des politiques, par des "partenaires" qui sont des entreprises publiques ou privées. Les politiques remercient chaleureusement leurs amis éditorialistes qui ont auparavant dressé un portrait élogieux de ces mêmes politiques qu'ils interrogent le reste de l'année ou dont ils commentent les déclarations. Une sorte d'entre-soi un peu hors sol. Seul François Ruffin a eu droit à un portrait au vitriol par Yves Thréard du Figaro. Mais il n'est pas venu chercher son prix. Un oubli confira-t-il après la cérémonie.

Croisée à la sortie de l'événement, nous avons demandé à Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, récompensée par le prix de la ministre de l'année, ce qu'elle pensait d'une tribune parue sur le blog des invités de Mediapart.

Les signataires demandent à "l’Etat, et en particulier au ministère de la santé, [...] de lever le voile, maintenant, sur le nombre de manifestants et de membres de forces de l’ordre:

- qui ont été hospitalisés depuis le 17 novembre 2018 et le type de blessures dont ils souffraient.

- qui ont subi des dommages irréversibles (éborgnement, diminution de l’acuité...

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Manifestation des gilets jaunes à Paris le 2 février - Acte XIIfa44a32c-ba62-497d-8750-d4475d293735http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190203_212104_Manifestation_des_gilets_jaunes_a_Paris_le_2_fevrier_-_Acte_XIISun, 03 Feb 2019 21:21:04 +0100

Reportage photo

Rebelote : la manifestation a fini avec des affrontements violents sur la place de la République. Alors qu'il s'agissait d'une marche pour les blessés, quelques excités ont fait basculer la fin de manif dans des violences (de toutes parts)

Jérôme Rodrigues et Franck juste avant le départ de la manifestation - © Reflets

Cela devait être une manifestation en soutien aux blessés. Ceux qui ont subi la violence des armes dites "intermédiaires" mais que le fabriquant, Brügger & Thomet, appelle lui, "moins létales". Au départ de la manifestation, Jérôme Rodrigues et Franck (que nous avions interviewé pour cet article) semblaient personnifier le mouvement. Calmes et déterminés. La manifestation s'est ébranlée de la place Felix Eboué pour se rendre à la Bastille, puis à République. Les forces de l'ordre se sont à nouveau montrées très discrètes pendant tout le trajet. Les mêmes policiers que les semaines précédentes étaient présents en tête de cortège, ce dernier étant précédé par des voitures de police qui, à distance, ouvraient la route.

C'est dans le calme, comme à chaque manifestation, que le cortège a traversé les rues de Paris. Aucun incident majeur n'est intervenu. Seuls quelques antifa un peu tendus se sont opposés à des supposés membres de l'extrême-droite.

Place de la Bastille, le cortège qui a compté 13.500 manifestants selon le cabinet Occurrence et 10.500 selon la préfecture, ont fait une pause festive. De nombreuses sonos diffusaient de la musique et les gens dansaient ou parlaient politique.

Le cortège est ensuite reparti pour la République où devait se tenir une "nuit jaune". Une fois arrivée place de la République vers 15h45, les manifestants se sont éparpillés sur la place. Les forces de police, pour une fois, ont parqué...

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Reportage photo

Rebelote : la manifestation a fini avec des affrontements violents sur la place de la République. Alors qu'il s'agissait d'une marche pour les blessés, quelques excités ont fait basculer la fin de manif dans des violences (de toutes parts)

Jérôme Rodrigues et Franck juste avant le départ de la manifestation - © Reflets

Cela devait être une manifestation en soutien aux blessés. Ceux qui ont subi la violence des armes dites "intermédiaires" mais que le fabriquant, Brügger & Thomet, appelle lui, "moins létales". Au départ de la manifestation, Jérôme Rodrigues et Franck (que nous avions interviewé pour cet article) semblaient personnifier le mouvement. Calmes et déterminés. La manifestation s'est ébranlée de la place Felix Eboué pour se rendre à la Bastille, puis à République. Les forces de l'ordre se sont à nouveau montrées très discrètes pendant tout le trajet. Les mêmes policiers que les semaines précédentes étaient présents en tête de cortège, ce dernier étant précédé par des voitures de police qui, à distance, ouvraient la route.

C'est dans le calme, comme à chaque manifestation, que le cortège a traversé les rues de Paris. Aucun incident majeur n'est intervenu. Seuls quelques antifa un peu tendus se sont opposés à des supposés membres de l'extrême-droite.

Place de la Bastille, le cortège qui a compté 13.500 manifestants selon le cabinet Occurrence et 10.500 selon la préfecture, ont fait une pause festive. De nombreuses sonos diffusaient de la musique et les gens dansaient ou parlaient politique.

Le cortège est ensuite reparti pour la République où devait se tenir une "nuit jaune". Une fois arrivée place de la République vers 15h45, les manifestants se sont éparpillés sur la place. Les forces de police, pour une fois, ont parqué...

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Trump va-t-il enterrer l'OTAN ?4fb5a6d4-dd4a-4836-a495-6d3d962eb85bhttp://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190129_121448_Trump_va-t-il_enterrer_l_OTAN__Tue, 29 Jan 2019 12:14:48 +0100

Selon nos informations, c'est son projet

Le président américain envisage d'annoncer que les pays dont le budget de la défense n'atteint pas 2% de leur PIB ne seront plus défendus automatiquement en cas d'attaque.

Donal Trump - D.R.

Trump va-t-il mettre fin à la solidarité automatique en cas d'agression d'un pays membre de l'Otan ? L'annonce pourrait faire l'objet d'une bombe. Selon deux sources concordantes, Donald Trump envisagerait d'annoncer que les pays dont le budget consacré à la défense n'atteint pas 2% de leur PIB ne seront plus protégés automatiquement par l'Alliance Atlantique. Les chancelleries occidentales sont en ébullition ces jours-ci dans l'attente de cette hypothétique annonce, selon nos sources à Paris.

Pourtant cet article 5 de la charte de l'OTAN qui le prévoit est le cœur du traité : « Les parties conviennent qu'une attaque armée contre l'une ou plusieurs d'entre elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties, et en conséquence elles conviennent que, si une telle attaque se produit, chacune d'elles, dans l'exercice du droit de légitime défense, individuelle ou collective, reconnu par l'article 51 de la Charte des Nations Unies, assistera la partie ou les parties ainsi attaquées en prenant aussitôt, individuellement et d'accord avec les autres parties, telle action qu'elle jugera nécessaire, y compris l'emploi de la force armée, pour rétablir et assurer la sécurité dans la région de l'Atlantique Nord. ».

Une telle annonce par le président américain affaiblirait considérablement l'organisation, car elle mettrait en doute la...

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Selon nos informations, c'est son projet

Le président américain envisage d'annoncer que les pays dont le budget de la défense n'atteint pas 2% de leur PIB ne seront plus défendus automatiquement en cas d'attaque.

Donal Trump - D.R.

Trump va-t-il mettre fin à la solidarité automatique en cas d'agression d'un pays membre de l'Otan ? L'annonce pourrait faire l'objet d'une bombe. Selon deux sources concordantes, Donald Trump envisagerait d'annoncer que les pays dont le budget consacré à la défense n'atteint pas 2% de leur PIB ne seront plus protégés automatiquement par l'Alliance Atlantique. Les chancelleries occidentales sont en ébullition ces jours-ci dans l'attente de cette hypothétique annonce, selon nos sources à Paris.

Pourtant cet article 5 de la charte de l'OTAN qui le prévoit est le cœur du traité : « Les parties conviennent qu'une attaque armée contre l'une ou plusieurs d'entre elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties, et en conséquence elles conviennent que, si une telle attaque se produit, chacune d'elles, dans l'exercice du droit de légitime défense, individuelle ou collective, reconnu par l'article 51 de la Charte des Nations Unies, assistera la partie ou les parties ainsi attaquées en prenant aussitôt, individuellement et d'accord avec les autres parties, telle action qu'elle jugera nécessaire, y compris l'emploi de la force armée, pour rétablir et assurer la sécurité dans la région de l'Atlantique Nord. ».

Une telle annonce par le président américain affaiblirait considérablement l'organisation, car elle mettrait en doute la...

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Castaner-Nuñez, les Pasqua-Pandraud d'Emmanuel Macrona6197120-d61e-4f70-8990-42358bf59493http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190128_182831_Castaner-Nunez__les_Pasqua-Pandraud_d_Emmanuel_MacronMon, 28 Jan 2019 18:28:31 +0100

Ce gouvernement ni de droite ni de gauche est en fait aussi à droite que Charles Pasqua

En matière de "maintien de l'ordre", le gouvernement actuel n'a rien à envier à Charles Pasqua et à son factotum Robert Pandraud. Il a même réactivé les voltigeurs, dissous après la mort de Malik Oussekine.

Plaque commémorative rue Monsieur-le-Prince - https://commons.wikimedia.org/wiki/User:LPLT - CC BY-SA 3.0

Pour les plus vieux d'entre nous, la situation actuelle fait remonter des souvenirs. Le 6 décembre 1986, Malik Oussekine, étudiant franco-algérien de l’École supérieure des professions immobilières, qui sort d'une boite de jazz est pris en chasse par les "voltigeurs". Ce corps de police est constitué d'équipes de deux policiers. L'un conduit, l'autre est armé d'un "bidule", une longue matraque. Malik Oussekine, qui n'a rien a voir avec les événements de l'époque (occupation des facs et manifs contre la loi Devaquet), se réfugie dans un hall d'immeuble. Un fonctionnaire des finances le laisse entrer. Mais les policiers le suivent et le tabassent. Malik Oussekine souffrait d'une insuffisance rénale. Ce qui fait dire à l'époque à Robert Pandraud : « La mort d'un jeune homme est toujours regrettable, mais je suis père de famille, et si j'avais un fils sous dialyse je l'empêcherais de faire le con dans la nuit. […] Ce n'était pas le héros des étudiants français qu'on a dit ». A la suite de cette bavure policière, le bataillon des voltigeurs est démantelé. Pourtant, à l'occasion des manifestations des gilets jaunes, le gouvernement en place a réintroduit des voltigeurs dans Paris. Cette fois, les policiers ne sont plus armés du fameux "bidule", mais de tireurs de balles de défense, les LBD 40.

Charles Pasqua et Robert Pandraud ont longtemps incarné ce que la droite de gouvernement...

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Ce gouvernement ni de droite ni de gauche est en fait aussi à droite que Charles Pasqua

En matière de "maintien de l'ordre", le gouvernement actuel n'a rien à envier à Charles Pasqua et à son factotum Robert Pandraud. Il a même réactivé les voltigeurs, dissous après la mort de Malik Oussekine.

Plaque commémorative rue Monsieur-le-Prince - https://commons.wikimedia.org/wiki/User:LPLT - CC BY-SA 3.0

Pour les plus vieux d'entre nous, la situation actuelle fait remonter des souvenirs. Le 6 décembre 1986, Malik Oussekine, étudiant franco-algérien de l’École supérieure des professions immobilières, qui sort d'une boite de jazz est pris en chasse par les "voltigeurs". Ce corps de police est constitué d'équipes de deux policiers. L'un conduit, l'autre est armé d'un "bidule", une longue matraque. Malik Oussekine, qui n'a rien a voir avec les événements de l'époque (occupation des facs et manifs contre la loi Devaquet), se réfugie dans un hall d'immeuble. Un fonctionnaire des finances le laisse entrer. Mais les policiers le suivent et le tabassent. Malik Oussekine souffrait d'une insuffisance rénale. Ce qui fait dire à l'époque à Robert Pandraud : « La mort d'un jeune homme est toujours regrettable, mais je suis père de famille, et si j'avais un fils sous dialyse je l'empêcherais de faire le con dans la nuit. […] Ce n'était pas le héros des étudiants français qu'on a dit ». A la suite de cette bavure policière, le bataillon des voltigeurs est démantelé. Pourtant, à l'occasion des manifestations des gilets jaunes, le gouvernement en place a réintroduit des voltigeurs dans Paris. Cette fois, les policiers ne sont plus armés du fameux "bidule", mais de tireurs de balles de défense, les LBD 40.

Charles Pasqua et Robert Pandraud ont longtemps incarné ce que la droite de gouvernement...

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Manifestation des gilets jaunes, le 26 janvier à Parisec1ad83c-8ce2-431e-963f-e47bfd9c4aa0http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190127_144804_Manifestation_des_gilets_jaunes__le_26_janvier_a_ParisSun, 27 Jan 2019 14:48:04 +0100

Reportage photo - Acte XI

Quatre cortèges ont défilé samedi dans les rues de la capitale. Le nombre de manifestants est resté très élevé. Quelques heurts ont opposé manifestants et forces de l'ordre qui ont continué à utiliser les LBD 40.

Le cortège, samedi 26 janvier - © Reflets

Comme le samedi précédent, les forces de l'ordre ont été très discrètes pendant les manifestations, se cachant dans les rues parallèles au défilé. En revanche, elles étaient positionnées à l'arrivée des cortèges, place de la Bastille et de la République notamment, initiant immédiatement après l'arrivée des gilets jaunes, une nasse. Toutes les rues donnant sur les places étaient bloquées par des cars de police, des canons à eau et des centaines de membres des forces de l'ordre.

A l'arrivée du cortège sur la Place de la Bastille des heurts ont éclaté à l'angle de la rue Saint-Antoine. Les forces de l'ordre ont répliqué avec un canon à eau. La place de la Bastille étant en travaux et n'ayant pas été dégagée avant la manifestation, quelques manifestants ont trouvé sur place des cailloux et des pavés qu'ils ont envoyé sur les policiers. La tension est rapidement montée et les forces de l'ordre ont fait des incursions sur la place en la noyant sus les gaz lacrymogènes et en utilisant les LBD.

Jérôme Rodrigues, une des figures du mouvement, a été blessé grièvement et a annoncé par la suite avoir perdu son œil. Il était en train de filmer les événements sur la Place de la Bastille et diffusait en direct lorsqu'il a été touché. Rapidement, les forces de l'ordre ont mis en place un cordon autour de lui. Mais pour disperser les manifestants qui conspuaient le cordon, des gaz lacrymogènes ont été utilisés. Le vent a alors ramené le nuage...

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Reportage photo - Acte XI

Quatre cortèges ont défilé samedi dans les rues de la capitale. Le nombre de manifestants est resté très élevé. Quelques heurts ont opposé manifestants et forces de l'ordre qui ont continué à utiliser les LBD 40.

Le cortège, samedi 26 janvier - © Reflets

Comme le samedi précédent, les forces de l'ordre ont été très discrètes pendant les manifestations, se cachant dans les rues parallèles au défilé. En revanche, elles étaient positionnées à l'arrivée des cortèges, place de la Bastille et de la République notamment, initiant immédiatement après l'arrivée des gilets jaunes, une nasse. Toutes les rues donnant sur les places étaient bloquées par des cars de police, des canons à eau et des centaines de membres des forces de l'ordre.

A l'arrivée du cortège sur la Place de la Bastille des heurts ont éclaté à l'angle de la rue Saint-Antoine. Les forces de l'ordre ont répliqué avec un canon à eau. La place de la Bastille étant en travaux et n'ayant pas été dégagée avant la manifestation, quelques manifestants ont trouvé sur place des cailloux et des pavés qu'ils ont envoyé sur les policiers. La tension est rapidement montée et les forces de l'ordre ont fait des incursions sur la place en la noyant sus les gaz lacrymogènes et en utilisant les LBD.

Jérôme Rodrigues, une des figures du mouvement, a été blessé grièvement et a annoncé par la suite avoir perdu son œil. Il était en train de filmer les événements sur la Place de la Bastille et diffusait en direct lorsqu'il a été touché. Rapidement, les forces de l'ordre ont mis en place un cordon autour de lui. Mais pour disperser les manifestants qui conspuaient le cordon, des gaz lacrymogènes ont été utilisés. Le vent a alors ramené le nuage...

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Le fabriquant du LBD 40 sur un volcan268cd31c-f66c-4601-9ce3-20d6980f9375http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190125_141610_Le_fabriquant_du_LBD_40_sur_un_volcanFri, 25 Jan 2019 14:16:10 +0100

C'est pas moi c'est l'autre...

Le fabriquant du LBD 40 utilisé par les forces de l'ordre sort de son silence, confirmant plusieurs soupçons de Reflets...

Pan ! T'es "moins" mort... - © Reflets

C'est un exercice de haute voltige pour Brügger & Thomet, le fabriquant du lanceur de balles de défense utilisé par les forces de l'ordre françaises : expliquer que ce n'est pas de sa faute si les manifestants sont mutilés, sans se fâcher avec Paris, son très bon client. B & T a publié ce matin un communiqué de presse qui confirme un certain nombre de soupçons que Reflets pouvait avoir après avoir enquêté sur le LBD. Dans un précédent article, nous avions expliqué que contrairement à ce qui était souvent écrit pour "excuser" les tirs dans la tête, le LBD 40 de B & T est une arme très précise. D'autant plus que les LBD en usage au sein des forces de l'ordre en France sont tous équipés d'une viseur holographique de la marque EOTech. Point visé, point atteint... En fait, selon B & T, la faute reviendrait aux munitions utilisées par les forces de l'ordre françaises.

Mais revenons à la source. Le support de vente de B & T pour son LBD est affirmatif, son arme est très précise :

Argumentaire de vente B & T pour le GL06 - B & T
Argumentaire de vente B & T pour le GL06 - B & T

Selon le fabriquant, le LBD 40 GL06 touche sa cible avec une marge d'erreur de 10 centimètres à 50 mètres (sans le viseur EOTech). En outre, le fabriquant souligne que son arme, lorsque dotée d'un viseur laser en fait un outil utilisable par des tireurs peu expérimentés. En l'occurence, B & T fait référence à un pointeur laser. Un outil qui permet de dessiner un point rouge...

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C'est pas moi c'est l'autre...

Le fabriquant du LBD 40 utilisé par les forces de l'ordre sort de son silence, confirmant plusieurs soupçons de Reflets...

Pan ! T'es "moins" mort... - © Reflets

C'est un exercice de haute voltige pour Brügger & Thomet, le fabriquant du lanceur de balles de défense utilisé par les forces de l'ordre françaises : expliquer que ce n'est pas de sa faute si les manifestants sont mutilés, sans se fâcher avec Paris, son très bon client. B & T a publié ce matin un communiqué de presse qui confirme un certain nombre de soupçons que Reflets pouvait avoir après avoir enquêté sur le LBD. Dans un précédent article, nous avions expliqué que contrairement à ce qui était souvent écrit pour "excuser" les tirs dans la tête, le LBD 40 de B & T est une arme très précise. D'autant plus que les LBD en usage au sein des forces de l'ordre en France sont tous équipés d'une viseur holographique de la marque EOTech. Point visé, point atteint... En fait, selon B & T, la faute reviendrait aux munitions utilisées par les forces de l'ordre françaises.

Mais revenons à la source. Le support de vente de B & T pour son LBD est affirmatif, son arme est très précise :

Argumentaire de vente B & T pour le GL06 - B & T
Argumentaire de vente B & T pour le GL06 - B & T

Selon le fabriquant, le LBD 40 GL06 touche sa cible avec une marge d'erreur de 10 centimètres à 50 mètres (sans le viseur EOTech). En outre, le fabriquant souligne que son arme, lorsque dotée d'un viseur laser en fait un outil utilisable par des tireurs peu expérimentés. En l'occurence, B & T fait référence à un pointeur laser. Un outil qui permet de dessiner un point rouge...

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Grand débat national : une parole fluide mais des doutes sur l'issueb4fd29b4-595e-40c6-a3b3-9ff29ed5e186http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190121_183158_Grand_debat_national___une_parole_fluide_mais_des_doutes_sur_l_issueMon, 21 Jan 2019 18:31:58 +0100

Reportage à Villiers-le-bel

Reflets s’est rendu vendredi soir dans cette ville du Val d’Oise. Beaucoup des participants disent jouer le jeu mais douter de la sincérité de Macron

Débat national à Villiers le Bel - © Reflets

Une dame âgée voilée monte péniblement les marches de la mairie de Villiers-le-bel, une commune du Val-d’Oise. Mais elle tenait absolument à participer au débat national. Dans la salle des fêtes, des tables de huit ont été disposées. Les participants s’installent. A 20h, la salle affiche complet avec environ 70 participants.

« J’ai décidé de jouer le jeu en organisant cinq débats dans ma ville, un par quartier, déclare Jean-Louis Marsac, le maire divers gauche. Et pourtant je ne suis pas du tout macroniste. Mais c’est important de donner la parole aux citoyens. Aucun élu ne prendra la parole ce soir. Nous ne voulons pas avoir l’impression de récupérer le débat. Je suis là pour observer, on laisse parler, on observe. » Dans un coin de la salle, un autre observe discrètement avec intérêt : c’est Youssef Elouargui, le responsable local et départemental de la République en marche.

« Nous enverrons toutes les contributions brutes, sans synthèse, au préfet, détaille le maire. Ensuite, je ne sais pas comment ça sera traité. J’espère que ça servira à quelque chose… »

Colette, une responsable d’un conseil de quartier, a été choisie pour lancer et animer le débat. « L’important, c’est de vous écouter. Chacun est libre de s’exprimer, quelques soient ses opinions. Je vous demande de choisir un rapporteur pour qu’il note sur la feuille tout ce qui est proposé pour les quatre thématiques du débat : la transition écologique, la fiscalité, la démocratie et la citoyenneté,...

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Reportage à Villiers-le-bel

Reflets s’est rendu vendredi soir dans cette ville du Val d’Oise. Beaucoup des participants disent jouer le jeu mais douter de la sincérité de Macron

Débat national à Villiers le Bel - © Reflets

Une dame âgée voilée monte péniblement les marches de la mairie de Villiers-le-bel, une commune du Val-d’Oise. Mais elle tenait absolument à participer au débat national. Dans la salle des fêtes, des tables de huit ont été disposées. Les participants s’installent. A 20h, la salle affiche complet avec environ 70 participants.

« J’ai décidé de jouer le jeu en organisant cinq débats dans ma ville, un par quartier, déclare Jean-Louis Marsac, le maire divers gauche. Et pourtant je ne suis pas du tout macroniste. Mais c’est important de donner la parole aux citoyens. Aucun élu ne prendra la parole ce soir. Nous ne voulons pas avoir l’impression de récupérer le débat. Je suis là pour observer, on laisse parler, on observe. » Dans un coin de la salle, un autre observe discrètement avec intérêt : c’est Youssef Elouargui, le responsable local et départemental de la République en marche.

« Nous enverrons toutes les contributions brutes, sans synthèse, au préfet, détaille le maire. Ensuite, je ne sais pas comment ça sera traité. J’espère que ça servira à quelque chose… »

Colette, une responsable d’un conseil de quartier, a été choisie pour lancer et animer le débat. « L’important, c’est de vous écouter. Chacun est libre de s’exprimer, quelques soient ses opinions. Je vous demande de choisir un rapporteur pour qu’il note sur la feuille tout ce qui est proposé pour les quatre thématiques du débat : la transition écologique, la fiscalité, la démocratie et la citoyenneté,...

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Manifestation des gilets jaunes à Paris le 19 janvier 2019 5f6619f1-06d6-48ca-ab69-eb5762dfb903http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190119_232031_Manifestation_des_gilets_jaunes_a_Paris_le_19_janvier_2019_Sat, 19 Jan 2019 23:20:31 +0100

Reportage photo - Acte X

La présence policière réduite au strict minimum a permis à la manifestation de se dérouler dans le calme. A peu près 10.000 personnes ont parcouru 16 km dans la capitale.

Un casque punk fabriqué avec des projectiles de LBD 40 - © Reflets

Signe d'un changement ? La manifestation déclarée du 19 janvier a été précédée dans sa progression par des cars de police, elle comptait en début de cortège au moins trois policiers en civil, identifiés par un brassard. Le mouvement s'institutionnalise un peu. Dans le service d'ordre, apparu il y a quelques temps mais très présent ce samedi, pas mal de tenues militaires et de bérets de toutes les couleurs. Autre particularité de cet Acte X, la présence dans le début du cortège de membres de groupuscules d'extrême-droite. Les antifa ont d'ailleurs tenté de les éjecter du cortège, avec plus ou moins de succès. Quelques affrontements ont donc eu lieu au sein même du cortège. Tandis que des manifestants portant des banderoles favorables aux migrants se frittaient avec les militants d'extrême-droite, à quelques dizaines de mètres, d'autre manifestants tentaient d'arracher leurs drapeaux à quelques membres de la CGT.

En fin de manifestation, quelques heurts avec les forces de police ont eu lieu derrière les invalides, et même si certains blessés par LBD sont à déplorer, l'usage de ce dernier était en diminution dans une proportion monumentale.

La multiplication des articles sur les blessés par tirs de LBD et des reportages TV sur ce sujets, la timeline de David Dufresne, ont probablement poussé les autorités à demander à leurs troupes de mettre un peu le holà à l'usage de cette arme qui a éborgné tant de manifestants.

Avant le départ, aux Invalides, le message du jour est clair : protester contre les violences policières - © Reflets
Avant le départ, aux...

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Reportage photo - Acte X

La présence policière réduite au strict minimum a permis à la manifestation de se dérouler dans le calme. A peu près 10.000 personnes ont parcouru 16 km dans la capitale.

Un casque punk fabriqué avec des projectiles de LBD 40 - © Reflets

Signe d'un changement ? La manifestation déclarée du 19 janvier a été précédée dans sa progression par des cars de police, elle comptait en début de cortège au moins trois policiers en civil, identifiés par un brassard. Le mouvement s'institutionnalise un peu. Dans le service d'ordre, apparu il y a quelques temps mais très présent ce samedi, pas mal de tenues militaires et de bérets de toutes les couleurs. Autre particularité de cet Acte X, la présence dans le début du cortège de membres de groupuscules d'extrême-droite. Les antifa ont d'ailleurs tenté de les éjecter du cortège, avec plus ou moins de succès. Quelques affrontements ont donc eu lieu au sein même du cortège. Tandis que des manifestants portant des banderoles favorables aux migrants se frittaient avec les militants d'extrême-droite, à quelques dizaines de mètres, d'autre manifestants tentaient d'arracher leurs drapeaux à quelques membres de la CGT.

En fin de manifestation, quelques heurts avec les forces de police ont eu lieu derrière les invalides, et même si certains blessés par LBD sont à déplorer, l'usage de ce dernier était en diminution dans une proportion monumentale.

La multiplication des articles sur les blessés par tirs de LBD et des reportages TV sur ce sujets, la timeline de David Dufresne, ont probablement poussé les autorités à demander à leurs troupes de mettre un peu le holà à l'usage de cette arme qui a éborgné tant de manifestants.

Avant le départ, aux Invalides, le message du jour est clair : protester contre les violences policières - © Reflets
Avant le départ, aux...

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Un petit pas vers la femme, un grand pas pour l'humanité11c664d5-ebc5-439c-be28-bf30d6b175d9http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190118_142939_Un_petit_pas_vers_la_femme__un_grand_pas_pour_l_humaniteFri, 18 Jan 2019 14:29:39 +0100

Libérer la moitié de l'humanité pour nous sauver tous.

Depuis début janvier, les femmes ont fait un pas en avant dans le mouvement des gilets jaunes. Après avoir participé à l'acte VIII, elles ont remis le couvert et sont descendues de nouveau dans la rue le lendemain pour mettre en avant une image "inédite" du mouvement. Une image plus pacifique pour contrer la sur-médiatisation de la violence. Pour ramener le débat sur le fond.

Le Witch Bloc : militantes, écoféministes, émeutières - Le Journal Des Femmes

Mais l'engagement des femmes dans cette révolte n'est pas nouveau. Les premières études sociologiques sérieuses du mouvement témoignent d'une proportion de 45% de femmes, une donnée relativement classique pour les mouvements sociaux. Mais certaines choses ont changé. Elles sont souvent à l'initiative et se retrouvent plus souvent aux postes de représentation, un fait relativement nouveau, surtout pour les campagnes. Elles peuvent être retraitées ou venir de milieux populaires. Ce sont celles qui ont souvent du mal à finir les fins de mois. Elle peuvent être célibataires ou soutiennent seule leur famille. Elles sont souvent employées et sont, pour nombre d'entre elles, dédiées au "care" ou "prendre soin des autres". Une catégorie socio-professionnelle appelée aussi "cols roses", et rassemblant les infirmières, les aides à domiciles, les femmes de ménages, les professeurs, les animatrices et bien d'autres.

C'est une très bonne nouvelle. Non pas parce qu'elles pourraient amener une image différente au mouvement. Non pas parce que les CRS auraient plus de mal à tirer sur des femmes. Mais parce que la véritable révolution viendra d'elles.

Voyages dans une vision alternative et radicale du féminisme et de la lutte contre le capitalisme mondialisé.

Sans commentaires - Hans Lucas
Sans commentaires - Hans Lucas

Le laboratoire islandais

Octobre 2008, l'Islande s'enfonce dans la crise financière.

En l'espace de trois jours, 85%...

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Libérer la moitié de l'humanité pour nous sauver tous.

Depuis début janvier, les femmes ont fait un pas en avant dans le mouvement des gilets jaunes. Après avoir participé à l'acte VIII, elles ont remis le couvert et sont descendues de nouveau dans la rue le lendemain pour mettre en avant une image "inédite" du mouvement. Une image plus pacifique pour contrer la sur-médiatisation de la violence. Pour ramener le débat sur le fond.

Le Witch Bloc : militantes, écoféministes, émeutières - Le Journal Des Femmes

Mais l'engagement des femmes dans cette révolte n'est pas nouveau. Les premières études sociologiques sérieuses du mouvement témoignent d'une proportion de 45% de femmes, une donnée relativement classique pour les mouvements sociaux. Mais certaines choses ont changé. Elles sont souvent à l'initiative et se retrouvent plus souvent aux postes de représentation, un fait relativement nouveau, surtout pour les campagnes. Elles peuvent être retraitées ou venir de milieux populaires. Ce sont celles qui ont souvent du mal à finir les fins de mois. Elle peuvent être célibataires ou soutiennent seule leur famille. Elles sont souvent employées et sont, pour nombre d'entre elles, dédiées au "care" ou "prendre soin des autres". Une catégorie socio-professionnelle appelée aussi "cols roses", et rassemblant les infirmières, les aides à domiciles, les femmes de ménages, les professeurs, les animatrices et bien d'autres.

C'est une très bonne nouvelle. Non pas parce qu'elles pourraient amener une image différente au mouvement. Non pas parce que les CRS auraient plus de mal à tirer sur des femmes. Mais parce que la véritable révolution viendra d'elles.

Voyages dans une vision alternative et radicale du féminisme et de la lutte contre le capitalisme mondialisé.

Sans commentaires - Hans Lucas
Sans commentaires - Hans Lucas

Le laboratoire islandais

Octobre 2008, l'Islande s'enfonce dans la crise financière.

En l'espace de trois jours, 85%...

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Manifestation des gilets jaunes à Paris le 12 janvier 2019 f3560eb0-3512-4fa7-8b45-1fa8c26a8d81http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190113_002308_Manifestation_des_gilets_jaunes_a_Paris_le_12_janvier_2019_Sun, 13 Jan 2019 00:23:08 +0100

Reportage photo

La mobilisation ne faiblit pas en ce début d'année. Un long cortège s'est formé entre le boulevard Sébastopol et la place de l’Étoile ce samedi 12 janvier. Une fois arrivés à l’Étoile, les manifestants ont été encerclés par la police et les affrontements ont débuté. Les tirs de LBD 40 dans la tête ont été nombreux.

Sur le parcours - © Reflets

Les semaines passent et les manifestations se ressemblent. Un très long cortège s'est formé depuis le boulevard Sébastopol et s'est dirigé vers la place de l’Étoile. Difficile d'estimer avec précision le nombre de participants, mais il est probable que le chiffre de 8000 annoncé par le ministère de l'Intérieur soit à nouveau en deçà de la réalité.

Le défilé de gilets jaunes s'est déroulé sans incidents entre Bercy et la place de l’Étoile. Les forces de l'ordre restant hors de vue pendant tout le parcours.

En revanche, à peine arrivés sur la place, les manifestants ont été encerclés. Les camions de police, les canons à eau, les blindés sont sont immédiatement positionnés de manière à fermer toutes les avenues donnant sur l’Étoile.

Certains manifestants se sont, comme chaque samedi rapprochés des forces de l'ordre qui ont très rapidement fait usage de gaz lacrymogènes de manière assez massive. La tension est évidemment montée. Quelques projectiles ont volé en direction des forces de l'ordre. Au lieu de continuer de répondre avec les gaz lacrymogènes qui fonctionnent parfaitement pour disperser la foule, les policiers ont riposté avec des LBD 40. De nombreux manifestants ont été touchés à la tête. Selon un "medic" croisé en fin de manif, sans doute une dizaine.

Selon un policier, ce dispositif sert à enfermer pour ensuite laisser passer au compte goutte ceux qui veulent bien se disperser lorsque le moment de la fin de manif est...

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Reportage photo

La mobilisation ne faiblit pas en ce début d'année. Un long cortège s'est formé entre le boulevard Sébastopol et la place de l’Étoile ce samedi 12 janvier. Une fois arrivés à l’Étoile, les manifestants ont été encerclés par la police et les affrontements ont débuté. Les tirs de LBD 40 dans la tête ont été nombreux.

Sur le parcours - © Reflets

Les semaines passent et les manifestations se ressemblent. Un très long cortège s'est formé depuis le boulevard Sébastopol et s'est dirigé vers la place de l’Étoile. Difficile d'estimer avec précision le nombre de participants, mais il est probable que le chiffre de 8000 annoncé par le ministère de l'Intérieur soit à nouveau en deçà de la réalité.

Le défilé de gilets jaunes s'est déroulé sans incidents entre Bercy et la place de l’Étoile. Les forces de l'ordre restant hors de vue pendant tout le parcours.

En revanche, à peine arrivés sur la place, les manifestants ont été encerclés. Les camions de police, les canons à eau, les blindés sont sont immédiatement positionnés de manière à fermer toutes les avenues donnant sur l’Étoile.

Certains manifestants se sont, comme chaque samedi rapprochés des forces de l'ordre qui ont très rapidement fait usage de gaz lacrymogènes de manière assez massive. La tension est évidemment montée. Quelques projectiles ont volé en direction des forces de l'ordre. Au lieu de continuer de répondre avec les gaz lacrymogènes qui fonctionnent parfaitement pour disperser la foule, les policiers ont riposté avec des LBD 40. De nombreux manifestants ont été touchés à la tête. Selon un "medic" croisé en fin de manif, sans doute une dizaine.

Selon un policier, ce dispositif sert à enfermer pour ensuite laisser passer au compte goutte ceux qui veulent bien se disperser lorsque le moment de la fin de manif est...

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Gilets jaunes : la potentielle erreur historique d'Emmanuel Macron0f3f9a9d-02cc-4110-80c7-f9c3dd054bd9http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190109_141329_Gilets_jaunes___la_potentielle_erreur_historique_d_Emmanuel_MacronWed, 09 Jan 2019 14:13:29 +0100

La réponse à une crise politique doit être politique

"Tu vas voir ta gueule à la récré" n'est sans doute pas la réponse qu'attendaient les Français. Si le mouvement actuel est historique (ce qui reste à prouver), alors, la réponse de l'exécutif, comme celle d'autres avant lui, devrait être politique.

Tract de Mai 68 - D.R.

Vivons-nous un moment historique ? L'avenir le dira et bien malin celui qui pourrait l'affirmer. Ce qui est certain, c'est qu'une large majorité des Français approuve le mouvement des gilets jaunes. Tous ne participent pas aux manifestations, mais ils approuvent. La crise en cours est éminemment politique. Il s'agit d'un rejet complet du contrat social qui nous unit comme peuple. Ce contrat social, nous y souscrivons en abandonnant une partie de notre liberté en tant qu'individus, pour en retirer d'autres avantages. Or il semble que pour une multitude de Français, les avantages ne sont plus suffisants pour accepter de renoncer à leur liberté. Bien entendu, le mouvement n'est pas uniforme. Bien entendu, on trouve dans le lot des gilets jaunes des gens d'extrême-droite, des complotistes. Peut-être même des "factieux", comme les désigne en bloc le gouvernement. Mais il va bien falloir faire avec. Car le peuple français, c'est aussi 10 638 475 personnes, soit près de 34% des inscrits, qui ont voté pour Marine Le Pen. On peut le déplorer, mais la démocratie c'est aussi de savoir faire avec. La crise est politique, globale, dure et longue. Il faut en sortir. Non pas parce que l'économie va en souffrir, elle souffre de bien d'autres choses et bien plus violemment, mais parce qu'il faut impérativement reconstruire un contrat social acceptable par la majorité. Si la seule réponse est une répression violente...

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La réponse à une crise politique doit être politique

"Tu vas voir ta gueule à la récré" n'est sans doute pas la réponse qu'attendaient les Français. Si le mouvement actuel est historique (ce qui reste à prouver), alors, la réponse de l'exécutif, comme celle d'autres avant lui, devrait être politique.

Tract de Mai 68 - D.R.

Vivons-nous un moment historique ? L'avenir le dira et bien malin celui qui pourrait l'affirmer. Ce qui est certain, c'est qu'une large majorité des Français approuve le mouvement des gilets jaunes. Tous ne participent pas aux manifestations, mais ils approuvent. La crise en cours est éminemment politique. Il s'agit d'un rejet complet du contrat social qui nous unit comme peuple. Ce contrat social, nous y souscrivons en abandonnant une partie de notre liberté en tant qu'individus, pour en retirer d'autres avantages. Or il semble que pour une multitude de Français, les avantages ne sont plus suffisants pour accepter de renoncer à leur liberté. Bien entendu, le mouvement n'est pas uniforme. Bien entendu, on trouve dans le lot des gilets jaunes des gens d'extrême-droite, des complotistes. Peut-être même des "factieux", comme les désigne en bloc le gouvernement. Mais il va bien falloir faire avec. Car le peuple français, c'est aussi 10 638 475 personnes, soit près de 34% des inscrits, qui ont voté pour Marine Le Pen. On peut le déplorer, mais la démocratie c'est aussi de savoir faire avec. La crise est politique, globale, dure et longue. Il faut en sortir. Non pas parce que l'économie va en souffrir, elle souffre de bien d'autres choses et bien plus violemment, mais parce qu'il faut impérativement reconstruire un contrat social acceptable par la majorité. Si la seule réponse est une répression violente...

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Les blessés éborgnés par les forces de l'ordre ne le sont pas par accidentfbe9cb9c-2d45-4fab-b3b9-ba250f42da14http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190108_193821_Les_blesses_eborgnes_par_les_forces_de_l_ordre_ne_le_sont_pas_par_accidentTue, 08 Jan 2019 19:38:21 +0100

Le LBD 40 doit être retiré de la liste des armes de maintien de l'ordre

Selon le décompte partiel du collectif Désarmons-les, douze personnes ont perdu un œil dans la répression du mouvement des gilets jaunes. Quatre ont perdu une main. Les tirs de balles en caoutchouc avec les LBD 40 ne sont pas, contrairement à ce qu'affirme la police, imprécis. Enquête.

Franck, 20 ans, victime d'un tir de LBD 40. Il a perdu son oeil. - © Reflets

Derrière les chiffres froids des blessés, il y a des êtres humains, des souffrances, des séquelles qui resteront à vie. Franck, par exemple, a vingt ans. Le premier décembre 2018, il parlait avec sa mère au téléphone pour la rassurer alors que les manifestants étaient nassés autour de la place de l’Étoile. Il est soudain frappé au visage par un projectile tiré par un LBD 40 (lanceur de balles de calibre 40 mm), la nouvelle arme à la mode pour le maintien de l’ordre. Au cours des manifestations parisiennes couvertes par Reflets, nous avons pu constater la présence massive de cette arme dans les mains des forces de l'ordre engagées. Comme s'il était désormais impossible de contenir une manifestation sans cette arme. Qu'il s'agisse de policiers en civil ou de policiers en tenue, tous les groupes croisés disposent de ces lanceurs de balles en caoutchouc. Le LBD 40 a remplacé le "Flash Ball". Il est plus puissant (il porte plus loin) et il est plus précis.

Comparatif des différents lanceurs de balles en caoutchouc réalisé par la police - Document Taranis.
Comparatif des différents lanceurs de balles en caoutchouc réalisé par la police - Document Taranis.

«On voulait marcher symboliquement mais les lacrymogènes tombaient en pluie. On ne pouvait pas fuir, nous étions encerclés», explique Franck d'une voix posée. A terre, après avoir été percuté par un tir de LBD 40, un CRS lui appose une couverture de survie et, contrairement aux devoirs du fonctionnaire de police, celui-ci s’éloigne. Ce sont deux gilets jaunes qui vont le prendre en charge,...

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Le LBD 40 doit être retiré de la liste des armes de maintien de l'ordre

Selon le décompte partiel du collectif Désarmons-les, douze personnes ont perdu un œil dans la répression du mouvement des gilets jaunes. Quatre ont perdu une main. Les tirs de balles en caoutchouc avec les LBD 40 ne sont pas, contrairement à ce qu'affirme la police, imprécis. Enquête.

Franck, 20 ans, victime d'un tir de LBD 40. Il a perdu son oeil. - © Reflets

Derrière les chiffres froids des blessés, il y a des êtres humains, des souffrances, des séquelles qui resteront à vie. Franck, par exemple, a vingt ans. Le premier décembre 2018, il parlait avec sa mère au téléphone pour la rassurer alors que les manifestants étaient nassés autour de la place de l’Étoile. Il est soudain frappé au visage par un projectile tiré par un LBD 40 (lanceur de balles de calibre 40 mm), la nouvelle arme à la mode pour le maintien de l’ordre. Au cours des manifestations parisiennes couvertes par Reflets, nous avons pu constater la présence massive de cette arme dans les mains des forces de l'ordre engagées. Comme s'il était désormais impossible de contenir une manifestation sans cette arme. Qu'il s'agisse de policiers en civil ou de policiers en tenue, tous les groupes croisés disposent de ces lanceurs de balles en caoutchouc. Le LBD 40 a remplacé le "Flash Ball". Il est plus puissant (il porte plus loin) et il est plus précis.

Comparatif des différents lanceurs de balles en caoutchouc réalisé par la police - Document Taranis.
Comparatif des différents lanceurs de balles en caoutchouc réalisé par la police - Document Taranis.

«On voulait marcher symboliquement mais les lacrymogènes tombaient en pluie. On ne pouvait pas fuir, nous étions encerclés», explique Franck d'une voix posée. A terre, après avoir été percuté par un tir de LBD 40, un CRS lui appose une couverture de survie et, contrairement aux devoirs du fonctionnaire de police, celui-ci s’éloigne. Ce sont deux gilets jaunes qui vont le prendre en charge,...

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Manifestation des gilets jaunes à Paris le 5 janvier 2019 45ad054c-bcd0-4201-b51a-b19f3e0c3c02http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20190105_231118_Manifestation_des_gilets_jaunes_a_Paris_le_5_janvier_2019_Sat, 05 Jan 2019 23:11:18 +0100

Reportage photo

On était prévenus par le gouvernement, ceux qui continueraient à manifester seraient des "factieux" et les débordements seraient réprimés "sans concession". Plusieurs milliers de "factieux" ont donc défilé samedi dans les rue de la capitale. Les gaz et les LDB étaient de sortie.

Au calme, sur les quais à Paris, le 5 janvier 2019 - © Reflets

Le ministère de l'Intérieur a encore brillé en annonçant samedi soir 3500 gilets jaunes dans la capitale. En fait, ils devaient être beaucoup plus proches de 6000. Si des heurts ont opposé quelques manifestants aux forces de l'ordre, la majorité des "factieux" étaient des gens tout à fait normaux. Souvent des papys et des mamies, des gens en chaise roulante... Leur tort ? S'accrocher à leurs revendications. Alors que deux manifestations étaient annoncées comme déclarées, l'une jusqu'à la Bourse et l'autre de l'Hôtel de Ville à l'Assemblée nationale, la police a soudain bloqué le cortège qui s'étendait de Notre-Dame au musée d'Orsay. Pas question d'aller devant l'assemblée, explique un CRS. Des heurts se sont déroulés devant le musée, à l'angle de la rue de Solférino.

Début de manif, l'ambiance est décontractée, peu à peu les groupes de gilets jaunes se retrouvent et marchent vers la Bourse depuis Saint-Lazare. - © Reflets
Début de manif, l'ambiance est décontractée, peu à peu les groupes de gilets jaunes se retrouvent et marchent vers la Bourse depuis Saint-Lazare. - Reflets

Cet ancien militaire était au Liban. Il explique qu'on lui a appris à défendre la France et le peuple. Et "le peuple est ici", ajoute-t-il. - © Reflets
Cet ancien militaire était au Liban. Il explique qu'on lui a appris à défendre la France et le peuple. Et "le peuple est ici", ajoute-t-il. - Reflets

La cible des manifestants reste Emmanuel Macron - © Reflets
La cible des manifestants reste Emmanuel Macron - Reflets

Si en début d'après-midi la police se fait discrète, elle est bien là, au cas où, et les grenades sont prêtes à être lancées... - © Reflets
Si en début d'après-midi la police se fait discrète, elle est bien là, au cas où, et les grenades sont prêtes à être lancées... - Reflets

On a croisé le roi des gilets jaunes - © Reflets
On a croisé le roi des gilets jaunes - Reflets

Et le gentil photographe qui est là chaque semaine aussi - © Reflets
Et le gentil photographe qui est là chaque semaine aussi - Reflets

Est-ce que résister c'est être factieux ? - © Reflets
Est-ce...

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Reportage photo

On était prévenus par le gouvernement, ceux qui continueraient à manifester seraient des "factieux" et les débordements seraient réprimés "sans concession". Plusieurs milliers de "factieux" ont donc défilé samedi dans les rue de la capitale. Les gaz et les LDB étaient de sortie.

Au calme, sur les quais à Paris, le 5 janvier 2019 - © Reflets

Le ministère de l'Intérieur a encore brillé en annonçant samedi soir 3500 gilets jaunes dans la capitale. En fait, ils devaient être beaucoup plus proches de 6000. Si des heurts ont opposé quelques manifestants aux forces de l'ordre, la majorité des "factieux" étaient des gens tout à fait normaux. Souvent des papys et des mamies, des gens en chaise roulante... Leur tort ? S'accrocher à leurs revendications. Alors que deux manifestations étaient annoncées comme déclarées, l'une jusqu'à la Bourse et l'autre de l'Hôtel de Ville à l'Assemblée nationale, la police a soudain bloqué le cortège qui s'étendait de Notre-Dame au musée d'Orsay. Pas question d'aller devant l'assemblée, explique un CRS. Des heurts se sont déroulés devant le musée, à l'angle de la rue de Solférino.

Début de manif, l'ambiance est décontractée, peu à peu les groupes de gilets jaunes se retrouvent et marchent vers la Bourse depuis Saint-Lazare. - © Reflets
Début de manif, l'ambiance est décontractée, peu à peu les groupes de gilets jaunes se retrouvent et marchent vers la Bourse depuis Saint-Lazare. - Reflets

Cet ancien militaire était au Liban. Il explique qu'on lui a appris à défendre la France et le peuple. Et "le peuple est ici", ajoute-t-il. - © Reflets
Cet ancien militaire était au Liban. Il explique qu'on lui a appris à défendre la France et le peuple. Et "le peuple est ici", ajoute-t-il. - Reflets

La cible des manifestants reste Emmanuel Macron - © Reflets
La cible des manifestants reste Emmanuel Macron - Reflets

Si en début d'après-midi la police se fait discrète, elle est bien là, au cas où, et les grenades sont prêtes à être lancées... - © Reflets
Si en début d'après-midi la police se fait discrète, elle est bien là, au cas où, et les grenades sont prêtes à être lancées... - Reflets

On a croisé le roi des gilets jaunes - © Reflets
On a croisé le roi des gilets jaunes - Reflets

Et le gentil photographe qui est là chaque semaine aussi - © Reflets
Et le gentil photographe qui est là chaque semaine aussi - Reflets

Est-ce que résister c'est être factieux ? - © Reflets
Est-ce...

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Manifestation des gilets jaunes à Paris le 29 décembre e62f3d39-8ff5-4dc6-862f-5f9fb3fb6639http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181229_215739_Manifestation_des_gilets_jaunes_a_Paris_le_29_decembre_Sat, 29 Dec 2018 21:57:39 +0100

Reportage photo

Moins de monde à Paris que les semaines précédentes, mais bien plus que les 800 personnes annoncées en fin de journée par le ministère de l'Intérieur. Toute la journée, les forces de l'ordre ont tenté de briser les groupes de manifestants en les nassant, en utilisant des gaz lacrymogènes.

Arrestation au Trocadéro - © Reflets

Ce samedi 29 décembre, les gilets jaunes sont allés rendre visite aux médias. D'abord à BFMTV. Rapidement nassés, les manifestants ont reflué vers l'intérieur du quinzième tandis que les cars de police affluaient. Un groupe s'est reformé devant France Télévision. A nouveau, les forces de l'ordre ont bloqué les manifestants, leur interdisant de sortir du parvis du groupe de télé.

Exaspérée, la foule a fini par briser le cordon de CRS. Elle entame ensuite une marche le long des quais vers Beaugrenelle. Là encore, les policiers bloquent les accès, canalisent comme il le peuvent la foule et utilisent une grenade assourdissante. Quelques sommations et grenades lacrymogènes plus tard, tout le monde s'éparpille. Pour se retrouver sur le pont Bir-Hakeim.

Là, rapidement, les CRS bloquent la sortie et avancent tandis que les manifestants se retrouvent face à une ligne de CRS à la sortie du pont côté 16ème arrondissement. Visiblement, le CRS surnommé "Maladroit" a gazé ses camarades, les journalistes et quelques gilets jaunes. Scène amusante : un gilet jaune propose du sérum à un CRS qui ne voit plus rien. Ce dernier refuse. Peu de temps après, la police commence à arrêter des gens alors que 100 à 200 personnes tentent de se regrouper sur le parvis du Trocadéro. Les CRS arrivent en masse par la place du Trocadéro. La tension est visiblement montée. Les chiens sont de sortie et sautent sur tout le monde, photographes compris.

Au milieu de centaines de...

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Reportage photo

Moins de monde à Paris que les semaines précédentes, mais bien plus que les 800 personnes annoncées en fin de journée par le ministère de l'Intérieur. Toute la journée, les forces de l'ordre ont tenté de briser les groupes de manifestants en les nassant, en utilisant des gaz lacrymogènes.

Arrestation au Trocadéro - © Reflets

Ce samedi 29 décembre, les gilets jaunes sont allés rendre visite aux médias. D'abord à BFMTV. Rapidement nassés, les manifestants ont reflué vers l'intérieur du quinzième tandis que les cars de police affluaient. Un groupe s'est reformé devant France Télévision. A nouveau, les forces de l'ordre ont bloqué les manifestants, leur interdisant de sortir du parvis du groupe de télé.

Exaspérée, la foule a fini par briser le cordon de CRS. Elle entame ensuite une marche le long des quais vers Beaugrenelle. Là encore, les policiers bloquent les accès, canalisent comme il le peuvent la foule et utilisent une grenade assourdissante. Quelques sommations et grenades lacrymogènes plus tard, tout le monde s'éparpille. Pour se retrouver sur le pont Bir-Hakeim.

Là, rapidement, les CRS bloquent la sortie et avancent tandis que les manifestants se retrouvent face à une ligne de CRS à la sortie du pont côté 16ème arrondissement. Visiblement, le CRS surnommé "Maladroit" a gazé ses camarades, les journalistes et quelques gilets jaunes. Scène amusante : un gilet jaune propose du sérum à un CRS qui ne voit plus rien. Ce dernier refuse. Peu de temps après, la police commence à arrêter des gens alors que 100 à 200 personnes tentent de se regrouper sur le parvis du Trocadéro. Les CRS arrivent en masse par la place du Trocadéro. La tension est visiblement montée. Les chiens sont de sortie et sautent sur tout le monde, photographes compris.

Au milieu de centaines de...

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Taxe carbone, CICE, MacronLeaks et la belle histoire8dac5e78-0db0-4e26-abd2-1dfc6595020ahttp://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181228_165048_Taxe_carbone__CICE__MacronLeaks_et_la_belle_histoireFri, 28 Dec 2018 16:50:48 +0100

Tout le monde repeint la réalité

Juan Branco annonce une information exclusive sur Twitter : des mails des MacronLeaks révèlerait que le produit de la taxe carbone serait détournée au profit des allègements de charges des entreprises. Pas si simple... Tout le monde pipeaute, Emmanuel Macron, ses ministres et Juan Branco.

Le fameux joueur de pipeau - D.R.

Méchante presse qui ne reprend pas le scoop énorme de Juan Branco : "Des faits avérés, des sources béton, la révélation d'un mensonge d'État à l'origine d'une révolte majeure qui a fait trembler tout un pays, mourir dix personnes et blesser des centaines, explosé un régime, et 24h après, pas une reprise dans les média. Continuez comme ça les gars.". De quoi s'agit-il ? L'avocat Juan Branco a découvert dans des mails figurant dans les MacronLeaks que la taxe carbone ne finançait pas la transition énergétique, mais le CICE. En d'autres termes, les factotums du futur président (à l'époque des mails cités), expliquent que le produit de la hausse du diesel prévue (et en partie à l'origine de la colère des gilets jaunes), servira à réduire les charges sociales des entreprises.

Tweet de Juan Branco - Copie d'écran
Tweet de Juan Branco - Copie d'écran

Le fait que le produit de la taxe carbonne aille ailleurs qu'à la transition énergétique, et en particulier à la compensation du CICE n'est pas une nouveauté. Ceci est expliqué en détail par Libération ici. La fameuse "exclu" n'en est pas une. Pour autant, l'indignation de Juan Branco n'est pas déplacée. Tout le monde, à part quelques experts en fiscalité, comme les auteurs des mails, comprend qu'il serait logique que le produit de la taxe carbone aille au financement de la transition écologique.

Mais à trop mettre en scène sa trouvaille, Juan Branco se tire une balle dans le pied....

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Tout le monde repeint la réalité

Juan Branco annonce une information exclusive sur Twitter : des mails des MacronLeaks révèlerait que le produit de la taxe carbone serait détournée au profit des allègements de charges des entreprises. Pas si simple... Tout le monde pipeaute, Emmanuel Macron, ses ministres et Juan Branco.

Le fameux joueur de pipeau - D.R.

Méchante presse qui ne reprend pas le scoop énorme de Juan Branco : "Des faits avérés, des sources béton, la révélation d'un mensonge d'État à l'origine d'une révolte majeure qui a fait trembler tout un pays, mourir dix personnes et blesser des centaines, explosé un régime, et 24h après, pas une reprise dans les média. Continuez comme ça les gars.". De quoi s'agit-il ? L'avocat Juan Branco a découvert dans des mails figurant dans les MacronLeaks que la taxe carbone ne finançait pas la transition énergétique, mais le CICE. En d'autres termes, les factotums du futur président (à l'époque des mails cités), expliquent que le produit de la hausse du diesel prévue (et en partie à l'origine de la colère des gilets jaunes), servira à réduire les charges sociales des entreprises.

Tweet de Juan Branco - Copie d'écran
Tweet de Juan Branco - Copie d'écran

Le fait que le produit de la taxe carbonne aille ailleurs qu'à la transition énergétique, et en particulier à la compensation du CICE n'est pas une nouveauté. Ceci est expliqué en détail par Libération ici. La fameuse "exclu" n'en est pas une. Pour autant, l'indignation de Juan Branco n'est pas déplacée. Tout le monde, à part quelques experts en fiscalité, comme les auteurs des mails, comprend qu'il serait logique que le produit de la taxe carbone aille au financement de la transition écologique.

Mais à trop mettre en scène sa trouvaille, Juan Branco se tire une balle dans le pied....

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Gilets jaunes : sur-polariser une situation polarisée ne débouchera pas sur la zénitudeb88525d1-791c-4a30-b834-80e802065e90http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181224_171110_Gilets_jaunes___sur-polariser_une_situation_polarisee_ne_debouchera_pas_sur_la_zenitudeMon, 24 Dec 2018 17:11:10 +0100

L'aveuglement politique s'exprime aussi dans ce conflit

Edouard Philippe ne sait plus quoi faire pour câliner les forces de l'ordre, restant aveugle aux débordements de ces dernières. Il tente par ailleurs de réduire un mouvement de colère populaire à ceux qui, d'extrême-droite, y participent. Ce n'est pas une solution pour sortir de la crise.

Manifestation du 22 décembre à Paris - © Reflets

C'est Noël, le premier ministre Edouard Philippe a tenu à se mettre en scène avec les motards pris à partie sur les Champs-Elysées le 22 décembre en début de soirée. Edouard Philippe a voulu "dire toute la détermination du gouvernement pour ramener l'ordre". Selon lui, "au fur et à mesure qu'il dure, ce mouvement des “gilets jaunes” se traduit par une radicalisation d'une grande violence".

Copie d'écran d'un tweet d'Edouard Philippe - Copie d'écran
Copie d'écran d'un tweet d'Edouard Philippe - Copie d'écran

Depuis le début du mouvement, le premier ministre est sur une ligne dure (est-il radicalisé lui aussi ?). Il a souffert des "reculades" décidées par Emmanuel Macron, souvent sans qu'il ne soit prévenu. Désormais convaincu que tout à été fait pour répondre aux demandes des gilets jaunes, Edouard Philippe multiplie les déclarations laissant entendre que le temps est désormais venu de rentrer chez soi, qu'il n'y a plus de raison à la colère et que ceux qui continuent de manifester ne sont que des factieux, désirant s'en prendre aux institutions, voulant casser du flic. Il n'a pas manqué de tenter de réduire le mouvement des gilets jaunes à ceux qui, à l'extrême-droite, tentent de récupérer le mouvement. Il a ainsi fustigé le 24 décembre "ces déclarations parfois empreintes d'antisémitisme, ces violences, cette volonté de casser, d'attaquer délibérément les forces de l'ordre".

Qui pourrait nier que le mouvement des gilets...

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L'aveuglement politique s'exprime aussi dans ce conflit

Edouard Philippe ne sait plus quoi faire pour câliner les forces de l'ordre, restant aveugle aux débordements de ces dernières. Il tente par ailleurs de réduire un mouvement de colère populaire à ceux qui, d'extrême-droite, y participent. Ce n'est pas une solution pour sortir de la crise.

Manifestation du 22 décembre à Paris - © Reflets

C'est Noël, le premier ministre Edouard Philippe a tenu à se mettre en scène avec les motards pris à partie sur les Champs-Elysées le 22 décembre en début de soirée. Edouard Philippe a voulu "dire toute la détermination du gouvernement pour ramener l'ordre". Selon lui, "au fur et à mesure qu'il dure, ce mouvement des “gilets jaunes” se traduit par une radicalisation d'une grande violence".

Copie d'écran d'un tweet d'Edouard Philippe - Copie d'écran
Copie d'écran d'un tweet d'Edouard Philippe - Copie d'écran

Depuis le début du mouvement, le premier ministre est sur une ligne dure (est-il radicalisé lui aussi ?). Il a souffert des "reculades" décidées par Emmanuel Macron, souvent sans qu'il ne soit prévenu. Désormais convaincu que tout à été fait pour répondre aux demandes des gilets jaunes, Edouard Philippe multiplie les déclarations laissant entendre que le temps est désormais venu de rentrer chez soi, qu'il n'y a plus de raison à la colère et que ceux qui continuent de manifester ne sont que des factieux, désirant s'en prendre aux institutions, voulant casser du flic. Il n'a pas manqué de tenter de réduire le mouvement des gilets jaunes à ceux qui, à l'extrême-droite, tentent de récupérer le mouvement. Il a ainsi fustigé le 24 décembre "ces déclarations parfois empreintes d'antisémitisme, ces violences, cette volonté de casser, d'attaquer délibérément les forces de l'ordre".

Qui pourrait nier que le mouvement des gilets...

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Manifestation des gilets jaunes à Paris le 22 décembre 8a3c4832-2228-47f4-83d9-1028e2f47128http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181222_183859_Manifestation_des_gilets_jaunes_a_Paris_le_22_decembre_Sat, 22 Dec 2018 18:38:59 +0100

Pour l'Acte VI, les chiffres ont encore été sous-estimés

Quelque 800 personnes à Paris, entendait-on en milieu de journée. On était probablement plus près de 2000 (annoncés en fin de journée). La police a de nouveau nassé, dispersé, gazé des manifestants calmes. Reportage photo...

Un policier sur-armé près de la Bastille le 22 décembre 2018 - © Reflets

A Paris, le 22 décembre, la manifestation a commencé à Montmartre avant de redescendre vers Madeleine et les grands boulevards. A nouveau, la tactique des forces de l'ordre a consisté à séparer les groupes en les nassant, avant de les disperser à grand coups de gaz lacrymogènes, de tirs de grenades et de LDB 40. Cela a assez bien fonctionné. Après une charge assez violente autour de la mairie de Paris, les manifestants se sont peu à peu dispersés dans la ville. La plupart des manifestants étaient calmes et ne présentaient aucun danger pour les forces de l'ordre. A nouveau la force employée par la police ne correspondait pas à la menace.

En arrivant près de la Madeleine, les manifestants tombent sur un petit cordon de CRS qui les bloque. Sans doute inquiets, les policiers arrosent la foule de gaz lacrymogènes et de grenades. Les medics compteront au moins cinq blessés. - © Reflets
En arrivant près de la Madeleine, les manifestants tombent sur un petit cordon de CRS qui les bloque. Sans doute inquiets, les policiers arrosent la foule de gaz lacrymogènes et de grenades. Les medics compteront au moins cinq blessés. - Reflets

En quelques instants, après plusieurs explosions violentes, la manifestation reflue dans un nuage de gaz. - © Reflets
En quelques instants, après plusieurs explosions violentes, la manifestation reflue dans un nuage de gaz. - Reflets

Après dissipation des gaz, il reste deux chaussures, un vélo, une paire de lunettes, une casquette et une flaque de sang. Encore une fois, les manifestants ne présentaient aucun danger pour les forces de l'ordre. - © Reflets
Après dissipation des gaz, il reste deux chaussures, un vélo, une paire de lunettes, une casquette et une flaque de sang. Encore une fois, les manifestants ne présentaient aucun danger pour les forces de l'ordre. - Reflets

L'une des personnes blessées par les explosions près de la Madeleine. - © Reflets
L'une des personnes blessées par les explosions près de la Madeleine. - Reflets

Une jeune fille incommodée par les gaz lacrymogènes cherche son souffle. - © Reflets
Une jeune fille incommodée par les gaz lacrymogènes cherche son souffle. - Reflets

Une personne blessée aux jambes près de la Madeleine - © Reflets
Une personne blessée aux jambes près de la Madeleine - Reflets

Déjà à la mi-journée, le chiffre de 800 personnes annoncé semble fantaisiste. - © Reflets
Déjà à la...

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Pour l'Acte VI, les chiffres ont encore été sous-estimés

Quelque 800 personnes à Paris, entendait-on en milieu de journée. On était probablement plus près de 2000 (annoncés en fin de journée). La police a de nouveau nassé, dispersé, gazé des manifestants calmes. Reportage photo...

Un policier sur-armé près de la Bastille le 22 décembre 2018 - © Reflets

A Paris, le 22 décembre, la manifestation a commencé à Montmartre avant de redescendre vers Madeleine et les grands boulevards. A nouveau, la tactique des forces de l'ordre a consisté à séparer les groupes en les nassant, avant de les disperser à grand coups de gaz lacrymogènes, de tirs de grenades et de LDB 40. Cela a assez bien fonctionné. Après une charge assez violente autour de la mairie de Paris, les manifestants se sont peu à peu dispersés dans la ville. La plupart des manifestants étaient calmes et ne présentaient aucun danger pour les forces de l'ordre. A nouveau la force employée par la police ne correspondait pas à la menace.

En arrivant près de la Madeleine, les manifestants tombent sur un petit cordon de CRS qui les bloque. Sans doute inquiets, les policiers arrosent la foule de gaz lacrymogènes et de grenades. Les medics compteront au moins cinq blessés. - © Reflets
En arrivant près de la Madeleine, les manifestants tombent sur un petit cordon de CRS qui les bloque. Sans doute inquiets, les policiers arrosent la foule de gaz lacrymogènes et de grenades. Les medics compteront au moins cinq blessés. - Reflets

En quelques instants, après plusieurs explosions violentes, la manifestation reflue dans un nuage de gaz. - © Reflets
En quelques instants, après plusieurs explosions violentes, la manifestation reflue dans un nuage de gaz. - Reflets

Après dissipation des gaz, il reste deux chaussures, un vélo, une paire de lunettes, une casquette et une flaque de sang. Encore une fois, les manifestants ne présentaient aucun danger pour les forces de l'ordre. - © Reflets
Après dissipation des gaz, il reste deux chaussures, un vélo, une paire de lunettes, une casquette et une flaque de sang. Encore une fois, les manifestants ne présentaient aucun danger pour les forces de l'ordre. - Reflets

L'une des personnes blessées par les explosions près de la Madeleine. - © Reflets
L'une des personnes blessées par les explosions près de la Madeleine. - Reflets

Une jeune fille incommodée par les gaz lacrymogènes cherche son souffle. - © Reflets
Une jeune fille incommodée par les gaz lacrymogènes cherche son souffle. - Reflets

Une personne blessée aux jambes près de la Madeleine - © Reflets
Une personne blessée aux jambes près de la Madeleine - Reflets

Déjà à la mi-journée, le chiffre de 800 personnes annoncé semble fantaisiste. - © Reflets
Déjà à la...

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Des utilisateurs fantômes et des portes-dérobées dans les messageries0f8eb292-6006-4e50-93ee-5f1efcb2aa21http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181221_182050_Des_utilisateurs_fantomes_et_des_portes-derobees_dans_les_messageriesFri, 21 Dec 2018 18:20:50 +0100

On Ghost Users and Messaging Backdoors

Matthew Green est cryptologue et enseignant à l'Université John Hopkins. Il est revenu, sur son blog, sur la récente « proposition » de deux membres du GCHQ pour rendre le chiffrement « responsable ».

Matthew Green nous a aimablement autorisé à traduire et à reproduire son article, dont la version originale (non sous-titrée) peut être consultée sur son blog.

Les dernières années ont été fantastiques pour le déploiement du chiffrement. En une décennie, les connexions Web sécurisées sont passées du statut de nouveautés à celui de prérequis pour le fonctionnement d'un site Web moderne. Les fabricants de smartphones ont déployé le chiffrement par défaut du stockage sur des milliards d'appareils. Les messageries et les appels téléphoniques chiffrés de bout en bout sont dorénavant accessibles pour des milliards d'utilisateurs.

Si ce progrès est perçu comme passionnant pour les cryptoloques et les défenseurs de la vie privée, tout le monde ne l'entend pas de cette oreille. Quelques pays, comme le Royaume-Uni ou l'Australie ont passé des lois visant à accéder à ces données, et au moins une proposition est arrivée devant le Congrès américain. Le Département de la Justice [américain, NdT] a récemment ajouté son propre marketing au mélange, en demandant aux entreprises de la tech de déployer du « chiffrement responsable ».

Qu'est ce qu'est, exactement, le « chiffrement responsable » ? Et bien, c'est un peu là le problème. Dans ce débat, personne du côté du gouvernement n'a véritablement semblé vouloir faire preuve de précision à ce propos. En fait, dans un récent discours, le Procureur général adjoint des États-Unis, Rod Rosenstein, a imploré...

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On Ghost Users and Messaging Backdoors

Matthew Green est cryptologue et enseignant à l'Université John Hopkins. Il est revenu, sur son blog, sur la récente « proposition » de deux membres du GCHQ pour rendre le chiffrement « responsable ».

Matthew Green nous a aimablement autorisé à traduire et à reproduire son article, dont la version originale (non sous-titrée) peut être consultée sur son blog.

Les dernières années ont été fantastiques pour le déploiement du chiffrement. En une décennie, les connexions Web sécurisées sont passées du statut de nouveautés à celui de prérequis pour le fonctionnement d'un site Web moderne. Les fabricants de smartphones ont déployé le chiffrement par défaut du stockage sur des milliards d'appareils. Les messageries et les appels téléphoniques chiffrés de bout en bout sont dorénavant accessibles pour des milliards d'utilisateurs.

Si ce progrès est perçu comme passionnant pour les cryptoloques et les défenseurs de la vie privée, tout le monde ne l'entend pas de cette oreille. Quelques pays, comme le Royaume-Uni ou l'Australie ont passé des lois visant à accéder à ces données, et au moins une proposition est arrivée devant le Congrès américain. Le Département de la Justice [américain, NdT] a récemment ajouté son propre marketing au mélange, en demandant aux entreprises de la tech de déployer du « chiffrement responsable ».

Qu'est ce qu'est, exactement, le « chiffrement responsable » ? Et bien, c'est un peu là le problème. Dans ce débat, personne du côté du gouvernement n'a véritablement semblé vouloir faire preuve de précision à ce propos. En fait, dans un récent discours, le Procureur général adjoint des États-Unis, Rod Rosenstein, a imploré...

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Des policiers lancent leur "Acte I" en bas des Champs-Elyséesf40c89a5-30c0-4009-8273-c2c8b3d3cf58http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181221_022230_Des_policiers_lancent_leur__Acte_I__en_bas_des_Champs-ElyseesFri, 21 Dec 2018 02:22:30 +0100

La manif que l'exécutif ne voulait pas

La gestion de la crise des gilets jaunes repose sur deux pieds : de fausses concessions et une répression violente par les forces de l'ordre. Le gouvernement redoute donc que la police se rebiffe. Jeudi 20 décembre, environ 200 policiers ont manifesté en bas des Champs-Élysées.

Rassemblement de policiers en colère jeudi 20 décembre - © Reflets

L'image est terrible pour l'exécutif : des policiers en civil, avec leurs brassards, rejoints par des gilets jaunes, manifestant ensemble en bas des Champs-Elysées. Alors qu'il ne tient les gilets jaunes éloignés de l'Elysée que par une répression massive du mouvement tous les samedis, cette sorte de convergence des luttes incongrue est sans aucun doute ce que redoute le plus le pouvoir.

Le mouvement vers la place Bauveau (le ministère de l'Intérieur, à deux pas du palais présidentiel) de cette foule a visiblement déclenché un envoi massif de CRS pour contenir les protestataires.

Dans la journée, le gouvernement avait annoncé une hausse des salaires de certains policiers, conditionnée à une énigmatique réforme de la police. Les syndicats eux-mêmes avaient été étonnés de cette soudaine annonce. Mais les "Gyros bleus" qui manifestaient ce jeudi 20 décembre, relayés par le Mobilisation des Policiers en Colère (MPC) n'a pas apprécié cette annonce. "C'est dramatique, les gens vont penser qu'on a obtenu en une journée plus qu'eux en deux mois, et ils auront raison. Nous on ne veut pas des hausses de salaires, on veut de meilleurs conditions de travail. Moins de rats, de cafards, des voitures qui n'ont pas 500.000 kilomètres au compteur et qui ne passeraient pas le contrôle technique", expliquait l'un d'eux.

"Nous avons dit depuis le début que nous étions solidaires des gilets jaunes", explique un...

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La manif que l'exécutif ne voulait pas

La gestion de la crise des gilets jaunes repose sur deux pieds : de fausses concessions et une répression violente par les forces de l'ordre. Le gouvernement redoute donc que la police se rebiffe. Jeudi 20 décembre, environ 200 policiers ont manifesté en bas des Champs-Élysées.

Rassemblement de policiers en colère jeudi 20 décembre - © Reflets

L'image est terrible pour l'exécutif : des policiers en civil, avec leurs brassards, rejoints par des gilets jaunes, manifestant ensemble en bas des Champs-Elysées. Alors qu'il ne tient les gilets jaunes éloignés de l'Elysée que par une répression massive du mouvement tous les samedis, cette sorte de convergence des luttes incongrue est sans aucun doute ce que redoute le plus le pouvoir.

Le mouvement vers la place Bauveau (le ministère de l'Intérieur, à deux pas du palais présidentiel) de cette foule a visiblement déclenché un envoi massif de CRS pour contenir les protestataires.

Dans la journée, le gouvernement avait annoncé une hausse des salaires de certains policiers, conditionnée à une énigmatique réforme de la police. Les syndicats eux-mêmes avaient été étonnés de cette soudaine annonce. Mais les "Gyros bleus" qui manifestaient ce jeudi 20 décembre, relayés par le Mobilisation des Policiers en Colère (MPC) n'a pas apprécié cette annonce. "C'est dramatique, les gens vont penser qu'on a obtenu en une journée plus qu'eux en deux mois, et ils auront raison. Nous on ne veut pas des hausses de salaires, on veut de meilleurs conditions de travail. Moins de rats, de cafards, des voitures qui n'ont pas 500.000 kilomètres au compteur et qui ne passeraient pas le contrôle technique", expliquait l'un d'eux.

"Nous avons dit depuis le début que nous étions solidaires des gilets jaunes", explique un...

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Gilets jaunes : la politique du pire6274e705-86db-41b4-ad76-d84a925f2a59http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181219_220749_Gilets_jaunes___la_politique_du_pireWed, 19 Dec 2018 22:07:49 +0100

Offrir des miettes et réprimer violemment

Incapable de voir la colère qui vient, ou trop certain de pouvoir l'éteindre à coups de LBD 40, de grenades lacrymogènes, de poursuites judiciaires et de mesurettes, l'exécutif prépare un avenir pour le moins incertain

Il y a eu le temps des annonces visant à calmer les gilets jaunes. C'est la séquence "Macron prend la parole après un long silence". Les mesurettes présentées comme des concessions énormes n'ont convaincu personne. Il n'aura fallu que quelques heures aux médias les plus respectueux de l'ordre établi pour comprendre que ces concessions ne concerneraient qu'une infime partie de la population et qu'elles représenteraient un gain de pouvoir d'achat minime. C'est dire si les gilets jaunes les plus énervés ont été déçus... Puis est venu le temps que l'exécutif, tous bords politiques confondus, connait le mieux : celui de la force. Depuis le début de la semaine, les forces de l'ordre évacuent les ronds-points.

Christophe Castaner a été limpide : "Ça suffit pour la sécurité des gilets jaunes, de nos concitoyens, pour la sécurité de nos forces de l'ordre [...] On ne peut pas continuer à paralyser l'économie française, paralyser le commerce dans nos villages, dans nos villes en embolisant un rond-point [...] Nous avons commencé dès la semaine dernière, des ronds-points ont été évacués, nous allons poursuivre cela".

C'est donc une valse à trois temps que joue le gouvernement.

Premier temps : effrayer les manifestants. Il y a eu les arrestations, les garde-à-vues arbitraires, les rappels à la loi et les poursuites devant les tribunaux, les tirs de LDB 40 massifs avec son cortège de blessés graves, les tirs de...

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Offrir des miettes et réprimer violemment

Incapable de voir la colère qui vient, ou trop certain de pouvoir l'éteindre à coups de LBD 40, de grenades lacrymogènes, de poursuites judiciaires et de mesurettes, l'exécutif prépare un avenir pour le moins incertain

Il y a eu le temps des annonces visant à calmer les gilets jaunes. C'est la séquence "Macron prend la parole après un long silence". Les mesurettes présentées comme des concessions énormes n'ont convaincu personne. Il n'aura fallu que quelques heures aux médias les plus respectueux de l'ordre établi pour comprendre que ces concessions ne concerneraient qu'une infime partie de la population et qu'elles représenteraient un gain de pouvoir d'achat minime. C'est dire si les gilets jaunes les plus énervés ont été déçus... Puis est venu le temps que l'exécutif, tous bords politiques confondus, connait le mieux : celui de la force. Depuis le début de la semaine, les forces de l'ordre évacuent les ronds-points.

Christophe Castaner a été limpide : "Ça suffit pour la sécurité des gilets jaunes, de nos concitoyens, pour la sécurité de nos forces de l'ordre [...] On ne peut pas continuer à paralyser l'économie française, paralyser le commerce dans nos villages, dans nos villes en embolisant un rond-point [...] Nous avons commencé dès la semaine dernière, des ronds-points ont été évacués, nous allons poursuivre cela".

C'est donc une valse à trois temps que joue le gouvernement.

Premier temps : effrayer les manifestants. Il y a eu les arrestations, les garde-à-vues arbitraires, les rappels à la loi et les poursuites devant les tribunaux, les tirs de LDB 40 massifs avec son cortège de blessés graves, les tirs de...

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Manifestation des gilets jaunes, le 15 décembre à Paris21b3fb17-75b0-4d0b-84ca-9011c8654a2ahttp://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181215_233920_Manifestation_des_gilets_jaunes__le_15_decembre_a_ParisSat, 15 Dec 2018 23:39:20 +0100

Reportage photo

Grâce à un "gros travail en amont", selon les mots d'un policier, il y avait beaucoup moins de monde ce 15 décembre. Ce qui n'a pas empêché les forces de l'ordre de nasser, d'inonder de gaz lacrymogène des manifestants ne présentant pour la plupart aucun danger.

Sur les Champs-Elysées le 15 décembre, le LDB 40 était encore en vedette - © Reflets

Les politiques, les syndicats, la presse, les éditorialistes, s'étaient relayé depuis les annonces d'Emmanuel Macron pour appeler les manifestants à rester chez eux. La police était paraît-il, "épuisée" par les casseurs et l'attentat de Strasbourg imposait, entendait-on, de ne pas manifester. Ils sont venus quand même. De province, de grande banlieue. Ils ont réussi à rejoindre le coeur de Paris en dépit de tous les bâtons dans les roues qu'on leur avait mis : nombre inédit de stations de métro fermées, gares fermées, contrôles en gare en province au départ... A l'arrivée...

Toute la journée, comme le 8 décembre, les forces de l'ordre ont nassé les manifestants, ce qui permettait de fractionner les groupes et éviter des images avec l'avenue des Champs-Elysées remplie. A ceux qui se massaient devant un des nombreux barrages dans les nasses, les policiers n'ont pas hésité à manier le gaz lacrymogène et les matraques. On a même vu fleurir dans la capitale des escadrons de motards de police, l'un conduisant, l'autre pointant le tristement célèbre LDB 40, comme un revival des voltigeurs qui avaient tué Malik Oussekine. L'exécutif maintient sa politique de répression gratuite face à des manifestants pour la plupart inoffensifs.

Sans violence, mais avec fermeté, les manifestants disent non. Le discours de la classe politique est totalement décrédibilisé. Les politiques pensent que le temps est venu de la "négociation" et de "l'apaisement". Le malaise est pourtant profond. Si l'apaisement vient, la prochaine crise qui ne manquera pas de survenir sera sans doute plus grave. - © Reflets
Sans violence, mais avec fermeté, les manifestants disent non. Le discours de la classe politique est totalement décrédibilisé. Les politiques pensent que le temps est venu de la...

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Reportage photo

Grâce à un "gros travail en amont", selon les mots d'un policier, il y avait beaucoup moins de monde ce 15 décembre. Ce qui n'a pas empêché les forces de l'ordre de nasser, d'inonder de gaz lacrymogène des manifestants ne présentant pour la plupart aucun danger.

Sur les Champs-Elysées le 15 décembre, le LDB 40 était encore en vedette - © Reflets

Les politiques, les syndicats, la presse, les éditorialistes, s'étaient relayé depuis les annonces d'Emmanuel Macron pour appeler les manifestants à rester chez eux. La police était paraît-il, "épuisée" par les casseurs et l'attentat de Strasbourg imposait, entendait-on, de ne pas manifester. Ils sont venus quand même. De province, de grande banlieue. Ils ont réussi à rejoindre le coeur de Paris en dépit de tous les bâtons dans les roues qu'on leur avait mis : nombre inédit de stations de métro fermées, gares fermées, contrôles en gare en province au départ... A l'arrivée...

Toute la journée, comme le 8 décembre, les forces de l'ordre ont nassé les manifestants, ce qui permettait de fractionner les groupes et éviter des images avec l'avenue des Champs-Elysées remplie. A ceux qui se massaient devant un des nombreux barrages dans les nasses, les policiers n'ont pas hésité à manier le gaz lacrymogène et les matraques. On a même vu fleurir dans la capitale des escadrons de motards de police, l'un conduisant, l'autre pointant le tristement célèbre LDB 40, comme un revival des voltigeurs qui avaient tué Malik Oussekine. L'exécutif maintient sa politique de répression gratuite face à des manifestants pour la plupart inoffensifs.

Sans violence, mais avec fermeté, les manifestants disent non. Le discours de la classe politique est totalement décrédibilisé. Les politiques pensent que le temps est venu de la "négociation" et de "l'apaisement". Le malaise est pourtant profond. Si l'apaisement vient, la prochaine crise qui ne manquera pas de survenir sera sans doute plus grave. - © Reflets
Sans violence, mais avec fermeté, les manifestants disent non. Le discours de la classe politique est totalement décrédibilisé. Les politiques pensent que le temps est venu de la...

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Chers confrères, nous n'avons pas couvert la même manifestationd3161311-e771-45c4-8bba-0f7fcf7c2b95http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181214_204050_Chers_confreres__nous_n_avons_pas_couvert_la_meme_manifestationFri, 14 Dec 2018 20:40:50 +0100

Gaz lacrymo, tirs tendus de LDB 40, la police a fabriqué des affrontements

En créant des confrontations, en blessant gravement des manifestants souvent pacifiques ou ne présentant aucun danger pour les policiers, les méthodes de maintien de l'ordre posent question. Il est temps de les repenser.

Policier faisant face à des enfants à Saint-Cloud pendant les blocages des lycées - Reflets

Si l'on écoute France-Info et BFMTV (pour ne parler que de ces médias), les gilets jaunes devraient s'abstenir de manifester samedi 15 décembre parce que les forces de l'ordre seraient "épuisées" par les affrontements avec les casseurs. Si personne ne peut nier la présence de casseurs et de personnes venues uniquement pour en découdre avec la police, le déroulé de la manifestation du 8 décembre montre surtout une volonté de répression de la part des forces de l'ordre, qui ne pouvait que créer des affrontements. De fait, la police a passé la journée à nasser des groupes de personnes parfaitement pacifiques, à les disperser ensuite à grand renfort de gaz lacrymogènes et de tirs tendus de LDB 40, (successeur des flashball) à les re-nasser, puis les re-disperser, et ainsi de suite.

Ce n'est pas une vue de l'esprit de la part de Reflets, puisque c'est également ce qu'ont constaté les journalistes du Monde. Tout cela est très éloigné du récit des événements qu'en font les journalistes qui commentent depuis leurs studios.

L'usage massif des lacrymogènes sur des populations pacifiques ou des tirs tendus de LDB 40 posent question.

Policiers avenue Marceau le 8 décembre - © Reflets
Policiers avenue Marceau le 8 décembre - Reflets

Lors des manifestations étudiantes de 1986 contre le projet de loi Devaquet, Malik Oussekine est tué par deux policiers d'une unité particulière rattachée au préfet de police : celles des voltigeurs. Ils circulent à moto. L'un conduit, l'autre...

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Gaz lacrymo, tirs tendus de LDB 40, la police a fabriqué des affrontements

En créant des confrontations, en blessant gravement des manifestants souvent pacifiques ou ne présentant aucun danger pour les policiers, les méthodes de maintien de l'ordre posent question. Il est temps de les repenser.

Policier faisant face à des enfants à Saint-Cloud pendant les blocages des lycées - Reflets

Si l'on écoute France-Info et BFMTV (pour ne parler que de ces médias), les gilets jaunes devraient s'abstenir de manifester samedi 15 décembre parce que les forces de l'ordre seraient "épuisées" par les affrontements avec les casseurs. Si personne ne peut nier la présence de casseurs et de personnes venues uniquement pour en découdre avec la police, le déroulé de la manifestation du 8 décembre montre surtout une volonté de répression de la part des forces de l'ordre, qui ne pouvait que créer des affrontements. De fait, la police a passé la journée à nasser des groupes de personnes parfaitement pacifiques, à les disperser ensuite à grand renfort de gaz lacrymogènes et de tirs tendus de LDB 40, (successeur des flashball) à les re-nasser, puis les re-disperser, et ainsi de suite.

Ce n'est pas une vue de l'esprit de la part de Reflets, puisque c'est également ce qu'ont constaté les journalistes du Monde. Tout cela est très éloigné du récit des événements qu'en font les journalistes qui commentent depuis leurs studios.

L'usage massif des lacrymogènes sur des populations pacifiques ou des tirs tendus de LDB 40 posent question.

Policiers avenue Marceau le 8 décembre - © Reflets
Policiers avenue Marceau le 8 décembre - Reflets

Lors des manifestations étudiantes de 1986 contre le projet de loi Devaquet, Malik Oussekine est tué par deux policiers d'une unité particulière rattachée au préfet de police : celles des voltigeurs. Ils circulent à moto. L'un conduit, l'autre...

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#NonRetour : Vinci s'embourbe en Colombied332b345-dc29-496e-b6c7-cc4ab7514cd2http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181212_131111__NonRetour___Vinci_s_embourbe_en_ColombieWed, 12 Dec 2018 13:11:11 +0100

Suivons la piste du géant de la construction français pour voir jusqu'à quels marécages celle-ci pourrait nous emmener.

Ah les grands projets ! Quels meilleurs témoignages de la grandeur d'une civilisation. Le phare d'Alexandrie : un symbole mais aussi un outil qui permettra de guider le commerce en Méditerranée pendant plus de quinze siècles. La grande muraille de Chine : une construction défensive qui servira de moyen de communication et permettra l'émergence de la fameuse route de la soie.

Dessin de Leonard de Vinci

Des ouvrages permettant le développement. Des ouvrages fait pour marquer les esprits à travers les contrées et les siècles. Des ouvrages qui ont eu leur place dans des temps où les îlots de stabilité étaient rares. Un temps où nous avions besoin de faire rayonner les lumières de la civilisation face aux étendues sauvages.

Mais ce sauvage nous manque cruellement aujourd'hui.

Pour ce nouvel article de notre série sur l'impératif climatique, nous nous attelons aux grands projets. Et les grands projets, chez nous, c'est Vinci. La société est un symbole avec des ouvrages marquants comme le Tunnel sous la Manche, l'usine marémotrice de la Rance, le centre Pompidou ou le stade de France. Mais Vinci symbolise aussi le débat sur les grands projets inutiles son ombre planant sur les luttes de Notre Dame de Landes ou le contournement autoroutier de Strasbourg.

Partons en chasse sur la piste de ce géant de la construction. Passons au crible certaines de ses œuvres. Peut-être en tirerons nous assez d'enseignements pour mieux nous armer dans le débat face à l'internationale du béton.

Manifestation contre le projet d'Aéroport de Notre Dames des Landes - NPA 44
Manifestation contre le projet d'Aéroport de Notre Dames des Landes - NPA 44

"Il ne faut pas appeler richesses les choses que l'on peut perdre." -- Léonard de Vinci

De quand dater la naissance de Vinci ?

Se situerait-elle en 1817, année de naissance de la "Maison Jean et Chabrié", première née d'une myriade de 2100 entreprises qui composent...

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Suivons la piste du géant de la construction français pour voir jusqu'à quels marécages celle-ci pourrait nous emmener.

Ah les grands projets ! Quels meilleurs témoignages de la grandeur d'une civilisation. Le phare d'Alexandrie : un symbole mais aussi un outil qui permettra de guider le commerce en Méditerranée pendant plus de quinze siècles. La grande muraille de Chine : une construction défensive qui servira de moyen de communication et permettra l'émergence de la fameuse route de la soie.

Dessin de Leonard de Vinci

Des ouvrages permettant le développement. Des ouvrages fait pour marquer les esprits à travers les contrées et les siècles. Des ouvrages qui ont eu leur place dans des temps où les îlots de stabilité étaient rares. Un temps où nous avions besoin de faire rayonner les lumières de la civilisation face aux étendues sauvages.

Mais ce sauvage nous manque cruellement aujourd'hui.

Pour ce nouvel article de notre série sur l'impératif climatique, nous nous attelons aux grands projets. Et les grands projets, chez nous, c'est Vinci. La société est un symbole avec des ouvrages marquants comme le Tunnel sous la Manche, l'usine marémotrice de la Rance, le centre Pompidou ou le stade de France. Mais Vinci symbolise aussi le débat sur les grands projets inutiles son ombre planant sur les luttes de Notre Dame de Landes ou le contournement autoroutier de Strasbourg.

Partons en chasse sur la piste de ce géant de la construction. Passons au crible certaines de ses œuvres. Peut-être en tirerons nous assez d'enseignements pour mieux nous armer dans le débat face à l'internationale du béton.

Manifestation contre le projet d'Aéroport de Notre Dames des Landes - NPA 44
Manifestation contre le projet d'Aéroport de Notre Dames des Landes - NPA 44

"Il ne faut pas appeler richesses les choses que l'on peut perdre." -- Léonard de Vinci

De quand dater la naissance de Vinci ?

Se situerait-elle en 1817, année de naissance de la "Maison Jean et Chabrié", première née d'une myriade de 2100 entreprises qui composent...

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Emmanuel Macron : la pirouette réfléchie7bb58a43-4ee0-437d-ac25-33d7f689b22ahttp://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181212_004230_Emmanuel_Macron___la_pirouette_reflechieWed, 12 Dec 2018 00:42:30 +0100

Son silence, puis sa prise de parole visent un arrêt du mouvement

Ça a dû cogiter dur chez les communicants du président. Le mot d'ordre au lendemain de son allocution télévisée : il faut savoir arrêter un mouvement". Et arrêter de se payer la tête des gens, c'est possible ?

Manu-je-traverse-la-rue va vous calmer - D.R.

C'est la question qui brûle toutes les lèvres, celles des commentateurs professionnels, celles des journalistes, et sans aucun doute celle de la fine équipe de l'Elysée qui a orchestré le théâtre de lundi soir 20 heures : "Est-ce que ça va marcher ?". Est-ce que les gens vont gober l'affaire et arrêter ce mouvement qui commence, il faut bien le dire, à faire paniquer l'exécutif. Mais visiblement pas encore assez pour proposer quelque chose de tangible aux gilets jaunes.

La trouille des équipes d'Emmanuel Macron est particulièrement bien dépeinte dans un article du Canard Enchaîné du 12 décembre. Extraits : "le Chateau s’est transforme, le 8 decembre, en un veritable chateau fort [...] _500 gardes republicains du premier regiment d’infanterie, plus une petite centaine de flics et de gendarmes du Groupe de securite de la presidence de la Republique ont rapplique. Avec tout l’arsenal necessaire, notamment des lances a eau, pour repousser d’eventuels assaillants, des drones, pour les voir arriver de loin, tandis qu’a l’exterieur un helico etait pret a exfiltrer le chef de l’Etat." Ne manquaient que l’huile bouillante et les archers... Le palais presidentiel etait isole au centre d’un immense no man’s land, baptise "bunker institutionnel", englobant le ministere de l’Interieur, la place de la Concorde et l’Assemblee nationale.

Dès les premières heures du jour, il était évident que personne ne briserait le périmètre de sécurité qui avait été dessiné autour de l'Elysée - Antoine Champagne - Reflets - © Reflets
Dès les premières heures du jour, il était évident que personne ne briserait le périmètre de sécurité...

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Son silence, puis sa prise de parole visent un arrêt du mouvement

Ça a dû cogiter dur chez les communicants du président. Le mot d'ordre au lendemain de son allocution télévisée : il faut savoir arrêter un mouvement". Et arrêter de se payer la tête des gens, c'est possible ?

Manu-je-traverse-la-rue va vous calmer - D.R.

C'est la question qui brûle toutes les lèvres, celles des commentateurs professionnels, celles des journalistes, et sans aucun doute celle de la fine équipe de l'Elysée qui a orchestré le théâtre de lundi soir 20 heures : "Est-ce que ça va marcher ?". Est-ce que les gens vont gober l'affaire et arrêter ce mouvement qui commence, il faut bien le dire, à faire paniquer l'exécutif. Mais visiblement pas encore assez pour proposer quelque chose de tangible aux gilets jaunes.

La trouille des équipes d'Emmanuel Macron est particulièrement bien dépeinte dans un article du Canard Enchaîné du 12 décembre. Extraits : "le Chateau s’est transforme, le 8 decembre, en un veritable chateau fort [...] _500 gardes republicains du premier regiment d’infanterie, plus une petite centaine de flics et de gendarmes du Groupe de securite de la presidence de la Republique ont rapplique. Avec tout l’arsenal necessaire, notamment des lances a eau, pour repousser d’eventuels assaillants, des drones, pour les voir arriver de loin, tandis qu’a l’exterieur un helico etait pret a exfiltrer le chef de l’Etat." Ne manquaient que l’huile bouillante et les archers... Le palais presidentiel etait isole au centre d’un immense no man’s land, baptise "bunker institutionnel", englobant le ministere de l’Interieur, la place de la Concorde et l’Assemblee nationale.

Dès les premières heures du jour, il était évident que personne ne briserait le périmètre de sécurité qui avait été dessiné autour de l'Elysée - Antoine Champagne - Reflets - © Reflets
Dès les premières heures du jour, il était évident que personne ne briserait le périmètre de sécurité...

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Pourquoi, dans les faits, il est désormais quasiment impossible de manifester4acbec3a-8829-42bc-80b7-d39b708c1923http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181210_200259_Pourquoi__dans__les_faits__il_est_desormais_quasiment_impossible_de_manifesterMon, 10 Dec 2018 20:02:59 +0100

Brazil, c'est aujourd'hui

Avec le délit de "participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations", on peut désormais mettre en garde à vue une personne équipée de masque de protection contre les gaz lacrymogènes. Or, il n'y a plus de manifestations sans usage massif de ces gaz.

Pluie de gaz sur la place Saint-Augustin - Reflets

La manifestation de samedi 8 décembre qui devait voir débouler sur Paris des hordes de personnes ayant la volonté de "tuer", selon les mots de l'Elysée s'est finalement plutôt bien passée, si l'on tient compte du fait que lesdits meurtriers ne sont pas venus. Ceci dit, la manifestation a dégénéré. Pourquoi ?

Comme nous l'indiquions dans notre reportage sur la manifestation, le premier contact avec des gilets jaunes, en bas des Champs-Elysées, était jugé "pacifique" par les policiers qui étaient là pour empêcher les manifestants de s'approcher du palais de l'Elysée. Le périmètre de sécurité entourant le palais était très, très, large. Bref, les manifestants voulaient aller crier leur colère sous les fenêtres du monarque républicain. Cela leur était interdit. Au début, donc, tout allait bien. Les gilets jaunes demandaient aux policiers de les laisser passer. Refus poli mais ferme.

C'est un peu plus haut sur les Champs, un peu plus tard, que tout a commencé. Les policiers barraient l'accès aux Champs-Elysées par les rues perpendiculaires. Filtrage à l'entrée sur l'avenue, impossibilité d'en sortir. Quelques dizaines de gendarmes harnachés se sont retrouvés (comment, on se le demande bien) au milieu de l'avenue, sur un trottoir, coupés de leurs copains. Les manifestants se sont donc approchés et les ont conspués. Classique. La tension est logiquement montée. Les forces de l'ordre ne restant jamais isolées...

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Brazil, c'est aujourd'hui

Avec le délit de "participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations", on peut désormais mettre en garde à vue une personne équipée de masque de protection contre les gaz lacrymogènes. Or, il n'y a plus de manifestations sans usage massif de ces gaz.

Pluie de gaz sur la place Saint-Augustin - Reflets

La manifestation de samedi 8 décembre qui devait voir débouler sur Paris des hordes de personnes ayant la volonté de "tuer", selon les mots de l'Elysée s'est finalement plutôt bien passée, si l'on tient compte du fait que lesdits meurtriers ne sont pas venus. Ceci dit, la manifestation a dégénéré. Pourquoi ?

Comme nous l'indiquions dans notre reportage sur la manifestation, le premier contact avec des gilets jaunes, en bas des Champs-Elysées, était jugé "pacifique" par les policiers qui étaient là pour empêcher les manifestants de s'approcher du palais de l'Elysée. Le périmètre de sécurité entourant le palais était très, très, large. Bref, les manifestants voulaient aller crier leur colère sous les fenêtres du monarque républicain. Cela leur était interdit. Au début, donc, tout allait bien. Les gilets jaunes demandaient aux policiers de les laisser passer. Refus poli mais ferme.

C'est un peu plus haut sur les Champs, un peu plus tard, que tout a commencé. Les policiers barraient l'accès aux Champs-Elysées par les rues perpendiculaires. Filtrage à l'entrée sur l'avenue, impossibilité d'en sortir. Quelques dizaines de gendarmes harnachés se sont retrouvés (comment, on se le demande bien) au milieu de l'avenue, sur un trottoir, coupés de leurs copains. Les manifestants se sont donc approchés et les ont conspués. Classique. La tension est logiquement montée. Les forces de l'ordre ne restant jamais isolées...

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Gilets jaunes : En attendant la parole de Jupiter82096a2c-4cc1-4af7-9451-56cc377bbf04http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181210_113409_Gilets_jaunes____En_attendant_la_parole_de_JupiterMon, 10 Dec 2018 11:34:09 +0100

Qui malheureusement ne servira probablement à rien

La presse est suspendue au discours d'Emmanuel Macron. Le peuple, lui, c'est moins sûr... Les mots de Macron risquent bien de n'avoir aucun effet sur la colère qui se répand.

Policiers le 8 décembre 2018 sur les Champs-Elysées - Reflets

Le pays est désormais suspendu à la parole du Président. Attention, Jupiter va parler. Alors attendons. Et regardons ce qui se passe. Les violences à Paris ont été relativement faibles, et on ne peut que s’en réjouir. Mais elles se sont déplacées en province. Les chiffres de la mobilisation au niveau national sont les mêmes que ceux du samedi précédent. Pourtant le gouvernement a joué à fond sur la peur des violences et dramatisé à outrance pour dissuader les citoyens de manifester.

Il est donc très probable que le mouvement continue. D’autant que gilets jaunes et gilets verts commencent à se rencontrer avec ce slogan «Urgence climatique et urgence sociale, même combat!».Dans le même temps, les médias matraquent sur les pertes financières pour les commerces, sur la mauvaise image à l’étranger pour le tourisme, etc. Ce n’est pas faux, mais on ne change pas un système sans perturbations, avant d’arriver à un nouvel état de stabilité. Ces arguments - consciemment ou non – ont pour effet d’éviter un changement qui ne peut s’obtenir sans une mobilisation massive. Comme si, au fond, il n’y a avait aucune autre alternative (le fameux TINA de Margareth Thatcher), qu’il n’y a avait rien à inventer, sauf à la marge.

L’impression est que beaucoup voudraient siffler la fin de la récréation. Mais est-ce si juste?«Ceux qui ont pris tout le plat dans leur assiette, laissant les assiettes des autres vides disent avec une bonne figure, avec une bonne conscience, nous, nous qui avons tout,...

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Qui malheureusement ne servira probablement à rien

La presse est suspendue au discours d'Emmanuel Macron. Le peuple, lui, c'est moins sûr... Les mots de Macron risquent bien de n'avoir aucun effet sur la colère qui se répand.

Policiers le 8 décembre 2018 sur les Champs-Elysées - Reflets

Le pays est désormais suspendu à la parole du Président. Attention, Jupiter va parler. Alors attendons. Et regardons ce qui se passe. Les violences à Paris ont été relativement faibles, et on ne peut que s’en réjouir. Mais elles se sont déplacées en province. Les chiffres de la mobilisation au niveau national sont les mêmes que ceux du samedi précédent. Pourtant le gouvernement a joué à fond sur la peur des violences et dramatisé à outrance pour dissuader les citoyens de manifester.

Il est donc très probable que le mouvement continue. D’autant que gilets jaunes et gilets verts commencent à se rencontrer avec ce slogan «Urgence climatique et urgence sociale, même combat!».Dans le même temps, les médias matraquent sur les pertes financières pour les commerces, sur la mauvaise image à l’étranger pour le tourisme, etc. Ce n’est pas faux, mais on ne change pas un système sans perturbations, avant d’arriver à un nouvel état de stabilité. Ces arguments - consciemment ou non – ont pour effet d’éviter un changement qui ne peut s’obtenir sans une mobilisation massive. Comme si, au fond, il n’y a avait aucune autre alternative (le fameux TINA de Margareth Thatcher), qu’il n’y a avait rien à inventer, sauf à la marge.

L’impression est que beaucoup voudraient siffler la fin de la récréation. Mais est-ce si juste?«Ceux qui ont pris tout le plat dans leur assiette, laissant les assiettes des autres vides disent avec une bonne figure, avec une bonne conscience, nous, nous qui avons tout,...

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Manifestation des gilets jaunes, le 8 décembre à Paris897ce23f-6c3f-4d52-b6e4-45117accca9fhttp://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181208_231656_Manifestation_des_gilets_jaunes__le_8_decembre_a_ParisSat, 08 Dec 2018 23:16:56 +0100

Reportage photo

Démarrée dans le calme, la manifestation s'est peu à peu tendue. Qui a jeté la première pierre ou la première lacrymo ? Peu importe, des deux côtés les débordements ont été nombreux.

Police sur les Champs-Elysées à la mi-journée - Antoine Champagne -Reflets - © Reflets

Tout a commencé tranquillement, sur les Champs-Elysées que les gilets jaunes ont rejoint à partir de huit heures. A ce moment-là, environ un 6ème des Champs était devenu la promenade du samedi. Les premiers gilets jaunes sont venus au contact des CRS en bas de l'avenue, c'est à dire dans la direction de l'Elysée et d'Emmanuel Macron. Désolé, on ne passe pas. Il faut dire que tout le bas du quartier était bouclé à double tour. Grilles bloquant les rues menant à l'Elysée, canons à eau, CRS en masse. Impossible de passer.

La suite est une série interminable de mouvements de nasse de la part des forces de l'ordre, de dispersion une fois que tout le monde est coincé, à grands coups de lacrymos et de grenades générant un bruit assourdissant. Une fois dispersés, les manifestants se replient sur un autre lieu, généralement tous au même endroit puisqu'il y a peu de voies de sortie. Re-nasse. Re-lacrymos. Vers l'heure du déjeuner, les premiers jets de cailloux volent avenue Marceau. Les flash-ball répondent. Puis les fameux véhicules blindés. C'est très efficace pour faire reculer tout le monde en faisant voler en éclat les frêles barricades, tout en arrosant de lacrymos.

En milieu d'après-midi, les heurts s'étaient multipliés, boulevard Haussmann, place Saint-Augustin, près de la gare Saint-Lazare où des boutiques étaient pillées, les barricades enflammées...

Dans les parties de manifestation qui parvenaient à échapper à l'action des...

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Reportage photo

Démarrée dans le calme, la manifestation s'est peu à peu tendue. Qui a jeté la première pierre ou la première lacrymo ? Peu importe, des deux côtés les débordements ont été nombreux.

Police sur les Champs-Elysées à la mi-journée - Antoine Champagne -Reflets - © Reflets

Tout a commencé tranquillement, sur les Champs-Elysées que les gilets jaunes ont rejoint à partir de huit heures. A ce moment-là, environ un 6ème des Champs était devenu la promenade du samedi. Les premiers gilets jaunes sont venus au contact des CRS en bas de l'avenue, c'est à dire dans la direction de l'Elysée et d'Emmanuel Macron. Désolé, on ne passe pas. Il faut dire que tout le bas du quartier était bouclé à double tour. Grilles bloquant les rues menant à l'Elysée, canons à eau, CRS en masse. Impossible de passer.

La suite est une série interminable de mouvements de nasse de la part des forces de l'ordre, de dispersion une fois que tout le monde est coincé, à grands coups de lacrymos et de grenades générant un bruit assourdissant. Une fois dispersés, les manifestants se replient sur un autre lieu, généralement tous au même endroit puisqu'il y a peu de voies de sortie. Re-nasse. Re-lacrymos. Vers l'heure du déjeuner, les premiers jets de cailloux volent avenue Marceau. Les flash-ball répondent. Puis les fameux véhicules blindés. C'est très efficace pour faire reculer tout le monde en faisant voler en éclat les frêles barricades, tout en arrosant de lacrymos.

En milieu d'après-midi, les heurts s'étaient multipliés, boulevard Haussmann, place Saint-Augustin, près de la gare Saint-Lazare où des boutiques étaient pillées, les barricades enflammées...

Dans les parties de manifestation qui parvenaient à échapper à l'action des...

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Et si Emmanuel Macron allait au bout de son idée de startup nation ?c24ab29f-f727-4228-b577-3649bdd9a905http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181208_165522_Et_si_Emmanuel_Macron_allait_au_bout_de_son_idee_de__startup_nation__Sat, 08 Dec 2018 16:55:22 +0100

Les nouvelles technos au service d'une démocratie directe ?

On peut désormais régler ses impôts via Internet. Ce sera même bientôt la seule façon possible. Et si l'on votait les lois via Internet ?

Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen - D.R.

Le président de la République voulait une "startup nation". Inventive, agile, évolutive, flexible... Et pourquoi, finalement, ne pas aller dans son sens ? Les nouvelles technologies de l'information et de la communication, comme on disait dans les années 2000, ne permettent-elles pas aujourd'hui de disposer d'une véritable démocratie directe ? A moins, bien sûr, que l'on estime que les citoyens ne sont pas en mesure de voter les lois, nommer les dirigeants des grandes entreprises publiques, choisir les grandes orientations politiques ou diplomatiques ?

Si l'on peut aujourd'hui payer ses impôts via Internet, pourquoi ne pourrait-on pas voter les lois ? "La Loi est l'expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation", lit-on dans la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789... Cela permettrait « d'ubériser » les hommes politiques qui ont fait de leur charge au service des citoyens, un métier, avec toutes les dérives qui sont liées à cette évolution (corruption, clientélisme, suivisme politique, renvois d'ascenseurs) ? A-t-on toujours besoin de représentants (qui coûtent cher, sont peu flexibles, et réalisent des tâches que l'on pourrait déléguer aux citoyens sans surcoût) ?

Imaginons un pays où chacun pourrait se connecter à une belle interface Web, voter pour ou contre un projet de loi. Imaginons un pays où...

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Les nouvelles technos au service d'une démocratie directe ?

On peut désormais régler ses impôts via Internet. Ce sera même bientôt la seule façon possible. Et si l'on votait les lois via Internet ?

Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen - D.R.

Le président de la République voulait une "startup nation". Inventive, agile, évolutive, flexible... Et pourquoi, finalement, ne pas aller dans son sens ? Les nouvelles technologies de l'information et de la communication, comme on disait dans les années 2000, ne permettent-elles pas aujourd'hui de disposer d'une véritable démocratie directe ? A moins, bien sûr, que l'on estime que les citoyens ne sont pas en mesure de voter les lois, nommer les dirigeants des grandes entreprises publiques, choisir les grandes orientations politiques ou diplomatiques ?

Si l'on peut aujourd'hui payer ses impôts via Internet, pourquoi ne pourrait-on pas voter les lois ? "La Loi est l'expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation", lit-on dans la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789... Cela permettrait « d'ubériser » les hommes politiques qui ont fait de leur charge au service des citoyens, un métier, avec toutes les dérives qui sont liées à cette évolution (corruption, clientélisme, suivisme politique, renvois d'ascenseurs) ? A-t-on toujours besoin de représentants (qui coûtent cher, sont peu flexibles, et réalisent des tâches que l'on pourrait déléguer aux citoyens sans surcoût) ?

Imaginons un pays où chacun pourrait se connecter à une belle interface Web, voter pour ou contre un projet de loi. Imaginons un pays où...

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Impôts, taxes : et s’il existait des solutions ailleurs ?9ea200c0-4dc5-4a15-814b-3dc332d0d6c2http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181207_210910_Impots__taxes___et_s___il_existait_des_solutions_ailleurs__Fri, 07 Dec 2018 21:09:10 +0100

Allez Manu, on ne sait jamais...

Au lieu de plonger la main, encore une fois, dans les deniers des Français, Bercy pourrait se tourner du côté des aides aux entreprises : nombreuses et généreuses, elles n’ont pas toujours l’effet escompté, et une meilleure gestion de ces dernières pourrait générer des économies substantielles.

pub gouvernementale pour le CICE - .gouv.fr

L’annonce de la hausse de taxe sur les carburants fut la goutte de trop, de celles qui déclenchent des raz-de-marée démunissant les élites. Alors que les plus aisés de ce pays venaient de se voir offrir la suppression de l’Impôt sur la fortune, alors que les entreprises bénéficient de cadeaux fiscaux emballés sous des acronymes techniques et flous comme le CICE, le CIR ou le CITS, souvent accompagnés de sommes exprimées en milliards d’euros, voilà que les citoyens lambda allaient encore une fois, eux, devoir mettre la main à la poche.

Est-ce vraiment la seule solution qui reste au Gouvernement pour parvenir à boucler son budget et surtout, pour financer la transition énergétique ? Selon la Cour des Comptes, dont les rapports sont une mine d’information sur le bon fonctionnement des outils fiscaux, il existerait pourtant quantité de « poches » desquelles pourraient être extraits des financements distribués, pour l’heure, inefficacement.

Tenter de dresser un inventaire des aides et soutiens aux entreprises relèverait de la gageure et serait forcément incomplet, tant ils sont nombreux et divers. Car outre les aides nationales, il faut aussi prendre en compte les coups de pouce accordés au niveau des territoires, les collectivités se livrant une guerre « d’attractivité » pour attirer les entreprises sur leur zone.

Zones franches, exonération de la taxe foncière, prise en charge de travaux d’aménagement… rien n’est impossible à qui veut attirer une entreprise sur son...

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Allez Manu, on ne sait jamais...

Au lieu de plonger la main, encore une fois, dans les deniers des Français, Bercy pourrait se tourner du côté des aides aux entreprises : nombreuses et généreuses, elles n’ont pas toujours l’effet escompté, et une meilleure gestion de ces dernières pourrait générer des économies substantielles.

pub gouvernementale pour le CICE - .gouv.fr

L’annonce de la hausse de taxe sur les carburants fut la goutte de trop, de celles qui déclenchent des raz-de-marée démunissant les élites. Alors que les plus aisés de ce pays venaient de se voir offrir la suppression de l’Impôt sur la fortune, alors que les entreprises bénéficient de cadeaux fiscaux emballés sous des acronymes techniques et flous comme le CICE, le CIR ou le CITS, souvent accompagnés de sommes exprimées en milliards d’euros, voilà que les citoyens lambda allaient encore une fois, eux, devoir mettre la main à la poche.

Est-ce vraiment la seule solution qui reste au Gouvernement pour parvenir à boucler son budget et surtout, pour financer la transition énergétique ? Selon la Cour des Comptes, dont les rapports sont une mine d’information sur le bon fonctionnement des outils fiscaux, il existerait pourtant quantité de « poches » desquelles pourraient être extraits des financements distribués, pour l’heure, inefficacement.

Tenter de dresser un inventaire des aides et soutiens aux entreprises relèverait de la gageure et serait forcément incomplet, tant ils sont nombreux et divers. Car outre les aides nationales, il faut aussi prendre en compte les coups de pouce accordés au niveau des territoires, les collectivités se livrant une guerre « d’attractivité » pour attirer les entreprises sur leur zone.

Zones franches, exonération de la taxe foncière, prise en charge de travaux d’aménagement… rien n’est impossible à qui veut attirer une entreprise sur son...

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Manifestations samedi : le cercle de violence03f1dff2-9101-4985-b23d-ead6d37c63c8http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181206_202825_Manifestations_samedi___le_cercle_de_violenceThu, 06 Dec 2018 20:28:25 +0100

L'exécutif dans une impasse

En dépit d'annonces visant à calmer les gilets jaunes, l'exécutif est dans une impasse, pris dans le cercle de la violence à laquelle il ne compte pas renoncer. C'est l'habituelle politique de la carotte et du bâton, si chère au vieux monde...

Domenjod - CC-BY-SA-4.0

Ce n'est pas la première fois que l'exécutif vacille et recule face à la pression de la rue. En 1984, la loi Savary sur la réforme de l'école est retirée. En 1986, après la mort de Malik Oussekine, la réforme Devaquet passe à la trappe. Même punition pour les réformes d'Alain Juppé en 1995, du CPE de De Villepin en 2006. Cette fois, c'est donc le projet de hausse des taxes sur les carburants qui a été retiré mercredi dans la soirée. Dans le même temps, le Premier ministre appelait journalistes, politiques, syndicats et autres corps intermédiaires à demander aux Français de ne pas manifester samedi 8 décembre. En d'autres termes, l'exécutif et une partie du pouvoir législatif -Gérard Larcher, président du Sénat a parlé de "sauver la République, aujourd'hui menacée" - espèrent sonner la fin de la récréation. Les gilets jaunes ont exprimé une colère, maintenant il faut rentrer à la maison, on vous a donné quelques carottes. Mais avec les carottes, il y les habituels coups de bâton.

Le nombre de blessés graves s'allonge dangereusement. Trois lycéens, c'est à dire des enfants, plus jeunes par exemple que Malik Oussekine, ont été blessés mercredi par des tirs de lanceur de balle de défense (LBD). Une lycéenne, touchée par un projectile, "présente des blessures graves au visage qui vont occasionner une incapacité de travail supérieure à trois mois", a indiqué Jean-Yves Coquillat, le procureur de la République de...

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L'exécutif dans une impasse

En dépit d'annonces visant à calmer les gilets jaunes, l'exécutif est dans une impasse, pris dans le cercle de la violence à laquelle il ne compte pas renoncer. C'est l'habituelle politique de la carotte et du bâton, si chère au vieux monde...

Domenjod - CC-BY-SA-4.0

Ce n'est pas la première fois que l'exécutif vacille et recule face à la pression de la rue. En 1984, la loi Savary sur la réforme de l'école est retirée. En 1986, après la mort de Malik Oussekine, la réforme Devaquet passe à la trappe. Même punition pour les réformes d'Alain Juppé en 1995, du CPE de De Villepin en 2006. Cette fois, c'est donc le projet de hausse des taxes sur les carburants qui a été retiré mercredi dans la soirée. Dans le même temps, le Premier ministre appelait journalistes, politiques, syndicats et autres corps intermédiaires à demander aux Français de ne pas manifester samedi 8 décembre. En d'autres termes, l'exécutif et une partie du pouvoir législatif -Gérard Larcher, président du Sénat a parlé de "sauver la République, aujourd'hui menacée" - espèrent sonner la fin de la récréation. Les gilets jaunes ont exprimé une colère, maintenant il faut rentrer à la maison, on vous a donné quelques carottes. Mais avec les carottes, il y les habituels coups de bâton.

Le nombre de blessés graves s'allonge dangereusement. Trois lycéens, c'est à dire des enfants, plus jeunes par exemple que Malik Oussekine, ont été blessés mercredi par des tirs de lanceur de balle de défense (LBD). Une lycéenne, touchée par un projectile, "présente des blessures graves au visage qui vont occasionner une incapacité de travail supérieure à trois mois", a indiqué Jean-Yves Coquillat, le procureur de la République de...

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Casse, pillages, dégradations au cours de la manif parisienne des gilets jaunesb82c666f-0981-4e0d-9202-e1a666787e3ehttp://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181203_095040_Casse__pillages__degradations_au_cours_de_la_manif_parisienne_des_gilets_jaunesMon, 03 Dec 2018 09:50:40 +0100

Faute de changer la France par les urnes, ils tentent par les burnes

La question n'est plus de savoir s'il faut condamner les violences. Il est temps de tenter de comprendre, d'expliquer comment on en est arrivés là, n'en déplaise à Manuel Valls.

Gilets jaunes le 1er décembre - Copie d'écran BFMTV

"Les coupables de ces violences veulent le chaos", a tempêté Emmanuel Macron. Ce n'est pas impossible. Mais pourquoi veulent-ils le chaos ? Peut-être ont-ils abandonné l'idée de changer le monde par les urnes ? Peut-être n'y sont-ils pas parvenus et peut-être sont-ils arrivés au point où la violence leur semble le seul moyen de se faire entendre ? Dans le lot des casseurs qui ont à nouveau ravagé quelques quartiers parisiens samedi 1er décembre, il y a sans doute des extrémistes de gauche et de droite, des gamins venus pour en découdre, mais il y a aussi des gens tout à fait normaux, n'en déplaise au président.

Depuis plusieurs années, les gouvernements successifs font des provisions de grenades lacrymogènes, de grenades de désencerclement. Cela traduit une peur du peuple, que l'on retrouve aussi dans le déploiement de moyens de surveillance massive sur Internet et en matière de téléphonie, ou par l'intégration des mesures de l'état d'urgence dans le droit commun. Or cette peur, si le mouvement se poursuit, avec les mêmes événements violents, va se transformer. Placé dans un coin du ring, le gouvernement va avoir un réflexe classique de celui qui détient le pouvoir et ne veut pas le lâcher : il va réprimer violemment. La violence entraînant la violence, bien malin qui sait où cela finira.

Mais au fond, pourquoi cette paranoïa (surveillance massive), cette trouille (grenades) ? Peut-être parce que que tout le monde sait que la...

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Faute de changer la France par les urnes, ils tentent par les burnes

La question n'est plus de savoir s'il faut condamner les violences. Il est temps de tenter de comprendre, d'expliquer comment on en est arrivés là, n'en déplaise à Manuel Valls.

Gilets jaunes le 1er décembre - Copie d'écran BFMTV

"Les coupables de ces violences veulent le chaos", a tempêté Emmanuel Macron. Ce n'est pas impossible. Mais pourquoi veulent-ils le chaos ? Peut-être ont-ils abandonné l'idée de changer le monde par les urnes ? Peut-être n'y sont-ils pas parvenus et peut-être sont-ils arrivés au point où la violence leur semble le seul moyen de se faire entendre ? Dans le lot des casseurs qui ont à nouveau ravagé quelques quartiers parisiens samedi 1er décembre, il y a sans doute des extrémistes de gauche et de droite, des gamins venus pour en découdre, mais il y a aussi des gens tout à fait normaux, n'en déplaise au président.

Depuis plusieurs années, les gouvernements successifs font des provisions de grenades lacrymogènes, de grenades de désencerclement. Cela traduit une peur du peuple, que l'on retrouve aussi dans le déploiement de moyens de surveillance massive sur Internet et en matière de téléphonie, ou par l'intégration des mesures de l'état d'urgence dans le droit commun. Or cette peur, si le mouvement se poursuit, avec les mêmes événements violents, va se transformer. Placé dans un coin du ring, le gouvernement va avoir un réflexe classique de celui qui détient le pouvoir et ne veut pas le lâcher : il va réprimer violemment. La violence entraînant la violence, bien malin qui sait où cela finira.

Mais au fond, pourquoi cette paranoïa (surveillance massive), cette trouille (grenades) ? Peut-être parce que que tout le monde sait que la...

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Gilets jaunes en noir et blancfecce179-9eab-4b24-b971-3feb04e28ae9http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181124_190557_Gilets_jaunes_en_noir_et_blancSat, 24 Nov 2018 19:05:57 +0100

Pourquoi sortir de la polarisation quand elle est si pratique ?

Christophe Castaner parle de "séditieux", les tévés en continu parlent de "casseurs" et tentent de maintenir une ligne selon laquelle il y aurait des bons gilets jaunes et des "infiltrés". Du noir et blanc. Le gris, lui, disparaît du paysage, comme toujours.

Gilets jaunes d'extrême droite - D.R.

"Les séditieux ont répondu à l'appel de Marine Le Pen et veulent s'en prendre aux institutions comme ils veulent s'en prendre aux parlementaires de la majorité", a lancé Christophe Castaner après les premiers incidents sur les Champs Elysées samedi 24 novembre. Il faut donc comprendre que des groupuscules d'extrême-droite ont infiltré le mouvement des gilets jaunes et qu'il serait bon que toute cette pagaille s'arrête. Laissez le gouvernement travailler, monter des barricades et mettre le feu, c'est faire partie de l'extrême-droite. Cela faisait une semaine que la presse prémédiquait tout le monde, la droite extrême tentait de récupérer un mouvement de ras-le-bol initié par l'annonce d'une hausse du prix du diesel à la pompe. La preuve que c'était vrai : les Champs-Elysées sont un champ de bataille, le ministre de l'intérieur parle de séditieux...

Les télévisions d'info en continu ont quant à elles passé la journée sur le sujet, pour une manif de 5000 personnes (selon les autorités). Il fallait bien ça... et des dizaines d'experts pour meubler... Alors que, le même jour, se tenait la manifestation contre les violences faites aux femmes — "Nous toutes" — qui réunissait quant à elle 30 000 personnes.

Le commentaire a été périlleux. D'un côté les télés voulaient parler des revendications (variées) des gilets jaunes, tenter de trier le bon grain de l'ivraie. Certains gilets jaunes manifestent...

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Pourquoi sortir de la polarisation quand elle est si pratique ?

Christophe Castaner parle de "séditieux", les tévés en continu parlent de "casseurs" et tentent de maintenir une ligne selon laquelle il y aurait des bons gilets jaunes et des "infiltrés". Du noir et blanc. Le gris, lui, disparaît du paysage, comme toujours.

Gilets jaunes d'extrême droite - D.R.

"Les séditieux ont répondu à l'appel de Marine Le Pen et veulent s'en prendre aux institutions comme ils veulent s'en prendre aux parlementaires de la majorité", a lancé Christophe Castaner après les premiers incidents sur les Champs Elysées samedi 24 novembre. Il faut donc comprendre que des groupuscules d'extrême-droite ont infiltré le mouvement des gilets jaunes et qu'il serait bon que toute cette pagaille s'arrête. Laissez le gouvernement travailler, monter des barricades et mettre le feu, c'est faire partie de l'extrême-droite. Cela faisait une semaine que la presse prémédiquait tout le monde, la droite extrême tentait de récupérer un mouvement de ras-le-bol initié par l'annonce d'une hausse du prix du diesel à la pompe. La preuve que c'était vrai : les Champs-Elysées sont un champ de bataille, le ministre de l'intérieur parle de séditieux...

Les télévisions d'info en continu ont quant à elles passé la journée sur le sujet, pour une manif de 5000 personnes (selon les autorités). Il fallait bien ça... et des dizaines d'experts pour meubler... Alors que, le même jour, se tenait la manifestation contre les violences faites aux femmes — "Nous toutes" — qui réunissait quant à elle 30 000 personnes.

Le commentaire a été périlleux. D'un côté les télés voulaient parler des revendications (variées) des gilets jaunes, tenter de trier le bon grain de l'ivraie. Certains gilets jaunes manifestent...

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Macron et l’armée européenne : zéro contenu, juste un coup de pubf1dec322-fac5-436b-a56f-f967985e22cehttp://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181122_114920_Macron_et_l___armee_europeenne____zero_contenu__juste_un_coup_de_pubThu, 22 Nov 2018 11:49:20 +0100

Jupiter - D.R.
Jupiter - D.R.
Emmanuel Macron a créé la surprise en proposant la création d’une armée européenne. Une idée qui peut sembler pertinente au regard des menaces aux frontières de l’Union. Sauf que le Président français n’associe aucun contenu à ces mots «d’armée européenne»: pas d’objectifs pour cette force, pas de stratégie commune, pas de moyen, pas de budget. On reste dans l’idée. Un peu comme comme si on se disait: «Tiens, si on se faisait un week-end à la mer?». Surtout qu’après les déclarations du Président, les diplomates français ont rétropédalé dans les coulisses de Bruxelles. Un seul mot d’ordre: il faut s’en tenir à l’Initiative Européenne d’Intervention qui vient d’être lancée le 7 novembre. Un simple club de réflexion stratégique. Le mot d’armée européenne n’annonçait en fait rien de nouveau. Alors pourquoi cette sortie jupitérienne ? Peut-être juste pour griller la politesse à Angela Merkel. Car la chancelière allemande devait parler armée européenne devant le parlement européen quelques jours plus tard. Mais contrairement à la France, les Allemands sont beaucoup plus clairs. Le projet d’armée européenne est dans le contrat de coalition du gouvernement de Berlin. Mais cela permettait à Macron de claironner sur le porte-avion Charles-de-Gaulle: «J’ai été rejoint sur cette question par Angela Merkel.» De quoi se faire mousser à peu de frais.

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Jupiter - D.R.
Jupiter - D.R.
Emmanuel Macron a créé la surprise en proposant la création d’une armée européenne. Une idée qui peut sembler pertinente au regard des menaces aux frontières de l’Union. Sauf que le Président français n’associe aucun contenu à ces mots «d’armée européenne»: pas d’objectifs pour cette force, pas de stratégie commune, pas de moyen, pas de budget. On reste dans l’idée. Un peu comme comme si on se disait: «Tiens, si on se faisait un week-end à la mer?». Surtout qu’après les déclarations du Président, les diplomates français ont rétropédalé dans les coulisses de Bruxelles. Un seul mot d’ordre: il faut s’en tenir à l’Initiative Européenne d’Intervention qui vient d’être lancée le 7 novembre. Un simple club de réflexion stratégique. Le mot d’armée européenne n’annonçait en fait rien de nouveau. Alors pourquoi cette sortie jupitérienne ? Peut-être juste pour griller la politesse à Angela Merkel. Car la chancelière allemande devait parler armée européenne devant le parlement européen quelques jours plus tard. Mais contrairement à la France, les Allemands sont beaucoup plus clairs. Le projet d’armée européenne est dans le contrat de coalition du gouvernement de Berlin. Mais cela permettait à Macron de claironner sur le porte-avion Charles-de-Gaulle: «J’ai été rejoint sur cette question par Angela Merkel.» De quoi se faire mousser à peu de frais.

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Journaliste : une profession en voie de disparition09048b38-8414-48ad-a64a-65a8a30b748dhttp://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181122_113516_Journaliste___une_profession_en_voie_de_disparitionThu, 22 Nov 2018 11:35:16 +0100

Et le pire, c'est que c'est sans doute normal

Est-ce le journalisme en tant que tel qui disparaît ou une certaine forme de journalisme ? Quoi qu'il en soit, dans le monde qui vient, la presse du monde d'hier ne sera plus. Tout étant cyclique, évolutif, c'est sans doute assez logique.

Kodachrome 64 - Mailbox - Wikipedia - CC BY-SA 3.0

Il n'y a pas "une" presse, mais "des" presses. Peut-on raisonnablement dire que Voici et Le Canard Enchaîné sont le même produit ? Que Mediapart et Le Figaro sont interchangeables ? Pour fabriquer un journal, papier ou électronique, il faut des "ouvriers". Des journalistes, des maquettistes, des informaticiens, des pros de l'UX, on en passe. Ces ouvriers ne fabriquent pas le même produit selon qu'ils travaillent dans telle ou telle entreprise de presse. Le monde change et la presse avec. Désormais, il y a une majorité de titres qui tendent vers l'infotainment ou une forme de publicité déguisée, en réalité, des contenus adaptés aux besoins des annonceurs. Sur le Web, la plupart des journaux a pris le parti de monétiser les visiteurs et les données personnelles de ces derniers. On ne vend plus de l'information, on produit de l'information qui attire des visiteurs, dont on vend les données. Bref, la presse devient un vendeur de données personnelles.

Quand Le Monde envoie les données des visiteurs qui consultent sa page d'accueil à une trentaine de sites tiers, c'est à dire à d'autres entreprises, il ne le fait pas par bonté d'âme. Il le fait parce que cela lui rapporte de l'argent.

Sites tiers sur Lemonde.fr - Copie d'écran - CC
Sites tiers sur Lemonde.fr - Copie d'écran - CC

Quand Libération envoie les données de ses visiteurs à plus de 70 sites tiers, c'est aussi parce que c'est son business.

Sites tiers sur Liberation.fr - Copie d'écran - CC
Sites tiers sur Liberation.fr - Copie...

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Et le pire, c'est que c'est sans doute normal

Est-ce le journalisme en tant que tel qui disparaît ou une certaine forme de journalisme ? Quoi qu'il en soit, dans le monde qui vient, la presse du monde d'hier ne sera plus. Tout étant cyclique, évolutif, c'est sans doute assez logique.

Kodachrome 64 - Mailbox - Wikipedia - CC BY-SA 3.0

Il n'y a pas "une" presse, mais "des" presses. Peut-on raisonnablement dire que Voici et Le Canard Enchaîné sont le même produit ? Que Mediapart et Le Figaro sont interchangeables ? Pour fabriquer un journal, papier ou électronique, il faut des "ouvriers". Des journalistes, des maquettistes, des informaticiens, des pros de l'UX, on en passe. Ces ouvriers ne fabriquent pas le même produit selon qu'ils travaillent dans telle ou telle entreprise de presse. Le monde change et la presse avec. Désormais, il y a une majorité de titres qui tendent vers l'infotainment ou une forme de publicité déguisée, en réalité, des contenus adaptés aux besoins des annonceurs. Sur le Web, la plupart des journaux a pris le parti de monétiser les visiteurs et les données personnelles de ces derniers. On ne vend plus de l'information, on produit de l'information qui attire des visiteurs, dont on vend les données. Bref, la presse devient un vendeur de données personnelles.

Quand Le Monde envoie les données des visiteurs qui consultent sa page d'accueil à une trentaine de sites tiers, c'est à dire à d'autres entreprises, il ne le fait pas par bonté d'âme. Il le fait parce que cela lui rapporte de l'argent.

Sites tiers sur Lemonde.fr - Copie d'écran - CC
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Quand Libération envoie les données de ses visiteurs à plus de 70 sites tiers, c'est aussi parce que c'est son business.

Sites tiers sur Liberation.fr - Copie d'écran - CC
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Un cookie fait son apparition sur Reflets4c20c65c-7575-4d99-92cc-80a7bceb6bb9http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181112_192059_Un_cookie_fait_son_apparition_sur_RefletsMon, 12 Nov 2018 19:20:59 +0100

Après plusieurs mois à tenter de résister aux sirènes du Marketing Digital 2.0 , Reflets s'est finalement décidé à mettre en œuvre un outil de mesure d'audience.

Notre principale métrique depuis le passage à un système d'abonnements était, justement, le nombre d'abonnements. Vous avez été très nombreux à nous faire confiance et à soutenir notre travail et toute l'équipe — particulièrement notre comptable bahaméen — vous en remercie. Néanmoins, nous manquions de recul quand à la fréquentation de nos articles, aux thématiques qui vous intéressent le plus.

Message de service du comptable de Reflets - © Reflets
Message de service du comptable de Reflets - Reflets

Pour être un peu moins aveugle, nous avons donc lancé un serveur Matomo. Il s'agit d'une solution équivalente à Google Analytics, à ceci près qu'il s'agit d'un logiciel libre et que nous l'hébergeons sur notre propre infrastructure. Aucune donnée concernant nos lecteurs ne sort de chez nous et le directeur marketing (il n'y en a pas) ou le directeur commercial (il n'y en a pas) de Reflets n'ont pas accès à ces informations.

Comme le recommande la CNIL, la durée de vie du cookie déposé par notre serveur Matomo est limitée dans le temps. Le serveur est configuré de telle sorte que les adresses IP sont anonymisées, la géolocalisation volontairement imprécise. Enfin, nous respectons, le cas échéant, votre paramétrage Do Not Track et vous avez la possibilité de désactiver le dépôt du cookie de suivi depuis notre page...

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Après plusieurs mois à tenter de résister aux sirènes du Marketing Digital 2.0 , Reflets s'est finalement décidé à mettre en œuvre un outil de mesure d'audience.

Notre principale métrique depuis le passage à un système d'abonnements était, justement, le nombre d'abonnements. Vous avez été très nombreux à nous faire confiance et à soutenir notre travail et toute l'équipe — particulièrement notre comptable bahaméen — vous en remercie. Néanmoins, nous manquions de recul quand à la fréquentation de nos articles, aux thématiques qui vous intéressent le plus.

Message de service du comptable de Reflets - © Reflets
Message de service du comptable de Reflets - Reflets

Pour être un peu moins aveugle, nous avons donc lancé un serveur Matomo. Il s'agit d'une solution équivalente à Google Analytics, à ceci près qu'il s'agit d'un logiciel libre et que nous l'hébergeons sur notre propre infrastructure. Aucune donnée concernant nos lecteurs ne sort de chez nous et le directeur marketing (il n'y en a pas) ou le directeur commercial (il n'y en a pas) de Reflets n'ont pas accès à ces informations.

Comme le recommande la CNIL, la durée de vie du cookie déposé par notre serveur Matomo est limitée dans le temps. Le serveur est configuré de telle sorte que les adresses IP sont anonymisées, la géolocalisation volontairement imprécise. Enfin, nous respectons, le cas échéant, votre paramétrage Do Not Track et vous avez la possibilité de désactiver le dépôt du cookie de suivi depuis notre page...

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#NonRetour : Les carbo-fascistes prêts à se payer l'Amazonie007f6e0b-3c72-4098-a56e-7b213321c388http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181112_135057__NonRetour___Les_carbo-fascistes_prets_a_se_payer_l_AmazonieMon, 12 Nov 2018 13:50:57 +0100

Le nouvel axe de la droite dure menace le plus grand réservoir de bio-diversité au monde

Ça y est, la sonnette d'alarme a enfin été tirée. Ban Ki-Moon l'a annoncé, le monde a "atteint un point de non retour climatique". La politique des petits pas, un petit pas en avant, deux petits pas en arrière, ne suffirait décidément plus.

Déforestation en Amazonie - WWF

Dans son dernier rapport, le GIEC a appelé à des transformations rapides et d'une ampleur "sans précédent". Et ceci pour espérer rester dans l'estimation la plus optimiste, celle d'un réchauffement de 1,5 C à l'horizon 2100, celle que nous pourrions nommer le dérapage contrôlé. Car à 2 C, le climat commence à s'emballer. Le "système Terre" oscille, condamnant au passage écosystèmes, banquises et modèles actuels de développement humain. Quand au scénario numéro trois, celui que visent les fameux accords de Paris, nous en savons peu. Tablant sur un réchauffement de 3 C mais plus probablement 5C, ce scénario prévoit la sortie du modèle de climat tel que nous le connaissons. C'est le grand saut dans l'inconnu. La planète étuve.

Serait-ce le scénario qui aurait effrayé notre ministre de l'écologie, et grossiste en shampooing, Nicolas Hulot, le poussant à démissionner en ces termes :

"Non, je ne comprends pas que nous assistions globalement les uns et les autres à la gestation d'une tragédie bien annoncée dans une forme d'indifférence. [...] Je ne comprends pas comment, après la conférence de Paris, après un diagnostic imparable qui ne cesse de se préciser et de s'aggraver de jour en jour, ce sujet est toujours relégué dans les dernières priorités."

Différents scenario de réchauffement par rapport aux émissions de gaz carbonique - United Nations - Carbon Offset Platform
Différents scenario de réchauffement par rapport aux émissions de gaz carbonique - United Nations - Carbon Offset Platform

Par cette démission choc, sous...

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Le nouvel axe de la droite dure menace le plus grand réservoir de bio-diversité au monde

Ça y est, la sonnette d'alarme a enfin été tirée. Ban Ki-Moon l'a annoncé, le monde a "atteint un point de non retour climatique". La politique des petits pas, un petit pas en avant, deux petits pas en arrière, ne suffirait décidément plus.

Déforestation en Amazonie - WWF

Dans son dernier rapport, le GIEC a appelé à des transformations rapides et d'une ampleur "sans précédent". Et ceci pour espérer rester dans l'estimation la plus optimiste, celle d'un réchauffement de 1,5 C à l'horizon 2100, celle que nous pourrions nommer le dérapage contrôlé. Car à 2 C, le climat commence à s'emballer. Le "système Terre" oscille, condamnant au passage écosystèmes, banquises et modèles actuels de développement humain. Quand au scénario numéro trois, celui que visent les fameux accords de Paris, nous en savons peu. Tablant sur un réchauffement de 3 C mais plus probablement 5C, ce scénario prévoit la sortie du modèle de climat tel que nous le connaissons. C'est le grand saut dans l'inconnu. La planète étuve.

Serait-ce le scénario qui aurait effrayé notre ministre de l'écologie, et grossiste en shampooing, Nicolas Hulot, le poussant à démissionner en ces termes :

"Non, je ne comprends pas que nous assistions globalement les uns et les autres à la gestation d'une tragédie bien annoncée dans une forme d'indifférence. [...] Je ne comprends pas comment, après la conférence de Paris, après un diagnostic imparable qui ne cesse de se préciser et de s'aggraver de jour en jour, ce sujet est toujours relégué dans les dernières priorités."

Différents scenario de réchauffement par rapport aux émissions de gaz carbonique - United Nations - Carbon Offset Platform
Différents scenario de réchauffement par rapport aux émissions de gaz carbonique - United Nations - Carbon Offset Platform

Par cette démission choc, sous...

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Macron et les sans-papiers, une histoire d'amourd3bb416b-2f23-4e51-a602-794f59ca5b86http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181108_161228_Macron_et_les_sans-papiers__une_histoire_d_amourThu, 08 Nov 2018 16:12:28 +0100

Emmanuel Macron répondant à une question idiote - Copie d'écran - D.R.

L'émission Quotidien a diffusé des images du président Emmanuel Macron s'adressant à des anciens combattants. Les micros tournaient, ce qui donne à voir un président tout à son affaire pour expulser les envahisseurs, ceux qui vont procéder au "Grand Remplacement". Un militaire lui demande : "Quand mettrez-vous les sans-papiers hors de chez nous ?". Réponse en mode funambule sur une corde entre deux pics à 2000 mètres d'altitude : "Haaaa, ceux qui n'ont pas de papiers et qui n'ont pas le droit d'asile, croyez-moi qu'on va les... On va continuer le travail". Les sans-papiers qui n'ont pas le droit d'asile...

Par principe, un sans-papiers n'a pas le droit d'asile. Au mieux, il tente de le demander. Imaginons qu'Emmanuel Macron ait voulu parler de ceux qui n'ont pas obtenu le droit d'asile. Parle-t-il de ceux qui l'ont demandé et ne l'ont pas obtenu, ou de la multitude qui est expulsée avant même de l'avoir demandé, comme nous l'avons démontré dans notre dossier sur la vallée de la Roya, parce que l'Etat français les empêche de le faire ?

Dans tous les cas de figure, Emmanuel Macron adopte la stratégie (qui a échoué) de Nicolas Sarkozy : parler leur langue aux électeurs potentiels du Front National RN. En celà, il participe à la polarisation des questions qui séparent les Français.

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Emmanuel Macron répondant à une question idiote - Copie d'écran - D.R.

L'émission Quotidien a diffusé des images du président Emmanuel Macron s'adressant à des anciens combattants. Les micros tournaient, ce qui donne à voir un président tout à son affaire pour expulser les envahisseurs, ceux qui vont procéder au "Grand Remplacement". Un militaire lui demande : "Quand mettrez-vous les sans-papiers hors de chez nous ?". Réponse en mode funambule sur une corde entre deux pics à 2000 mètres d'altitude : "Haaaa, ceux qui n'ont pas de papiers et qui n'ont pas le droit d'asile, croyez-moi qu'on va les... On va continuer le travail". Les sans-papiers qui n'ont pas le droit d'asile...

Par principe, un sans-papiers n'a pas le droit d'asile. Au mieux, il tente de le demander. Imaginons qu'Emmanuel Macron ait voulu parler de ceux qui n'ont pas obtenu le droit d'asile. Parle-t-il de ceux qui l'ont demandé et ne l'ont pas obtenu, ou de la multitude qui est expulsée avant même de l'avoir demandé, comme nous l'avons démontré dans notre dossier sur la vallée de la Roya, parce que l'Etat français les empêche de le faire ?

Dans tous les cas de figure, Emmanuel Macron adopte la stratégie (qui a échoué) de Nicolas Sarkozy : parler leur langue aux électeurs potentiels du Front National RN. En celà, il participe à la polarisation des questions qui séparent les Français.

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Monde de merde...23daa2c0-fcfa-4d00-99f9-4cc59de5d721http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181107_170224_Monde_de_merde...Wed, 07 Nov 2018 17:02:24 +0100

Bienvenue dans un avenir très incertain

Les petits signes se multiplient... Nous allons vers un monde de merde, comme disait George Abitbol. Espérons que nos enfants feront mieux que nous...

George Abitbol - D.R. - D.R.

Trump aux Etats-Unis, Salvini en Italie, Erdoğan en Turquie, Duterte aux Philippines, Orban en Hongrie, Duda en Pologne, Poutine en Russie, on pensait que l'extrême-droite, le populisme rance avaient fait le plein. Eh bien non... Voilà que le Brésil élit Bolsonaro. Un nostalgique de la dictature militaire qui a plombé le pays de 1964 à 1985. Selon Bolsonaro, «L'erreur de la dictature a été de torturer sans tuer. » On ne peut pas lui reprocher de ne pas être clair :«Oui, je suis favorable à une dictature! Nous ne réglerons jamais les problèmes de la nation avec cette démocratie irresponsable!»

Un truc à la mode visiblement, ce truc de l'homme « fort », « autoritaire ». Il y a quelques jours l'Ifop sondait les français avec cette question : « Certains pensent que la France doit se réformer en profondeur pour éviter le déclin mais qu’aucun homme politique élu au suffrage universel ne disposera plus du pouvoir nécessaire pour mener à bien ces réformes et que dans ce cadre, il faudrait que la direction du pays soit confiée à un pouvoir politique autoritaire, quitte à alléger les mécanismes de contrôle démocratique s’exerçant sur le gouvernement. Etes-vous tout à fait d’accord, plutôt d’accord, plutôt pas d’accord ou pas du tout d’accord avec cette opinion ? » Surprise, 40% des sondés répondent par l'affirmative...

A ce stade, on serait tenté de se résigner... Les électeurs ont les dirigeants qu'ils méritent...

La multiplication des « fascistes » à la...

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Bienvenue dans un avenir très incertain

Les petits signes se multiplient... Nous allons vers un monde de merde, comme disait George Abitbol. Espérons que nos enfants feront mieux que nous...

George Abitbol - D.R. - D.R.

Trump aux Etats-Unis, Salvini en Italie, Erdoğan en Turquie, Duterte aux Philippines, Orban en Hongrie, Duda en Pologne, Poutine en Russie, on pensait que l'extrême-droite, le populisme rance avaient fait le plein. Eh bien non... Voilà que le Brésil élit Bolsonaro. Un nostalgique de la dictature militaire qui a plombé le pays de 1964 à 1985. Selon Bolsonaro, «L'erreur de la dictature a été de torturer sans tuer. » On ne peut pas lui reprocher de ne pas être clair :«Oui, je suis favorable à une dictature! Nous ne réglerons jamais les problèmes de la nation avec cette démocratie irresponsable!»

Un truc à la mode visiblement, ce truc de l'homme « fort », « autoritaire ». Il y a quelques jours l'Ifop sondait les français avec cette question : « Certains pensent que la France doit se réformer en profondeur pour éviter le déclin mais qu’aucun homme politique élu au suffrage universel ne disposera plus du pouvoir nécessaire pour mener à bien ces réformes et que dans ce cadre, il faudrait que la direction du pays soit confiée à un pouvoir politique autoritaire, quitte à alléger les mécanismes de contrôle démocratique s’exerçant sur le gouvernement. Etes-vous tout à fait d’accord, plutôt d’accord, plutôt pas d’accord ou pas du tout d’accord avec cette opinion ? » Surprise, 40% des sondés répondent par l'affirmative...

A ce stade, on serait tenté de se résigner... Les électeurs ont les dirigeants qu'ils méritent...

La multiplication des « fascistes » à la...

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Migrants : violation de droits de l’homme en Libye et cynisme européenbc48e10a-3dd0-4cb5-9d8e-04d864445eb4http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181105_214438_Migrants___violation_de_droits_de_l___homme_en_Libye_et_cynisme_europeenMon, 05 Nov 2018 21:44:38 +0100

Une situation intenable

En Libye, les migrants sont torturés ou exploités. L'Europe regarde ailleurs quand elle ne met pas des bâtons dans les hélices des bateaux des ONG qui tentent de sauver les migrants en Méditerranée...

Tripoli, le 4 Juillet 2015. Centre de détention pour migrants illégaux à Garabouli, dans la région de Tripoli. - Cyril Marcilhacy - © Cyril Marcilhacy

Fin 2015, nous nous étions rendus à Tripoli en Libye. Profitant de la visite d’un député français, nous avions pu accéder à deux centres de rétention. Dans ces centres répartis dans tout le pays, certains officiels contrôlés par la polices, d’autres aux mains de milices, des milliers d’Érythréens, de Soudanais, de Maliens et de Nigériens sont détenus dans des conditions inhumaines. Les centres que nous avions pu visiter étaient évidemment les plus « présentables ». Mais les photos et les témoignages que nous avions pu en rapporter montraient la dureté des conditions de détention.

Dans l’un de ces centres officiels, adossé à un poste de police de Tripoli, Misron, un Erythréen de 13 ans, raconte son histoire. « Je suis parti il y a deux mois. Sans le dire à mes parents… J’en avais assez de la pauvreté et de la dictature. J’ai mis un mois pour me rendre à Karthoum au Soudan. Là, j’ai rencontré quatre autres jeunes Erythréens et nous avons décidé de poursuivre ensemble le voyage jusqu’en Europe. Nous avons mis un mois pour arriver jusqu’à la côte libyenne. Nous avons été arrêtés il y a dix jours. » Pour payer leur voyage, ils ont fait des petits boulots au gré de leur périple. Un policier tient à nous montrer que le migrants sont bien traités. « Nous avons même une infirmerie ici. » Il nous entraîne vers une porte métallique donnant dans la cour. Il cherche désespérément la clef, la demande a un collègue. En vain. Il a un petit rire un peu gêné. Visiblement, il ne vaut mieux...

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Une situation intenable

En Libye, les migrants sont torturés ou exploités. L'Europe regarde ailleurs quand elle ne met pas des bâtons dans les hélices des bateaux des ONG qui tentent de sauver les migrants en Méditerranée...

Tripoli, le 4 Juillet 2015. Centre de détention pour migrants illégaux à Garabouli, dans la région de Tripoli. - Cyril Marcilhacy - © Cyril Marcilhacy

Fin 2015, nous nous étions rendus à Tripoli en Libye. Profitant de la visite d’un député français, nous avions pu accéder à deux centres de rétention. Dans ces centres répartis dans tout le pays, certains officiels contrôlés par la polices, d’autres aux mains de milices, des milliers d’Érythréens, de Soudanais, de Maliens et de Nigériens sont détenus dans des conditions inhumaines. Les centres que nous avions pu visiter étaient évidemment les plus « présentables ». Mais les photos et les témoignages que nous avions pu en rapporter montraient la dureté des conditions de détention.

Dans l’un de ces centres officiels, adossé à un poste de police de Tripoli, Misron, un Erythréen de 13 ans, raconte son histoire. « Je suis parti il y a deux mois. Sans le dire à mes parents… J’en avais assez de la pauvreté et de la dictature. J’ai mis un mois pour me rendre à Karthoum au Soudan. Là, j’ai rencontré quatre autres jeunes Erythréens et nous avons décidé de poursuivre ensemble le voyage jusqu’en Europe. Nous avons mis un mois pour arriver jusqu’à la côte libyenne. Nous avons été arrêtés il y a dix jours. » Pour payer leur voyage, ils ont fait des petits boulots au gré de leur périple. Un policier tient à nous montrer que le migrants sont bien traités. « Nous avons même une infirmerie ici. » Il nous entraîne vers une porte métallique donnant dans la cour. Il cherche désespérément la clef, la demande a un collègue. En vain. Il a un petit rire un peu gêné. Visiblement, il ne vaut mieux...

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Pas simple d’être solidaire des migrants en Italie621814d8-4cc6-4eb5-8903-741878ac33f6http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181103_123125_Pas_simple_d___etre_solidaire_des_migrants_en_ItalieSat, 03 Nov 2018 12:31:25 +0100

L'arrivée de l'extrême-droite n'est pas neutre

A Vintimille, de l'autre côté de la frontière les Italiens ne sont pas en reste pour venir en aide aux migrants. Mais les pressions d'un Etat passé aux mains de l'extrême-droite sont fortes.

Vintimille, Italie - Antoine Champagne - Reflets - Citation Reflets.info requise

Côté italien, à Vintimille, les associations continuent à se mobiliser, même si le flot des migrants s’est largement tari. Selon les estimations, il aurait baissé de 95% par rapport au pic de la crise migratoire en 2015. La situation politique italienne a profondément évolué. Le nouveau chef du gouvernement populiste et d’extrême droite, Giuseppe Conte, a verrouillé le pays. Les pays d'origine des migrants ont aussi récemment changé. Longtemps majoritairement en provenance d’Érythrée, du Soudan et du Nigéria, ils viennent désormais principalement d’Afghanistan et d’Irak. C'est dans cet environnement politique difficile et face à quelques centaines de migrants encore présents que les associations côté italien continuent, en coordination avec leurs homologues françaises, d'apporter un soutien matériel et psychologique aux migrants.

Caritas distribue des petits déjeuners et propose des consultations médicales.

La cuisine de l'association Caritas à Vintimille - Antoine Champagne - Reflets - Citation Reflets.info requise
La cuisine de l'association Caritas à Vintimille - Antoine Champagne - Reflets - Citation Reflets.info requise

"Nous avions 600 personnes qui bénéficiaient de notre aide il y a un an. Aujourd'hui, c'est une petite quarantaine", explique Manuela, bénévole de Caritas. L'arrivée de l'extrême droite au pouvoir s'est fait sentir dès la première semaine où les éloignements de migrants ont été multipliés par trois. Désormais, les rafles ont lieu le jeudi. Les migrants sont amenés en bus dans le sud de l'Italie. Ici aussi, les...

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L'arrivée de l'extrême-droite n'est pas neutre

A Vintimille, de l'autre côté de la frontière les Italiens ne sont pas en reste pour venir en aide aux migrants. Mais les pressions d'un Etat passé aux mains de l'extrême-droite sont fortes.

Vintimille, Italie - Antoine Champagne - Reflets - Citation Reflets.info requise

Côté italien, à Vintimille, les associations continuent à se mobiliser, même si le flot des migrants s’est largement tari. Selon les estimations, il aurait baissé de 95% par rapport au pic de la crise migratoire en 2015. La situation politique italienne a profondément évolué. Le nouveau chef du gouvernement populiste et d’extrême droite, Giuseppe Conte, a verrouillé le pays. Les pays d'origine des migrants ont aussi récemment changé. Longtemps majoritairement en provenance d’Érythrée, du Soudan et du Nigéria, ils viennent désormais principalement d’Afghanistan et d’Irak. C'est dans cet environnement politique difficile et face à quelques centaines de migrants encore présents que les associations côté italien continuent, en coordination avec leurs homologues françaises, d'apporter un soutien matériel et psychologique aux migrants.

Caritas distribue des petits déjeuners et propose des consultations médicales.

La cuisine de l'association Caritas à Vintimille - Antoine Champagne - Reflets - Citation Reflets.info requise
La cuisine de l'association Caritas à Vintimille - Antoine Champagne - Reflets - Citation Reflets.info requise

"Nous avions 600 personnes qui bénéficiaient de notre aide il y a un an. Aujourd'hui, c'est une petite quarantaine", explique Manuela, bénévole de Caritas. L'arrivée de l'extrême droite au pouvoir s'est fait sentir dès la première semaine où les éloignements de migrants ont été multipliés par trois. Désormais, les rafles ont lieu le jeudi. Les migrants sont amenés en bus dans le sud de l'Italie. Ici aussi, les...

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Hubert Jourdan, le Cédric Herrou de l'ombrea3a824c6-a427-4184-9f50-76d126888404http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181031_112000_Hubert_Jourdan__le_Cedric_Herrou_de_l_ombreWed, 31 Oct 2018 11:20:00 +0100

A l'écart des médias, de nombreux bénévoles aident les migrants

Grande gueule, Cédric Herrou a retenu l'attention des médias. Dans l'ombre, d'autres bénévoles apportent leur aide aux migrants, en silence. D'autres encore, sont "en accord avec Dieu et le Cosmos".

Hubert Jourdan - Jacques Duplessy - Reflets - Citation Reflets.info requise

Sur une route étroite et perdue qui serpente dans les environs de Nice, soudain, un petit chemin monte à pic. C'est là qu'il faut bifurquer pour atteindre la maison d'Hubert Jourdan. Dans le maquis environnant, on distingue des tentes, des cabanes, un chalet. Hubert y reçoit des migrants. L'association Habitat et Citoyenneté est un peu le dernier rempart pour bon nombre de personnes. Elle fournit un accès à une épicerie, au réseau Internet pour renouer ou conserver des liens avec ceux qui sont restés. Mais aussi et surtout un accès au droit, ce qui fait le plus défaut aux migrants. Hubert a un passé engagé dans des ONG. Au Bangladesh, en Inde, dans les Balkans. C'est assez naturellement qu'il s'est rapproché des associations locales lorsqu'il s'est posé dans le Sud de la France. Et depuis la fermeture des frontières en 2015, il n'a pas arrêté... « On n'a même plus le droit de leur donner à manger, explique-t-il, à Vintimille, le conseil municipal s'est même réuni pour savoir si on ne devait pas interdire de leur filer à boire». D'ailleurs, depuis longtemps, les fontaines sont fermées à Vintimille.

Les trois gardes à vue qu'il a subies n'ont en rien entamé son action. Ce soir, nous discutons autour d'une table devant sa maison et trois migrants se joignent à nous. « Aucun ne reste ici, c'est un lieu de passage, un endroit où se reposer et reprendre des forces. Ils veulent tous rejoindre quelqu'un de...

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A l'écart des médias, de nombreux bénévoles aident les migrants

Grande gueule, Cédric Herrou a retenu l'attention des médias. Dans l'ombre, d'autres bénévoles apportent leur aide aux migrants, en silence. D'autres encore, sont "en accord avec Dieu et le Cosmos".

Hubert Jourdan - Jacques Duplessy - Reflets - Citation Reflets.info requise

Sur une route étroite et perdue qui serpente dans les environs de Nice, soudain, un petit chemin monte à pic. C'est là qu'il faut bifurquer pour atteindre la maison d'Hubert Jourdan. Dans le maquis environnant, on distingue des tentes, des cabanes, un chalet. Hubert y reçoit des migrants. L'association Habitat et Citoyenneté est un peu le dernier rempart pour bon nombre de personnes. Elle fournit un accès à une épicerie, au réseau Internet pour renouer ou conserver des liens avec ceux qui sont restés. Mais aussi et surtout un accès au droit, ce qui fait le plus défaut aux migrants. Hubert a un passé engagé dans des ONG. Au Bangladesh, en Inde, dans les Balkans. C'est assez naturellement qu'il s'est rapproché des associations locales lorsqu'il s'est posé dans le Sud de la France. Et depuis la fermeture des frontières en 2015, il n'a pas arrêté... « On n'a même plus le droit de leur donner à manger, explique-t-il, à Vintimille, le conseil municipal s'est même réuni pour savoir si on ne devait pas interdire de leur filer à boire». D'ailleurs, depuis longtemps, les fontaines sont fermées à Vintimille.

Les trois gardes à vue qu'il a subies n'ont en rien entamé son action. Ce soir, nous discutons autour d'une table devant sa maison et trois migrants se joignent à nous. « Aucun ne reste ici, c'est un lieu de passage, un endroit où se reposer et reprendre des forces. Ils veulent tous rejoindre quelqu'un de...

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Martine Landry ou l'absurdité des poursuites contre ceux qui viennent en aide aux migrants5f6dc93a-89d8-47ab-933d-bd6c66fcc07dhttp://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181030_112912_Martine_Landry_ou_l_absurdite_des_poursuites_contre_ceux_qui_viennent_en_aide_aux_migrantsTue, 30 Oct 2018 11:29:12 +0100

Poursuivie devant les tribunaux pour avoir accompagné des mineurs sur 100 mètres

Membre d'Amnesty International, Martine Landry a convoyé à pied des mineurs sur une centaine de mètres. La voilà renvoyée devant un tribunal. Le procureur s'acharne...

Martine Landry devant le panneau France à la frontière (haute) de Menton - Antoine Champagne - Reflets - Citation Reflets.info requise

Martine Landry est devenue malgré elle un symbole de l’absurdité des poursuites judiciaires à l’encontre de ceux qui aident les migrants. « L’affaire » pourrait prêter à sourire : la justice lui reproche d’avoir convoyé deux mineurs depuis le poste frontière italien jusqu’au poste frontière français à Menton, bref d’avoir emmené des mineurs de la police italienne à la police française. Il faut se représenter le lieu pour comprendre l’absurdité de la chose : une route sur les hauteurs de la ville, d’un côté le poste frontière italien, de l’autre les douanes françaises. Une centaine de mètres séparent les deux bâtiments. Au milieu, un panneau France. C’est dans cet espace que plusieurs associations, dont Amnesty International à laquelle appartient Martine Landry, effectuent des observations sur la légalité des reconduites vers l’Italie.

L’affaire commence le 25 juillet 2017. Postée à la frontière, Martine Landry constate que plusieurs mineurs sont renvoyés vers l’Italie, une reconduite illégale car les mineurs non accompagnés sont censés être pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance (ASE). « J’ai vu que les douaniers italiens ont renvoyé les mineurs vers la France car c’est le droit international, raconte Martine. Mais Je savais que les policiers français avaient un stratagème : les renvoyer en Italie par le train depuis la gare de Menton Garavan pour empêcher les douaniers italiens de les intercepter. Je suis donc allée attendre les mineurs dans le tunnel de la gare...

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Poursuivie devant les tribunaux pour avoir accompagné des mineurs sur 100 mètres

Membre d'Amnesty International, Martine Landry a convoyé à pied des mineurs sur une centaine de mètres. La voilà renvoyée devant un tribunal. Le procureur s'acharne...

Martine Landry devant le panneau France à la frontière (haute) de Menton - Antoine Champagne - Reflets - Citation Reflets.info requise

Martine Landry est devenue malgré elle un symbole de l’absurdité des poursuites judiciaires à l’encontre de ceux qui aident les migrants. « L’affaire » pourrait prêter à sourire : la justice lui reproche d’avoir convoyé deux mineurs depuis le poste frontière italien jusqu’au poste frontière français à Menton, bref d’avoir emmené des mineurs de la police italienne à la police française. Il faut se représenter le lieu pour comprendre l’absurdité de la chose : une route sur les hauteurs de la ville, d’un côté le poste frontière italien, de l’autre les douanes françaises. Une centaine de mètres séparent les deux bâtiments. Au milieu, un panneau France. C’est dans cet espace que plusieurs associations, dont Amnesty International à laquelle appartient Martine Landry, effectuent des observations sur la légalité des reconduites vers l’Italie.

L’affaire commence le 25 juillet 2017. Postée à la frontière, Martine Landry constate que plusieurs mineurs sont renvoyés vers l’Italie, une reconduite illégale car les mineurs non accompagnés sont censés être pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance (ASE). « J’ai vu que les douaniers italiens ont renvoyé les mineurs vers la France car c’est le droit international, raconte Martine. Mais Je savais que les policiers français avaient un stratagème : les renvoyer en Italie par le train depuis la gare de Menton Garavan pour empêcher les douaniers italiens de les intercepter. Je suis donc allée attendre les mineurs dans le tunnel de la gare...

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La prochaine crise financière est-elle en train de commencer ?c06b5eed-0ac9-428f-977a-eeef27a903f1http://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181029_170959_La_prochaine_crise_financiere_est-elle_en_train_de_commencer__Mon, 29 Oct 2018 17:09:59 +0100

Quelques nuages noirs s'approchent

Le grand public découvre toujours une crise financière quand elle explose. Le secteur de la finance la voit arriver de loin. Quelques signes apparaissent depuis quelques mois pouvant annoncer une nouvelle crise majeure.

D.R. - D.R.

"Les arbres ne montent pas au ciel", ont coutume de dire les traders. Avant de l'oublier dans la seconde qui suit. En d'autres termes, une hausse ne dure pas toujours. Par ailleurs, chaque bulle est plus importante que la précédente et la crise qui suit leur explosion est plus grave. A chaque fois, ce sont les contribuables qui payent les pots cassés. On pourrait croire que la crise des subprimes et de la dette souveraine sont derrière nous. D'ailleurs de nombreux indicateurs sont au vert. L'économie américaine semble se porter comme un charme, le taux chômage semble contenu en France. Que du bon.

Oui, mais non.

La crise des subprimes et de la dette souveraine ont été réglées par une injection massive de liquidités dans le secteur financier. Les banques centrales ont prêté sans compter aux banques à des taux très bas, parfois même gratuitement (ZIRP). Cet argent, les banques, au lieu de le re-prêter massivement aux entreprises et aux particuliers, l'ont injecté sur les marchés financiers. Les algos s'en sont donné à coeur joie et les cours des actions se sont envolés. L'arbre semblait monter au ciel jusqu'il y a quelques jours quand Wall Street a commencé à monter des signes de faiblesse.

Lorsque l'on regarde le SP500, l'indice de référence de New-York, la hausse depuis 2009 est vertigineuse. Comme s'il ne s'était rien passé, comme si les perspectives économiques des entreprises étaient sublimes.

Evolution du SP 500 depuis 1996 - Copie d'écran indice SP 500 par Yahoo - CC
Evolution du SP...

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Quelques nuages noirs s'approchent

Le grand public découvre toujours une crise financière quand elle explose. Le secteur de la finance la voit arriver de loin. Quelques signes apparaissent depuis quelques mois pouvant annoncer une nouvelle crise majeure.

D.R. - D.R.

"Les arbres ne montent pas au ciel", ont coutume de dire les traders. Avant de l'oublier dans la seconde qui suit. En d'autres termes, une hausse ne dure pas toujours. Par ailleurs, chaque bulle est plus importante que la précédente et la crise qui suit leur explosion est plus grave. A chaque fois, ce sont les contribuables qui payent les pots cassés. On pourrait croire que la crise des subprimes et de la dette souveraine sont derrière nous. D'ailleurs de nombreux indicateurs sont au vert. L'économie américaine semble se porter comme un charme, le taux chômage semble contenu en France. Que du bon.

Oui, mais non.

La crise des subprimes et de la dette souveraine ont été réglées par une injection massive de liquidités dans le secteur financier. Les banques centrales ont prêté sans compter aux banques à des taux très bas, parfois même gratuitement (ZIRP). Cet argent, les banques, au lieu de le re-prêter massivement aux entreprises et aux particuliers, l'ont injecté sur les marchés financiers. Les algos s'en sont donné à coeur joie et les cours des actions se sont envolés. L'arbre semblait monter au ciel jusqu'il y a quelques jours quand Wall Street a commencé à monter des signes de faiblesse.

Lorsque l'on regarde le SP500, l'indice de référence de New-York, la hausse depuis 2009 est vertigineuse. Comme s'il ne s'était rien passé, comme si les perspectives économiques des entreprises étaient sublimes.

Evolution du SP 500 depuis 1996 - Copie d'écran indice SP 500 par Yahoo - CC
Evolution du SP...

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Rétablissement des frontières en France depuis 201515506d50-9905-4d66-acfe-a50bc71cd32ahttp://isyteck.com/autoblog/reflet/index.php5?20181029_110642_Retablissement_des_frontieres_en_France_depuis_2015Mon, 29 Oct 2018 11:06:42 +0100

Un coût non négligeable...

Plusieurs milliards d'euros dépensés pour rétablir les frontières intérieures, une menace fantasmée, la voie choisie par la France est clouée au pilori par le Parlement européen.

Frontière (basse) à Menton - Antoine Champagne - Reflets - Citation Reflets.info requise

La libre circulation des personnes et des biens prévues par la convention de Schengen, qui regroupe 26 pays de l'Union Européenne a pris un coup dans l'aile assez sérieux depuis 2015. L'afflux de migrants à la suite du "printemps arabe" en 2011, puis l'exode massif de Syriens en 2015 on conduit plusieurs Etats membres de l'Union à rétablir des frontières "intérieures". Jusque là, les frontières avaient été repoussées vers "l'extérieur" de l'Union. Cette situation a conduit certains Etats à devoir supporter un coût commun de la surveillance des frontières de l'Union. Sur les 7 700 kilomètres de frontière terrestre et 42 600 kilomètres de côtes formant les frontières extérieures, la Grèce doit surveiller 16 000 km de côtes et comporte 4 000 îles...

De manière tout à fait désordonnée, parfois de manière temporaire, plusieurs pays membres ont rétabli leurs frontières en 2015. C'est le cas de l'Allemagne, de la Hongrie, de l'Autriche, de la Slovénie, la Suède, la Norvège, du Danemark.

Le rétablissement des frontières en France a été décidé à l'occasion de la COP21 qui réunissait de nombreux chefs d'Etats à Paris en novembre 2015. Les attentats qui ont frappé le pays ont fourni une excuse supplémentaire permettant d'invoquer l'article 25 et 27 du code frontières Schengen, c'est à dire le rétablissement temporaire des frontières « en cas de menace grave pour l'ordre public ou la...

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Un coût non négligeable...

Plusieurs milliards d'euros dépensés pour rétablir les frontières intérieures, une menace fantasmée, la voie choisie par la France est clouée au pilori par le Parlement européen.

Frontière (basse) à Menton - Antoine Champagne - Reflets - Citation Reflets.info requise

La libre circulation des personnes et des biens prévues par la convention de Schengen, qui regroupe 26 pays de l'Union Européenne a pris un coup dans l'aile assez sérieux depuis 2015. L'afflux de migrants à la suite du "printemps arabe" en 2011, puis l'exode massif de Syriens en 2015 on conduit plusieurs Etats membres de l'Union à rétablir des frontières "intérieures". Jusque là, les frontières avaient été repoussées vers "l'extérieur" de l'Union. Cette situation a conduit certains Etats à devoir supporter un coût commun de la surveillance des frontières de l'Union. Sur les 7 700 kilomètres de frontière terrestre et 42 600 kilomètres de côtes formant les frontières extérieures, la Grèce doit surveiller 16 000 km de côtes et comporte 4 000 îles...

De manière tout à fait désordonnée, parfois de manière temporaire, plusieurs pays membres ont rétabli leurs frontières en 2015. C'est le cas de l'Allemagne, de la Hongrie, de l'Autriche, de la Slovénie, la Suède, la Norvège, du Danemark.

Le rétablissement des frontières en France a été décidé à l'occasion de la COP21 qui réunissait de nombreux chefs d'Etats à Paris en novembre 2015. Les attentats qui ont frappé le pays ont fourni une excuse supplémentaire permettant d'invoquer l'article 25 et 27 du code frontières Schengen, c'est à dire le rétablissement temporaire des frontières « en cas de menace grave pour l'ordre public ou la...

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